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Management inclusif du commerce de proximité non sédentaire au Maroc
Messaoudi Abdelouahed
L'HARMATTAN
29,50 €
Épuisé
EAN :9782343257242
Le commerce non sédentaire est un phénomène omniprésent, qui prend de l'ampleur. Il s'exerce sous différentes facettes : du marché forain au commerce de rue en passant par le marché périodique et le commerce itinérant. Il anime le paysage tant urbain que rural, offre un service de proximité indéniable au client et restaure la convivialité disparue sous l'ère de la grande distribution. Ces spécificités lui permettent de reconquérir progressivement ses clients d'antan. Au Maroc, la mémoire collective véhicule hélas une idée négative sur ce type de commerce, malgré sa contribution à la création de l'emploi, de la valeur et à la dynamique commerciale. Les tentatives sporadiques et improvisées oscillant entre éradication et "réhabilitation" , synonyme de sédentarisation, n'ont pas réussi à mettre à niveau cette activité, alors qu'elle pourrait être un levier économique à l'instar des autres branches du commerce.
L'école fait aujourd'hui face à l'omniprésence du numérique. Comment concilier le temps de l'apprentissage avec l'instantanéité ? Ahmed Messaoudi, fort de son expérience de proviseur, observe les tensions : troubles du sommeil, santé mentale, cyberharcèlement, défis de concentration. Il analyse la collision entre les rythmes biologiques des élèves et le temps algorithmique qui façonne leur quotidien. Loin des solutions faciles, ce livre propose de repenser l'école. Il explore les angles morts de la révolution numérique (impact écologique, économie de l'attention) et la dépossession silencieuse de la pensée. Ni technophobe ni technophile, cet ouvrage est une invitation à refonder une école profondément humaine. Un lieu de lien, de lenteur assumée, de pensée critique et d'empathie. Une école où l'on apprend à maîtriser les outils numériques tout en cultivant l'autonomie et la présence authentique. Une réflexion essentielle pour l'éducation à l'ère de l'intelligence artificielle.
Devant la montée de l'intégrisme en Algérie, des femmes se sont levées pour lutter contre l'instauration de lois jugées iniques. Parmi elles, Khafida Messaoudi. Depuis deux ans, elle vit dans la clandestinité. Condamnée à mort par le FIS, elle a cependant choisi de rester en Algérie. Constamment obligée de se cacher, et de masquer sa véritable identité - et ce dans son propre pays! - elle risque chaque jour sa vie pour améliorer le sort des Algériennes. Leader du mouvement féministe et démocrate algérien, Khafida Messaoudi fait le récit de sa vie et de ses engagements. Elle apporte ainsi un témoignage passionnant sur l'histoire de l'Algérie indépendante et démontre qu'il n'y a qu'une réponse à opposer aux islamistes: la résistance.
Les Cahiers de Linguistique, qui poursuivent le travail éditorial entrepris depuis 1972 par les Cahiers de l'Institut de Linguistique de Louvain, sont désormais plus spécifiquement consacrés à l'étude des rapports entre une langue dans sa variation le français et la société ou, plutôt, les sociétés où elle est employée, dans des contextes toujours plurilingues.
Les douze enseignantes assassinées par les islamistes en 1997 à Sidi Bel Abbès sont les collègues de Lamia. Leur seul tort est d'être des femmes et de croire en l'école de la République. Echappée miraculeusement à ce massacre, Lamia n'arrive pas à faire le deuil de ses amies. Obsédée par le souvenir de leur massacre, écrasée par la honte et la culpabilité de leur survivre, elle ne pense qu'à les venger ou, à défaut, honorer leur mémoire. Mais face à la terreur qui se dresse devant elle de toutes part, elle finit par quitter le pays avec, dans sa tête, la décision ferme de faire de sa vie un défi à l'islamisme. Ecrit à partir d'un fait réel, ce roman mêle avec élégance et lucidité trois sujets essentiels de notre temps : l'islamisme ; la condition de la femme dans le monde moderne ; l'immigration. Sur des sujets aussi sensibles, Myassa Messaoudi nous propose une réflexion audacieuse, intransigeante et sincère.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.