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Figures de l'exclusion
Abdelouahed Houria
MJW
22,00 €
Épuisé
EAN :9791090590731
Le psychologue clinicien rencontre un réel défi face aux patients touchés par l'exclusion et la précarité. Celles-ci touchent a plusieurs sphères : économique, politique, sociale, juridique et psychopathologique. Le travail dit "de terrain" montre que les exclus ne constituent pas une catégorie homogène. Si l'homogénéité est une fiction ou une généralisation réductrice des singularités, il n'en demeure pas moins que le discours normatif les inclut dans le fait même de les exclure. La fracture du lien social rappelle douloureusement la définition même de l'exclusion : "interdire l'accès en fermant pour ainsi dire ; retrancher, renvoyer quelqu'un d'un corps, d'une assemblée, mettre hors, ôter l'accès, le droit de, empêcher" (Le Littré). Justement M. Foucault a pointé le fait que cette volonté d'empêcher l'accès à ... , de mettre hors de... - allait de pair avec "les dispositifs do normalisation" . Ceux-ci ont pour effet de marginaliser des parties de la société et de les précariser. A tel point que ces trois notions (exclusion, précarité, marginalisation) restent intimement liées. On porte de plus en plus de la fracture du lien, de la béance des dissociations et des fragmentations de la dynamique sociale, de l'adversité socio-économique qui accroît le malaise non seulement de l'individu mais des secteurs sociaux et sanitaires qui se trouvent menacés dans l'exercice de leurs missions de soins. Dans le champ de la clinique, on réfléchit sur le préjudice, le trauma et l'effet de l'exclusion sur la subjectivité du sujet, son narcissisme et son économie libidinale (sentiment de honte, solitude, perte de repères ...). Ainsi, le clinicien exerce sur une ligne de crête, lorsque le malaise social rencontre les processus intégratifs du sujet, ou lorsque la précarité sociale achoppe sur des problématiques psychopathologiques telles que : traumatisme, expériences agonistiques, dépression, etc. On peut se demander comment le clinicien peut-il travailler convenablement lorsque le manque a avoir achoppe sur le manque à être, lorsque le désastre social confronte à la blessure narcissique, lorsque les failles subjectives butent sur l'auto-conservatif.
La religion est une affaire individuelle et privée qui " nécessite le respect au sein de la société civile. Mais elle ne doit aucunement être une obligation. Or, pour la majorité des musulmans, le passé n'est pas révolu : il demeure la source parfaite de la vie humaine et de l'Eternité. Et le califat des premiers fondateurs est une autre forme du califat de Mahomet comme représentant de Dieu. Par conséquent, les règnes, qui se sont succédé dans les pays arabo-musulmans, ne sont que des variantes du premier sens du califat. C'est dans ce cadre que l'on peut comprendre la condition de la femme, la menace qui pèse sur les innovateurs, la censure qui empêche la pensée et toute forme de créativité. Le ciel lui-même intervient pour soutenir le désir-plaisir de l'homme. L'angoisse de ce dernier devant le féminin s'est transformée en un désir d'écrasement du féminin. On peut ajouter que la vision monothéiste, qu'elle soit musulmane, chrétienne ou juive, a transformé le divin en un instrument de pouvoir. "
Résumé : La question posée apparaît d'abord connue tragique. Les organisations internationales nous apprennent en effet qu'en 2001, près de 800 millions d'êtres humains ont vécu ou survécu en souffrant de la faim. Notre question vise le grand scandale de notre temps, la misère de populations immenses qui n'ont pas de quoi manger pour vivre. Le scandale se redouble du fait que les pays qui dominent la planète regorgent de ressources alimentaires. Et dans ces pays, test, depuis plusieurs décennies, la question de l'obésité qui prend un tour dramatique. Que manger, continent manger pour vivre ? Telle est la hantise autour de laquelle s'affairent les nutritionnistes et les psychiatres. L'industrie des régimes, à grand renfort de marketing, vient nourrir les névroses les plus sévères. On redécouvre par la boulimie la leçon des sinistres anorexies : la dimension humaine symbolique de l'acte de manger. Il ne faudrait pas, à répertorier et analyser toutes ces horreurs, oublier le plaisir, intime et social, que l'être humain trouve à manger, l'art riche et délicat de la cuisine, la merveilleuse diversité des manières de table. Tant il est vrai que l'homme ne mange pas seulement pour vivre, mais pour jouir de la vie.
Le commerce non sédentaire est un phénomène omniprésent, qui prend de l'ampleur. Il s'exerce sous différentes facettes : du marché forain au commerce de rue en passant par le marché périodique et le commerce itinérant. Il anime le paysage tant urbain que rural, offre un service de proximité indéniable au client et restaure la convivialité disparue sous l'ère de la grande distribution. Ces spécificités lui permettent de reconquérir progressivement ses clients d'antan. Au Maroc, la mémoire collective véhicule hélas une idée négative sur ce type de commerce, malgré sa contribution à la création de l'emploi, de la valeur et à la dynamique commerciale. Les tentatives sporadiques et improvisées oscillant entre éradication et "réhabilitation" , synonyme de sédentarisation, n'ont pas réussi à mettre à niveau cette activité, alors qu'elle pourrait être un levier économique à l'instar des autres branches du commerce.
Essaouri Mohamed ; Mabrour Abdelouahed ; Sadiqui M
Quelles sont les influences qu'exercent les politiques linguistiques et éducatives suivies au Maroc, depuis plusieurs décennies, sur le statut de la langue française et sur les pratiques de classe au sein du système éducatif ? Les dispositifs pédagogiques conçus et mis en oeuvre sont-ils en adéquation avec la réalité des apprentissages visés ? Quelles difficultés rencontrent les différents acteurs pour proposer des modalités d'enseignement efficaces et adaptées aussi bien aux besoins du public ciblé qu'aux différents contextes de son enseignement/ apprentissage — du primaire à l'université en passant parle secondaire ? Cet ouvrage réunit des contributions qui proposent des éléments de réponse à ces questions et à bien d'autres encore. Chaque auteur, à sa manière et en fonction de l'approche qu'il adopte et du contexte qu'il interroge, tente d'apporter un éclairage sur la complexité de l'enseignement et de l'apprentissage d'une langue vivante dans un milieu plurilingue.
La trace est au commencement du processus de subjectivation. Réponse du Réel qui vient marquer l'être parce qu'il y a eu jouissance, elle est constitutive de l'existence même du sujet dont elle détermine la parole à venir et la structure. Prenant appui sur la clinique, cet ouvrage se penche sur la dimension originaire de cette trace présubjective où se noue primordialement le corps et la langue, et pose la question de son devenir. L'effacement de la trace dans un savoir qui ne reviendra pas est l'acte fondateur par lequel naît le sujet pourvu du trait unaire. Il y a cependant des vestiges de son existence et ses effets sont inoubliables. Des résidus de Réel peuvent faire retour, et au bord de la trace effacée, la lettre insiste. Mais la trace interroge encore d'autres destins, celui de l'autiste qui n'en est pas marqué, celui du sujet de la psychose qui ne peut l'effacer. Toute l'importance de la trace tient à ce qu'il ne peut en être retenu que le bord par où la coupure du signifiant s'est effectuée. Indissolublement liée à la perte et au vide, elle ne peut être l'objet d'aucune retrouvaille. Il y a là un incurable qui touche au Réel au fondement de l'éthique analytique.
Dans ce recueil de nouvelles, l'auteur, ancien psychiatre dans ces institutions, décrit le parcours de patients de l'hôpital psychiatrique, de pauvres hères pensionnaires d'un hospice départemental ou de résidents d'un foyer d'hébergement. Toutes les situations décrites ont été réelles, l'histoire des personnages est largement romancée. Michaël Guyader dénonce vivement les effets délétères sur ces êtres humains de leur placement dans ce qu'il convient d'appeler des circuits d'exclusion et du sadisme ordinaire le plus souvent exercé sous les oripeaux de la bien pensance et à l'aune de l'ordre moral. Il s'agit aussi pour lui de louer le génie relationnel de ceux qui soignent, prennent soin, font accueil à la détresse de leurs semblables. C'est là enfin un témoignage ému de l'aptitude qu'ont, tout exclus qu'ils soient, ceux qui sans relâche inventent des manières de vie digne dans des lieux qui sans ces créations pourraient n'être que des cimetières sans raison.
En amour, nous pensons être à l'abri de manipulations... la société est là pour s'en charger. L'auteur, ethnologue, enquête sur un événement qui provoque l'émotion dans ce village de nomades de la mer, les Badjos d'Indonésie. Il interroge les habitants, consulte les chamans, fini par découvrir une forme inhabituelle d'éthique, déterminante. Pourquoi cette société interdit-elle les désirs qui portent atteinte à l'ordre social, et malgré tout offre les moyens pour les réaliser ? Comment l'individu se retrouve-t-il ? Bientôt, à la fois les lettres de son amie et sa vie dans le village, le conduisent à une introspection : comment ne plus être complice des règles imposées par l'amour ? Lentement, l'ethnologue se fait explorateur du psychisme dans ces deux civilisations, si loin l'une de l'autre. Les conclusions de son enquête sont étonnantes. S'y révèle un chef-d'oeuvre de l'art badjo : celui de créer une société équilibrée et solidaire. Avec justesse, et non sans subjectivité, à travers des situations de la vie quotidienne, l'auteur réussit à nous transmettre l'âme de cette culture unique. L'ouvrage ouvre sur des questions, qui sont les nôtres : quelle place une société donne-t-elle aux contraintes de l'amour ? La conscience morale peut-elle cohabiter avec le vice et la tentation ? La magie avec le marivaudage ?