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Paroisse et territorialité dans le contexte français
Abbal Elisabeth ; Borras Alphonse
CERF
35,00 €
Épuisé
EAN :9782204105644
La paroisse, institution multiséculaire défi nie par le droit canonique, est une réalité en évolution. Si elle est généralement territoriale, son rapport au territoire est soumis aux conditions de prise en charge pastorale de la communauté de fidèles ainsi érigée. Au milieu du XXe siècle, le maillage du réseau paroissial, hérité d'une longue histoire, s'est révélé inadapté à la mission de l'Eglise. Les aménagements pastoraux engagés dans les 93 diocèses de la France métropolitaine se traduisent par une extension des territoires paroissiaux, qui se poursuit sous l'effet de la diminution du nombre de prêtres mais aussi de fidèles. Considérer que l'extension du maillage ne peut être l'unique réponse à la crise affectant le catholicisme dans une société moderne, marquée par la mobilité, conduit à rechercher selon la conceptualité canonique, une autre territorialité de la paroisse que celle du quadrillage strict. Cette recherche a été entreprise selon une double approche en prenant en considération successivement le ministère et la communauté. Déterminer qui gouverne et sur quel territoire dans six diocèses, choisis pour leur diversité, montre qu'au gouvernement de la paroisse par le seul curé s'est substituée une nouvelle division du travail entre le prêtre et les laïcs en responsabilité, selon le concept de gouvernance. En prenant en compte l'apport des sciences humaines et la description théologique du lieu ecclésial, cette recherche amène à réaffirmer la nécessité d'une détermination territoriale pour le maintien de la catholicité de la communauté. Mais elle conduit aussi à considérer l'intérêt pour la paroisse de passer de la figure de "l'enclos" à celle du "pôle de vie ecclésiale".
Résumé : Abbas, photographe de l'agence Magnum Photos célèbre dans cet ouvrage le monde de l'hindouisme, de ses rites anciens à ses pratiques contemporaines. Il livre le fruit de plus de deux ans de voyage, de 2011 à 2013 : des photographies prises en Inde, au Népal, au Sri Lanka et en Indonésie. 147 images fascinantes témoignent de ce qu'est l'hindouisme aujourd'hui, des rites ancestraux du feu et de la terre à la vie moderne, aussi bien dans les villes que dans les campagnes. Ces photographies sont accompagnées de légendes explicatives et d'extraits du journal du photographe relatant son périple. Le livre offre également une sélection de photographies en couleur car, comme le confesse Abbas lui-même, "la couleur est une tentation à laquelle [il n'a] pas su résister".
Années 20, années folles. La fin de la guerre a provoqué un tourbillon de refus et de rejets d'une guerre dont on mesure de moins en moins l'effet terrible, refus et rejets exprimés par une véritable frénésie de la vie. Elle a aussi totalement impliqué la France dans le développement du monde moderne. La société change en acceptant de nouveaux venus et en accordant aux femmes - non sans réticences - une place différente. L'espace et le temps prennent les dimensions nouvelles que leur donnent l'avion, l'auto et la radio. La France se dote également, en dépit d'archaïsmes structurels, d'équipements performants qui lui permettent, avec une monnaie très concurrentielle, au moins jusqu'en 1926, de réaliser le taux de croissance le plus élevé du monde occidental. Enfin, à la veille de la crise de 1929, dont on peut apercevoir les linéaments précoces, la République a réussi à contenir les contestations des extrêmes et sa diplomatie esquisse les contours d'une Europe intégrée. Au total, c'est un véritable laboratoire de modernité qu'offre l'étude de cette décennie, décisive à bien des égards pour la compréhension de la France contemporaine.
Résumé : La compréhension du Japon contemporain s'appuie sur la connaissance des années essentielles qui ont précédé la Première Guerre mondiale. On a voulu mieux lier la " révolution Meiji " au destin historique du pays et à son entrée fracassante dans l'histoire du monde. Contraint d'inventer un syncrétisme propre à assurer la survie de son identité tout en lui permettant de prétendre à l'égalité avec l'Occident, le Japon impose à ce dernier une réussite gênante. En effet, non seulement il se taille un empire en Asie, mais il conquiert l'alliance anglaise et bat les Russes en 1905. En 1914, il choisit par intérêt bien compris le camp de l'entente pour mieux effacer l'Allemagne du champ asiatique. Du coup, Meiji, qui s'acheminait contre toute attente vers une sorte de parlementarisme - les fondateurs ne le souhaitaient guère -, évolue après la guerre vers un régime encore plus national et encore plus militaire. Pas de contradiction pourtant avec les idéaux et les principes qui ont animé la restauration de 1868. Mais la dérive martiale et agressive s'accélère et s'exacerbe au rythme des crises qui secouent le monde et l'archipel : volonté américaine de domination du Pacifique ; crise économique des années 30 ; incertitude politique des gouvernements en place ; besoins nationaux propres, tant du point de vue démographique que du point de vue économique. Dans son originalité le Japon offre une vision asiatique de ces problèmes. Son ambition, trop précoce, échoue dans la folle guerre du Pacifique. Les 77 ans d'histoire qui s'écoulent entre 1868 et 1945 ont tracé tous les profils de la grande puissance d'aujourd'hui : les formes de la vie politique, très largement inspirées de la vie traditionnelle des clans originels ; les fondements de la puissance économique, bâtis sur la connivence des besoins de l'État et des intérêts des entrepreneurs ; l'originalité de la question sociale, tout en proposant la palette complète des luttes idéologiques, n'a pas permis d'aboutir à une remise en cause fondamentale de la tradition nationale ; la spécificité des expressions culturelles qui font encore du Japon un mystère entretenu pour l'Occidental. Au point, paradoxe, de devenir lui-même le modèle, lui qui avait fondé tout le pari de sa survie sur l'imitation du " barbare ".
Sur le site du centenaire de la Grande Guerre, à la page consacrée à l'image des prisonniers en France, l'auteur anonyme a écrit : "Si de très nombreux romans paraissent très tôt pour évoquer la guerre, à notre connaissance un seul roman décrit la captivité. Il s'agit d'Axelle de Pierre Benoit ; le livre est publié en 1928, mais reste marginal". Tout cela est vrai et faux à la fois, le prisonnier apparaît bien dans la littérature d'après-guerre dans d'autres ouvrages signés par des auteurs reconnus, mais qui restent peu nombreux. Reprenant le contexte culturel, l'auteur s'interroge sur les raisons de ce silence et retrace l'image du captif telle qu'elle apparaît sous la plume des romanciers. La fiction rend-elle justice à ceux qui furent oubliés dans leur temps ?
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.