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La lettre et la voix . De la "littérature" médiévale
Zumthor Paul
SEUIL
30,40 €
Épuisé
EAN :9782020095464
Enfants d'une époque lettrée, nous avons oublié jusqu'à l'existence de la voix - qui, pourtant, n'a pas cessé d'agir à travers nous. La "littérature" médiévale fut l'oeuvre de la voix, non de la lettre: ce n'était donc pas une "littérature", encore moins une "écriture" ou un "texte". Paul Zumthor explore ici les causes et les effets de cette situation à travers tout l'Occident médiéval, de l'Espagne à la Germanie, du IXe au XVe siècle. Synthèse de travaux activement menés depuis plusieurs décennies, cet ouvrage pourrait bien bouleverser l'image que la culture européenne se fait de son propre passé. Aux lecteurs attentifs, il offre en outre une vision renouvelée, et comme "distanciée", de leur identité présente: il leur permet de se voir du dehors, et de découvrir le sens de l'Histoire là où ils croyaient avoir affaire à des lois de nature. Il les invite enfin à imaginer ce que pourrait être une civilisation de la théâtralité généralisée.
Le destin de Guillaume le Conquérant (1027-1087), bâtard devenu duc de Normandie et roi d?Angleterre, est exceptionnel. Son ?uvre de conquérant, de bâtisseur, de réformateur de l?Église a laissé une empreinte extrêmement forte sur son époque. Homme dur, grand fauve parmi les grands fauves, Guillaume a créé un « monde nouveau », de paix et de prospérité. Le grand médiéviste Paul Zumthor s?est attaché ici à le décrire avec un grand sens de l?humain et avec de fécondes perspectives sur la civilisation du XIe siècle, qui font de ce livre un classique de l?Histoire.
L'Essai de poétique médiévale (1972) et Langue, texte, énigme (1975) replaçaient l'étude du Moyen Age dans la perspective des théories modernes de la littérature. Paul Zumthor aborde à présent du même biais, pour l'époque-charnière qui inaugure la Renaissance (1470-1520) et dans cette génération qui élabore notre première "littérature" proprement dite, le groupe de poètes connus comme les Grands Rhétoriqueurs. Remplissant un rôle social qui les asservit aux princes, leurs patrons, ils s'efforcent de rompre, de l'intérieur, ce lien ; et comment ? Par la manipulation du langage même. D'où la subtilité de leur versification, la complexité des jeux de sons et de mots, la recherche des images rares, qui font triompher dans le discours l'équivoque, la pluralité des significations et abolissent jusqu'à la convention apparente des thèmes. De là aussi que ces héritiers d'une tradition du Moyen Age, qu'ils désarticulent par ironie ou parodie, sont les lointains précurseurs de toutes les tentatives les plus récentes de déconstruction du langage : ils offrent au lecteur de notre temps un terme de référence, illustrant l'ensemble des questions pratiques et théoriques que pose le fait d'écriture, encore aujourd'hui. La tentative, certes, fut sans lendemain immédiat : mais nous pouvons désormais lire qu'elle marqua ce qui est à tous les niveaux un moment crucial de l'histoire.
Le XVIIe siècle, le "Siècle d'or" des Provinces-Unies marque le triomphe d'une nation faite de tous les contrastes. Ici, la terre s'unit à la mer ; le capitalisme le plus audacieux se greffe sur les traditions médiévales ; l'austère morale rigoriste cède la place, le temps d'une kermesse, à de rudes débordements ; le culte des vertus domestiques préside à l'éclosion de chefs-d'oeuvre artistiques. Née de la mer, cette nation est un pays de commerçants. De vastes horizons s'ouvrent aux grandes compagnies, en particulier la Compagnie des Indes, et leur rayonnement s'étend des îles de la Sonde aux Amériques en passant par la Chine et l'Inde... Des villes affairées, parcourues de canaux, des prédicateurs, des guildes prospères, des bourgeois satisfaits, c'est toute la Hollande peinte par Rembrandt qui revit sous la plume de Paul Zumthor. Les visiteurs d'alors, comme les lecteurs d'aujourd'hui, s'étonnent de l'équilibre unique que cette société réalise entre la liberté, la tolérance et la prospérité. Paul Zumthor Né à Genève, élevé à Paris, spécialiste de la civilisation etde la littérature médiévales, Paul Zumthor a été longtemps professeur à l'université Amsterdam.
Le livre du Bonheur rassemble en fait deux écrits de Marcelle Auclair, publiés en 1938 et et en 1951: Le Bonheur est en vous et La pratique du Bonheur. Le second est, à la demande des lecteurs et surtout des lectrices du premier, une suite du précédent. M. Auclair les réunit en 1959. Il s?agit, sous la forme de chapitres extrêmement brefs (une page, une page et demie, deux pages?), de conseils très pratiques, avec de nombreux exemples à l?appui, pour accéder au bonheur. Car M. Auclair prétend que le bonheur relève d?une « science », et que faute de cette science, beaucoup de gens sont inutilement malheureux. En fait, en lisant, on s?en rend compte rapidement: le livre est un des premiers ? et des meilleurs ? exemples de « pensée positive ». L?idée de base est que la pensée crée, la parole crée. Elles « forment des vibrations toutes puissantes ». Penser joie, amour, paix?, cela donne la joie, l?amour, la paix. Penser que personne ne vous aime est la meilleure façon d?arriver à ce sort malheureux. Si on voulait être méchant, on dirait que Marcelle Auclair, c?est du Dr Coué. C?est en partie vrai. Mais sa culture, sa vivacité, son intelligence vont bien plus profond que les aphorismes superficiels et grossiers de Coué. Ou encore, son côté Coué est transcendé par sa finesse, et ses exemples pris dans la vie courante. Au total, on aime ou on n?aime pas, mais le livre a gardé une incroyable jeunesse: il aurait pu avoir été écrit dans les années 90. Un livre sur le bonheur basé sur la pensée positive, avec des conseils pratiques et de nombreux exemples pour y parvenir, étoffé de nombreuses illustrations. L?ouvrage se voit aujourd?hui étoffé d?illustrations en couleurs
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".