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Le saint (?) et le sauvage (?). Pierre Chanel et Musumusu (1837-1841)
Abbal Odon
L'HARMATTAN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782343221106
Tout sépare Pierre Chanel, jeune paysan bressan qui se voue au sacerdoce avant de devenir missionnaire, et le guerrier futunien Musumusu, insulaire polythéiste profondément ancré dans ses traditions et ses coutumes. Pourtant, durant une brève période de quatre années, ces deux hommes au parcours opposé vont cohabiter avant que l'irréparable ne se produise. Pierre Chanel tombe sous les coups d'herminette assénés par Musumusu le 28 avril 1841. Il devient le premier martyr du Pacifique. Pourquoi ce drame intervenu sur une île isolée appelée encore aujourd'hui "l'enfant perdu" a-t-il eu lieu ? Le fait témoigne à la fois du dynamisme d'une Eglise agissante soucieuse d'évangéliser les populations autochtones livrées au paganisme mais aussi a contrario, de la résistance des insulaires à ce qu'il faut bien considérer comme une intrusion cultuelle et culturelle. Pourquoi réécrire une telle histoire ? Il ne s'agit pas de remettre en cause ou de juger des prosélytes prêts à sauver des âmes perdues d'outre-mer, ni de faire l'apologie de celui qui a fait couler le sang, mais de replacer les faits dans leur contexte, d'expliquer des attitudes et tout en évitant la tentation des "simplismes", de renoncer au manichéisme qui sous-tend toute histoire hagiographique. En un mot, rendre à chacun sa pleine humanité faite de qualités et de défauts, représentative d'une culture qui en conditionne les réactions et les comportements : avant d'être saint (? ) ou sauvage (? ) Pierre Chanel et Musumusu étaient bien les représentants de deux cultures appelées à s'affronter.
Résumé : La compréhension du Japon contemporain s'appuie sur la connaissance des années essentielles qui ont précédé la Première Guerre mondiale. On a voulu mieux lier la " révolution Meiji " au destin historique du pays et à son entrée fracassante dans l'histoire du monde. Contraint d'inventer un syncrétisme propre à assurer la survie de son identité tout en lui permettant de prétendre à l'égalité avec l'Occident, le Japon impose à ce dernier une réussite gênante. En effet, non seulement il se taille un empire en Asie, mais il conquiert l'alliance anglaise et bat les Russes en 1905. En 1914, il choisit par intérêt bien compris le camp de l'entente pour mieux effacer l'Allemagne du champ asiatique. Du coup, Meiji, qui s'acheminait contre toute attente vers une sorte de parlementarisme - les fondateurs ne le souhaitaient guère -, évolue après la guerre vers un régime encore plus national et encore plus militaire. Pas de contradiction pourtant avec les idéaux et les principes qui ont animé la restauration de 1868. Mais la dérive martiale et agressive s'accélère et s'exacerbe au rythme des crises qui secouent le monde et l'archipel : volonté américaine de domination du Pacifique ; crise économique des années 30 ; incertitude politique des gouvernements en place ; besoins nationaux propres, tant du point de vue démographique que du point de vue économique. Dans son originalité le Japon offre une vision asiatique de ces problèmes. Son ambition, trop précoce, échoue dans la folle guerre du Pacifique. Les 77 ans d'histoire qui s'écoulent entre 1868 et 1945 ont tracé tous les profils de la grande puissance d'aujourd'hui : les formes de la vie politique, très largement inspirées de la vie traditionnelle des clans originels ; les fondements de la puissance économique, bâtis sur la connivence des besoins de l'État et des intérêts des entrepreneurs ; l'originalité de la question sociale, tout en proposant la palette complète des luttes idéologiques, n'a pas permis d'aboutir à une remise en cause fondamentale de la tradition nationale ; la spécificité des expressions culturelles qui font encore du Japon un mystère entretenu pour l'Occidental. Au point, paradoxe, de devenir lui-même le modèle, lui qui avait fondé tout le pari de sa survie sur l'imitation du " barbare ".
Résumé : La paroisse, institution multiséculaire défi nie par le droit canonique, est une réalité en évolution. Si elle est généralement territoriale, son rapport au territoire est soumis aux conditions de prise en charge pastorale de la communauté de fidèles ainsi érigée. Au milieu du XXe siècle, le maillage du réseau paroissial, hérité d'une longue histoire, s'est révélé inadapté à la mission de l'Eglise. Les aménagements pastoraux engagés dans les 93 diocèses de la France métropolitaine se traduisent par une extension des territoires paroissiaux, qui se poursuit sous l'effet de la diminution du nombre de prêtres mais aussi de fidèles. Considérer que l'extension du maillage ne peut être l'unique réponse à la crise affectant le catholicisme dans une société moderne, marquée par la mobilité, conduit à rechercher selon la conceptualité canonique, une autre territorialité de la paroisse que celle du quadrillage strict. Cette recherche a été entreprise selon une double approche en prenant en considération successivement le ministère et la communauté. Déterminer qui gouverne et sur quel territoire dans six diocèses, choisis pour leur diversité, montre qu'au gouvernement de la paroisse par le seul curé s'est substituée une nouvelle division du travail entre le prêtre et les laïcs en responsabilité, selon le concept de gouvernance. En prenant en compte l'apport des sciences humaines et la description théologique du lieu ecclésial, cette recherche amène à réaffirmer la nécessité d'une détermination territoriale pour le maintien de la catholicité de la communauté. Mais elle conduit aussi à considérer l'intérêt pour la paroisse de passer de la figure de "l'enclos" à celle du "pôle de vie ecclésiale".
Les prisonniers de guerre français de la Grande Guerre sont les grands oubliés de la littérature française et de la production éditoriale de ces dernières années. Ce livre, très bien documenté, et avec de nombreuses photographies, raconte la vie des prisonniers dans le grand camp de Friedrichsfeld, près de Wesel, en Allemagne.
Ecrivain populaire en son temps, administrateur colonial de haut rang réputé, Aylic Marin de son vrai nom Edouard Petit, publie dans une maison d'édition à petit prix, en 1888, le récit de ses missions en Océanie, accomplies alors qu'il était jeune officier de marine. Chacune de ses escales est l'occasion de décrire, avec ses yeux d'Occidental, les îles qui jalonnent son parcours ; les Fiji, les Samoa, Tonga et la plupart des archipels sous contrôle français, notamment Les Marquises. Comme la plupart de ses contemporains connaisseurs des lieux, il porte un regard critique et qui n'est pas toujours bienveillant sur les populations locales, mais aussi sur les rivaux coloniaux de la France, qu'ils soient allemands, américains ou britanniques. Son ouvrage bien oublié aujourd'hui, bien écrit et facile d'accès, est une invite à des promenades dans des terres jugées paradisiaques, mais c'est aussi un livre reflet des préjugés du temps sur les habitants du Pacifique et des attentes du projet colonial français dans la région.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.