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Deleuze, une philosophie de l'événement
Zourabichvili François
PUF
10,20 €
Épuisé
EAN :9782130465430
Dans tous mes livres, j'ai cherché la nature de l'événement". Qu'est-ce que cela change de porter au premier plan la notion d'événement? Comment notre vie s'y trouve-t-elle nouvellement problématisée? Quelles contrées problématiques sont ainsi inventées, et par quel agencement original de concepts? Qu'est-ce en définitive qu'une philosophie de l'événement? La notoriété de Gilles Deleuze est équivoque et pleine de malentendus. Sa démarche déroute: les uns voudraient pouvoir démêler le sérieux du fantasque (l'avant et l'après Guattari, le "bon" et le "mauvais" Deleuze); les autres décider s'il est auteur ou seulement commentateur (suivant deux approches symétriques, il n'est pas philosophe original puisqu'il commente, et il n'est pas non plus historien puisqu'il fait "du Deleuze"). Le présent essai aborde l'?uvre dans son ensemble et s'efforce de dégager, à travers les échos, les reprises et les variations, la logique d'une des expériences philosophiques les plus marquantes de ce siècle: une logique non dialectique du devenir, fondée sur l'articulation du dehors et de pli, et l'émergence des concepts de "multiplicité" et de "singularité".
Résumé : Selon Spinoza, les idées appartiennent à la nature au même titre que les corps. Et pourtant ce ne sont pas des corps : seule une physique spéciale, nullement métaphorique, peut rendre compte de l'étrange univers qu'elles composent. Mais quelle peut être cette physique, et ne semble-t-il pas que Spinoza ait renoncé à l'exposer ? Il n'en est rien, pour peu que le lecteur soit sensible aux étonnantes man?uvres de la IIe partie de l'Éthique. D'une part, Spinoza y redonne ses droits à la notion de forme, préparant une redéfinition de la physique comme science des transformations réglées. La portée de cette notion s'avère logique autant que médicale tandis que la forme d'un corps désigne désormais la formule mécaniste de son individualité et constitue une norme pour ses variations, la formation d'une idée, lorsque celle-ci se conçoit comme une réalité vivante et que s'efface sa différence avec l'esprit, devient un problème physique et non plus méthodologique. D'autre part, Spinoza y propose un nouvel usage de la langue, tout en invitant le lecteur à s'y initier : l'intelligibilité de l'univers mental (ou " entendement infini ") est à ce prix. La tâche du commentateur est alors de balbutier le nouvel idiome, au lieu de le traduire et de le réduire comme on le fait ordinairement. Cette réforme de la langue, au-delà de la mise en ordre géométrique du discours, esquisse sous nos yeux la grande réorganisation des images et des affects envisagée dans la Ve partie de l'Éthique. Ainsi fondée, la physique de la pensée donne une consistance logique et ontologique à l'étude des pathologies mentales menée dans les IIIe et IVe parties de l'Éthique, où se révèle l'imaginaire transformiste qui hante l'esprit humain et le maintient dans une impuissance dont l'éthique doit le sortir (par où Spinoza se fait le clinicien de son temps et déchiffre dans le goût baroque une structure anthropologique universelle). Dans le même temps, elle force cette étude à rencontrer pour son compte la question-limite de la transformation mentale (suicide et amnésie).
23 novembre 2003: dans l'enthousiasme général, la" révolution des Roses pacifique et démocratique, porte le jeune Mikhail Saakachvili à la tête de la Géorgie. Moins de cinq ans plus; tard, les chars russes envahissent le pays. Que s'est-il passé entre ces deux dates, et en quoi ce qui se joue aujourd'hui sur le théâtre apparemment lointain de ce petit pays est-il essentiel à l'équilibre géostratégique du monde? L'auteur raconte cette aventure "de l'intérieur comme actrice de premier plan: la griserie réformatrice des débuts, ses négociations pour le retrait des bases militaires russes de Géorgie... Elle avoue son aveuglement volontaire, lorsque des doutes commencent à l'assaillir sur la dérive autocratique du régime. Mais la reprise en main progressive des oligarques, la rémanence des vieux réflexes autoritaires, la fabrication du mensonge, la multiplication des morts suspectes au plus haut niveau d'un Etat de plus en plus policier la contraignent à ouvrir les yeux. Limogée en octobre 2005, c'est en opposante qu'elle assiste à la" chronique d'une guerre annoncée ": la menace du grand voisin lui semble être désormais le seul ciment par lequel l'autocrate de Tbilissi préserve son pouvoir. Dans la nouvelle grande partie qui se joue entre l'Amérique, la Russie et l'Europe, l'enjeu géorgien va jouer un rôle central." Biographie de l'auteur Salomé Zourabichvili, diplomate française d'origine géorgienne, a connu une expérience sans précédent: ambassadrice de France en Géorgie, elle est "détachée" parle président Chirac, à la demande du jeune président Saakachvili, pour devenir ministre des Affaires étrangères de Géorgie, à partir de mars 2004,, Elle vit aujourd'hui à Tbilissi où elle incarne, pour de nombreux Géorgiens, un nouvel espoir politique. Elle est l'auteur de Une femme pour deux pays (Grasset, 2006) et Les cicatrices des nations (Saurin, 2008). Elle n'en garde pas moins des liens avec la France, où elle est professeur à l'Institut d'études politiques de Paris.
Zourabichvili François ; Sauvagnargues Anne ; Marr
Deleuze était-il philosophe ou simple commentateur? Longtemps équivoque, sa notoriété est maintenant celle d'un penseur et même celle d'une figure majeure du XXe siècle philosophique. Ce volume propose sur trois thèmes, l'événement, de l'animal à l'art, cinéma et philosophie, une approche plurielle et non-dogmatique de sa philosophie.
Ce témoignage très personnel raconte à la fois un parcours et une famille hors du commun. La carrière diplomatique de Salomé Zourabichvili l'a conduite de Rome à Bruxelles, en passant par Washington, N'Djamena et New York, jusqu'à Tbilissi, où elle fut d'abord ambassadeur de France. Fait exceptionnel, elle est nommée en mars 2004 ministre des Affaires étrangères par le président de la Géorgie en accord avec le président Chirac. Salomé a la conviction qu'elle avance sur un chemin où l'ont précédée ses ancêtres. On découvre ainsi d'incroyables figures: Ivane Zourabichvili, qui fit partie des personnalités marquantes de l'indépendance géorgienne, ou Mekhi Kedia, qui fut à l'origine de l'arrestation - de courte durée - de Staline. On rencontre aussi une grand-tante qui fut le modèle de la jeune Géorgienne du roman d'Aragon, Les Cloches de Bâle, puis Nico, l'arrière-grand-père, "le Victor Hugo géorgien", puis Olga, Maïa, Agrippine, femmes aux vies brisées par l'exil, et bien d'autres encore dont la mémoire hante Salomé. Ces ombres tutélaires semblent avoir joué un rôle dans l'accumulation de coïncidences qui ont présidé à son retour en Géorgie. Ses ancêtres quittèrent leur pays, chassés par l'armée russe et, clin d'oeil de l'histoire, c'est Salomé qui eut à négocier le départ des troupes russes de Géorgie... Biographie de l'auteur Salomé Zourabichvili, diplomate française, a été ministre des Affaires étrangères de Géorgie de mars 2004 à octobre 2005. Depuis son éviction par le président Saakachvili qui l'avait nommée, elle incarne pour de nombreux Géorgiens le nouvel espoir politique du pays.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.