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Eros et Islam. La fable, la femme, la loi
Abdelouahed Houria
SEUIL
23,00 €
Épuisé
EAN :9782021586855
La religion est une affaire individuelle et privée qui " nécessite le respect au sein de la société civile. Mais elle ne doit aucunement être une obligation. Or, pour la majorité des musulmans, le passé n'est pas révolu : il demeure la source parfaite de la vie humaine et de l'Eternité. Et le califat des premiers fondateurs est une autre forme du califat de Mahomet comme représentant de Dieu. Par conséquent, les règnes, qui se sont succédé dans les pays arabo-musulmans, ne sont que des variantes du premier sens du califat. C'est dans ce cadre que l'on peut comprendre la condition de la femme, la menace qui pèse sur les innovateurs, la censure qui empêche la pensée et toute forme de créativité. Le ciel lui-même intervient pour soutenir le désir-plaisir de l'homme. L'angoisse de ce dernier devant le féminin s'est transformée en un désir d'écrasement du féminin. On peut ajouter que la vision monothéiste, qu'elle soit musulmane, chrétienne ou juive, a transformé le divin en un instrument de pouvoir. "
Résumé : Nous connaissons tous la folie de certains dirigeants arabes, adeptes des massacres de leurs peuples, et leur haine des libertés publiques. Mais aujourd'hui, l'Etat islamique, prônant la charia, affiche une barbarie qui dépasse l'imagination. Sa vocation consisterait à nettoyer la terre d'islam de tout ce qui nuirait à sa pureté. Et au nom de cette pureté, les pires crimes sont commis : assassinats, viols, massacres des masses, pillages, ventes des femmes aux enchères, destructions des sites archéologiques et historiques... La condamnation de l'altérité va de pair avec la désolation et la ruine. "La ruine, écrit Adonis, est ce qui désigne l'état actuel du monde arabe, un monde où l'on politise la religion et on sacralise la politique." Il est de la plus grande importance de réfléchir aujourd'hui sur le sens de cette ruine. C'est en tant qu'intellectuel engagé et poète qu'Adonis reprend des thèmes qu'il a abordés dans ses poèmes : la religion, la radicalisation, les attentats, l'échec du printemps arabe, la femme et la féminité, l'engagement de l'intellectuel, la poésie en temps de détresse... Ce livre d'entretiens permet de pousser plus loin la réflexion, en plongeant avec audace et liberté dans les profondeurs infernales de la culture arabe.
Le psychologue clinicien rencontre un réel défi face aux patients touchés par l'exclusion et la précarité. Celles-ci touchent a plusieurs sphères : économique, politique, sociale, juridique et psychopathologique. Le travail dit "de terrain" montre que les exclus ne constituent pas une catégorie homogène. Si l'homogénéité est une fiction ou une généralisation réductrice des singularités, il n'en demeure pas moins que le discours normatif les inclut dans le fait même de les exclure. La fracture du lien social rappelle douloureusement la définition même de l'exclusion : "interdire l'accès en fermant pour ainsi dire ; retrancher, renvoyer quelqu'un d'un corps, d'une assemblée, mettre hors, ôter l'accès, le droit de, empêcher" (Le Littré). Justement M. Foucault a pointé le fait que cette volonté d'empêcher l'accès à ... , de mettre hors de... - allait de pair avec "les dispositifs do normalisation" . Ceux-ci ont pour effet de marginaliser des parties de la société et de les précariser. A tel point que ces trois notions (exclusion, précarité, marginalisation) restent intimement liées. On porte de plus en plus de la fracture du lien, de la béance des dissociations et des fragmentations de la dynamique sociale, de l'adversité socio-économique qui accroît le malaise non seulement de l'individu mais des secteurs sociaux et sanitaires qui se trouvent menacés dans l'exercice de leurs missions de soins. Dans le champ de la clinique, on réfléchit sur le préjudice, le trauma et l'effet de l'exclusion sur la subjectivité du sujet, son narcissisme et son économie libidinale (sentiment de honte, solitude, perte de repères ...). Ainsi, le clinicien exerce sur une ligne de crête, lorsque le malaise social rencontre les processus intégratifs du sujet, ou lorsque la précarité sociale achoppe sur des problématiques psychopathologiques telles que : traumatisme, expériences agonistiques, dépression, etc. On peut se demander comment le clinicien peut-il travailler convenablement lorsque le manque a avoir achoppe sur le manque à être, lorsque le désastre social confronte à la blessure narcissique, lorsque les failles subjectives butent sur l'auto-conservatif.
Résumé : La question posée apparaît d'abord connue tragique. Les organisations internationales nous apprennent en effet qu'en 2001, près de 800 millions d'êtres humains ont vécu ou survécu en souffrant de la faim. Notre question vise le grand scandale de notre temps, la misère de populations immenses qui n'ont pas de quoi manger pour vivre. Le scandale se redouble du fait que les pays qui dominent la planète regorgent de ressources alimentaires. Et dans ces pays, test, depuis plusieurs décennies, la question de l'obésité qui prend un tour dramatique. Que manger, continent manger pour vivre ? Telle est la hantise autour de laquelle s'affairent les nutritionnistes et les psychiatres. L'industrie des régimes, à grand renfort de marketing, vient nourrir les névroses les plus sévères. On redécouvre par la boulimie la leçon des sinistres anorexies : la dimension humaine symbolique de l'acte de manger. Il ne faudrait pas, à répertorier et analyser toutes ces horreurs, oublier le plaisir, intime et social, que l'être humain trouve à manger, l'art riche et délicat de la cuisine, la merveilleuse diversité des manières de table. Tant il est vrai que l'homme ne mange pas seulement pour vivre, mais pour jouir de la vie.
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.
Résumé : Il s'agit de la réédition en un volume des trois tomes de l'ouvrage Soulages, L'Ouvre complet, Peintures ; t. 1 (1946-195) ; t. 2 (1959-1978) ; t. 3 (1979-1997), de Pierre Encrevé. Le volume reprend intégralement le texte qui accompagnait les reproductions des 1 174 toiles référencées du catalogue raisonné des peintures sur toile de Pierre Soulages. Cette édition est augmentée d'un nouveau chapitre consacré à la période 1997-2006, années durant lesquelles Soulages a peint plus de 130 nouvelles toiles dans un renouvellement continu de son travail. Ce texte retrace l'oeuvre de Soulages : l'analyse des toiles produites, les différentes techniques développées et leur évolution, ainsi que sa réception critique et sa diffusion nationale et internationale. Le texte est accompagné de 120 reproductions choisies pour illustrer les analyses proposées et offrir un panorama complet des peintures de Soulages. C'est l'étude la plus complète sur l'oeuvre de ce peintre majeur. Pierre Encrevé, professeur de linguistique à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est aussi le spécialiste incontesté de l'oeuvre de Soulages. Il publiera à l'automne 2007, au Seuil, des Entretiens avec le peintre dont il est un ami proche depuis trente ans.
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?