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Traité de l'essence. Une approche systémique du problème
Zubiri Xavier ; Dal Corno Léonel ; Secretan Philib
L'HARMATTAN
36,50 €
Épuisé
EAN :9782296065451
Le Traité de l'essence de Xavier Zubiri (1898-1983) est présenté ici pour la première fois en français. Un ouvrage sur l'essence, en ces temps où l'on annonce la mort de la métaphysique, est un événement. Par l'ampleur de ses connaissances et la profondeur de ses analyses, X. Zubiri s'est placé au premier rang des philosophes espagnols. Certes, la question de l'être et du sens de l'être se fait insistante, mais les réponses ne sont pas satisfaisantes. Finalement, après des siècles nominalistes de négation de la réalité essentielle, nous devons non pas comme Aristote remonter des fondements ontologiques à l'essence, mais redescendre d'une compréhension renouvelée de l'essence vers le fondement de l'être. Pour montrer que l'essence est un moment structurel du réel, Zubiri dut forger les concepts conformés aux analyses longuement éprouvées de l'essence. Qu'est-ce qui est essentiable et qu'est-ce qui est essentié? Quelle est l'unité structurelle de l'essence? Les qualités essentielles sont minutieusement décrites. Elles sont toutes dans des relations réciproques, elles font constitution et de ce fait sont immuables. Mais pour nous, autrement que pour Aristote, les essences ne sont plus éternelles. Une théorie de l'essence a aujourd'hui la tâche urgente de préciser la genèse de nouvelles essences, et non seulement de celles qui, par génération, appartiennent à la même espèce. Zubiri ouvre de remarquables perspectives sur la stratification des essences: minérales, vivantes, humaines. L'essence est un moment fondateur de la substantivité, de totalités d'êtres individuels et toujours concrets.
Zubiri Xavier ; Nicolas Juan-A ; Secretan Philiber
Xavier Zubiri reprend la difficile et décisive question: Qu'est-ce que la vérité?, en dépassant tant la thèse antique de l'adéquation que les diverses formes, rationaliste et idéaliste, d'une vérité qui aurait son principe dans la pensée. Et par delà Descartes et Heidegger, il cherche un fondement si radical et si originaire de la vérité qu'elle ne saurait être entachée des erreurs du jugement et du raisonnement. La "vérité réelle" dont traite Zubiri est la vérité de la chose elle-même; elle s'impose à nous et ce n'est pas nous qui la constituons par la pensée. A mille lieues d'une philosophie qui préconise une thèse de vérité, une vérité "attribuée" à la chose par le sujet ou la conscience, Zubiri élabore une philosophie du pouvoir du réel. C'est ce pouvoir ou cette puissance d'imposition qui s'actualise dans l'intelligence sous forme de vérité et qui fonde une "relation" ou un lien de caractère éminemment religieuxUne post-face de Juan A. Nicolas situe très explicitement la position de Zubiri dans les recherches les plus récentes sur la vérité. L'Homme et la vérité fait suite à l'Introduction à la pensée de X. Zubiri et à Sur le problème de la philosophie, publiés l'an dernier chez le même éditeur et sera suivi de Cinq leçons de philosophiePhilibert Secretan a publié quelques ouvrages, dont Le Pouvoir et le Salut (L'Harmattan) et a traduit de l'allemand de nombreux philosophes contemporains (Edith Stein, R. Ingarden, E. Przywara, K. Barth, L. Kolakowski). Il s'applique actuellement à faire connaître en France la pensée de X. Zubiri. Les auteurs qu'il choisit de traduire relèvent tous le défi de conjoindre une exigence intellectuelle rigoureuse à une authentique élévation spirituelle, dans la tradition du christianisme
Zubiri Xavier ; Dal Corno Léonel ; Secretan Philib
Naturaleza, Historia, Dios de Xavier Zubiri (1898-1983), désormais en français, fut publié pour la première fois en 1944. Il réunit une série d'études couvrant la période 1932-1944, réparties autour de trois grands thèmes : réalité, science et philosophie - la philosophie dans son histoire - nature, histoire. Dieu (d'où le titre). Ces études correspondent à une époque de la vie intellectuelle de l'auteur, dont la réflexion philosophique présente une inspiration commune : la philosophie des choses, marquée par la phénoménologie. La phénoménologie avait représenté pour Zubiri le " grand retournement du psychique vers les choses elles-mêmes ", la " libération de la philosophie de l'esclavage de la psychologie ou de la science ". Bien que son influence ait été forte, la réflexion personnelle de l'auteur prit, à l'intérieur de cette inspiration. une tournure particulière. Pour la phénoménologie, les choses étaient le corrélat objectif et idéal de la conscience. Pour Zubiri, les choses ne sont pas simplement des objectivités, mais des choses dotées d'une structure entitative propre. Cette investigation sur les choses. qui s'appelait à l'époque indifféremment ontologie ou métaphysique, va donc suivre un autre chemin : construire une logique de la réalité où l'être, à la différence de Heidegger. est t'ondé sur la Réalité. Ses idées acquièrent ainsi un développement qui va en-deçà de toute de toute ontologie, et déboucheront plus tard sur une nouvelle métaphysique, exposée magistralement dans le Traité de l'essence (1962). la Structure dynamique de la réalité (1968 ; 1989), et la trilogie : Intelligence sentante (1980). Intelligence et Logos (1982), Intelligence et Raison (1989). Tous ces ouvrages sont désormais disponibles en français chez L'Harmattan. Ce livre est toutefois essentiel pour comprendre la genèse de la philosophie de Xavier Zubiri.
Intelligence et Réalité est le premier volume d'une Trilogie dont le titre général est L'intelligence sentante. Ces titres associent d'emblée des notions-clefs de la philosophie zubirienne. Intelligence sentante signifie que l'intelligence ne doit en aucun cas être coupée des sens, et que c'est le contact uniment sensible et intellectif avec la Réalité qui assure l'intelligence d'être dans le vrai. Contre l'idéalisme fondé sur la césure entre la pensée et la sensation, et contre le réalisme naïf qui fait précéder l'intelligence d'une prise de contact purement sensible avec les choses dites réelles, Zubiri confère aux sens une dignité intellective proprement humaine, qui les distingue on ne peut plus nettement des réactions animales aux stimuli externes. Intelligence sentante, mais du même coup, sensibilité intelligente. Une récente étude de Victor Tirado sur Husserl et Zubiri montre d'une manière convaincante que le réalisme zubirien est véritablement le pendant réaliste de la phénoménologie. Quiconque a quelr ue peu pratiqué la phénoménologie husserlienne ou heideggerienne saura apprécier l'extraordinaire renversement qu'opère Zubiri tout en restant essentiellement fidèle tant à l'impératif husserlien du "retour aux choses elles-mêmes" qu'au modèle des analyses minutieuses auxquelles ces "choses" obligent le philosophe.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.