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La mesure du monde. Représentations de l'espace au Moyen Age
Zumthor Paul
SEUIL
33,50 €
Épuisé
EAN :9782021180824
La perception que nous avons de l'espace ne constitue pas tout à fait une donnée naturelle. Elle est fortement influencée par notre environnement culturel. A l'espace homogène que nous percevons aujourd'hui, où seules varient les distances, s'oppose l'espace hétérogène du Moyen Age, senti comme de nature différente selon qu'il est proche ou lointain. De cette distinction, illustrée par les arts figuratifs, la cartographie, la littérature, le langage même, découlent des conséquences qui embrassent notre civilisation entière : celle-ci, en dix siècles, glisse d'un modèle à l'autre, au prix d'un bouleversement de ses valeurs sensorielles et symboliques. Paul Zumthor retrace cette histoire de quatre points de vue convergents : par rapport à l'idée de "lieu" et de stabilité, à celle de "dimension" et de mouvement, à celle d'inconnu désirable et de "découverte", enfin dans les représentations imagées. Le moment critique, où l'on bascule du monde ancien à la modernité, n'est pas identique dans ces diverses perspectives. Du moins une période tournante se dessine-t-elle entre 1450 et 1550 : emblématiquement, l'équipée de Christophe Colomb en marque le centre.
L'Essai de poétique médiévale (1972) et Langue, texte, énigme (1975) replaçaient l'étude du Moyen Age dans la perspective des théories modernes de la littérature. Paul Zumthor aborde à présent du même biais, pour l'époque-charnière qui inaugure la Renaissance (1470-1520) et dans cette génération qui élabore notre première "littérature" proprement dite, le groupe de poètes connus comme les Grands Rhétoriqueurs. Remplissant un rôle social qui les asservit aux princes, leurs patrons, ils s'efforcent de rompre, de l'intérieur, ce lien ; et comment ? Par la manipulation du langage même. D'où la subtilité de leur versification, la complexité des jeux de sons et de mots, la recherche des images rares, qui font triompher dans le discours l'équivoque, la pluralité des significations et abolissent jusqu'à la convention apparente des thèmes. De là aussi que ces héritiers d'une tradition du Moyen Age, qu'ils désarticulent par ironie ou parodie, sont les lointains précurseurs de toutes les tentatives les plus récentes de déconstruction du langage : ils offrent au lecteur de notre temps un terme de référence, illustrant l'ensemble des questions pratiques et théoriques que pose le fait d'écriture, encore aujourd'hui. La tentative, certes, fut sans lendemain immédiat : mais nous pouvons désormais lire qu'elle marqua ce qui est à tous les niveaux un moment crucial de l'histoire.
Tenter une description systématique de la poésie médiévale en vue de l'intégrer à une Poétique générale où elle trouverait sa place spécifique - tel est le dessein que poursuit ici Paul Zumthor. Une première partie, théorique, pose les problèmes spécifiques de la "poéticité" médiévale : transmission orale, anonymat, "mouvance" des textes. L'auteur aborde ensuite de manière -descriptive et analytique les "modèles d'écriture" , qui ne sont pas seulement des genres au sens classique du terme, mais de véritables types de discours : le grand chant courtois, les débuts du roman épique, les "jeux" qui sont à l'origine de notre théâtre. Le travail de Paul Zumthor met au jour la modernité de ce domaine si ancien, en dégageant cette idée-force que l'objet essentiel du discours médiéval n'est rien d'autre que ce discours lui-même, qui se fascine et se réjouit de son propre jeu. C'est ce que l'auteur appelle la circularité du Chant.
Enfants d'une époque lettrée, nous avons oublié jusqu'à l'existence de la voix - qui, pourtant, n'a pas cessé d'agir à travers nous. La "littérature" médiévale fut l'oeuvre de la voix, non de la lettre: ce n'était donc pas une "littérature", encore moins une "écriture" ou un "texte". Paul Zumthor explore ici les causes et les effets de cette situation à travers tout l'Occident médiéval, de l'Espagne à la Germanie, du IXe au XVe siècle. Synthèse de travaux activement menés depuis plusieurs décennies, cet ouvrage pourrait bien bouleverser l'image que la culture européenne se fait de son propre passé. Aux lecteurs attentifs, il offre en outre une vision renouvelée, et comme "distanciée", de leur identité présente: il leur permet de se voir du dehors, et de découvrir le sens de l'Histoire là où ils croyaient avoir affaire à des lois de nature. Il les invite enfin à imaginer ce que pourrait être une civilisation de la théâtralité généralisée.
On sait l'enrichissement qu'ont apporté, sur le plan théorique, à l'ensemble des sciences de l'homme, les études consacrées à des cultures éloignées de nous dans l'espace ou dans le temps. Remonter le cours des siècles ne permet-il pas souvent de découvrir des sites d'où le paysage entier de notre propre univers accuse ses reliefs et se remet en place de façon inattendue, apte à nous en faire percevoir telles formes cachées, voire tel principe d'unité ? Avec ce nouveau livre, Paul Zumthor a choisi dans la littérature médiévale, pour illustrer cette possibilité, quatre questions, à première vue marginales, en fait exemplaires. Les jeux de mots : germes de la littérature dans la langue. La rhétorique : non pas inventaire abstrus, mais code d'engendrement. L'émergence du je : qui n'est pas, en littérature, de tout temps. Frontières du récit : fictif et factuel, littéral ou allégorique, narratif ou lyrique. Au-delà de la matière médiévale se dresse une problématique actuelle parce qu'universelle : celle des lois de l'écriture.
Résumé : Il s'agit de la réédition en un volume des trois tomes de l'ouvrage Soulages, L'Ouvre complet, Peintures ; t. 1 (1946-195) ; t. 2 (1959-1978) ; t. 3 (1979-1997), de Pierre Encrevé. Le volume reprend intégralement le texte qui accompagnait les reproductions des 1 174 toiles référencées du catalogue raisonné des peintures sur toile de Pierre Soulages. Cette édition est augmentée d'un nouveau chapitre consacré à la période 1997-2006, années durant lesquelles Soulages a peint plus de 130 nouvelles toiles dans un renouvellement continu de son travail. Ce texte retrace l'oeuvre de Soulages : l'analyse des toiles produites, les différentes techniques développées et leur évolution, ainsi que sa réception critique et sa diffusion nationale et internationale. Le texte est accompagné de 120 reproductions choisies pour illustrer les analyses proposées et offrir un panorama complet des peintures de Soulages. C'est l'étude la plus complète sur l'oeuvre de ce peintre majeur. Pierre Encrevé, professeur de linguistique à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est aussi le spécialiste incontesté de l'oeuvre de Soulages. Il publiera à l'automne 2007, au Seuil, des Entretiens avec le peintre dont il est un ami proche depuis trente ans.
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.