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Spinoza. Une physique de la pensée
Zourabichvili François
PUF
26,50 €
Épuisé
EAN :9782130525318
Selon Spinoza, les idées appartiennent à la nature au même titre que les corps. Et pourtant ce ne sont pas des corps : seule une physique spéciale, nullement métaphorique, peut rendre compte de l'étrange univers qu'elles composent. Mais quelle peut être cette physique, et ne semble-t-il pas que Spinoza ait renoncé à l'exposer ? Il n'en est rien, pour peu que le lecteur soit sensible aux étonnantes man?uvres de la IIe partie de l'Éthique. D'une part, Spinoza y redonne ses droits à la notion de forme, préparant une redéfinition de la physique comme science des transformations réglées. La portée de cette notion s'avère logique autant que médicale tandis que la forme d'un corps désigne désormais la formule mécaniste de son individualité et constitue une norme pour ses variations, la formation d'une idée, lorsque celle-ci se conçoit comme une réalité vivante et que s'efface sa différence avec l'esprit, devient un problème physique et non plus méthodologique. D'autre part, Spinoza y propose un nouvel usage de la langue, tout en invitant le lecteur à s'y initier : l'intelligibilité de l'univers mental (ou " entendement infini ") est à ce prix. La tâche du commentateur est alors de balbutier le nouvel idiome, au lieu de le traduire et de le réduire comme on le fait ordinairement. Cette réforme de la langue, au-delà de la mise en ordre géométrique du discours, esquisse sous nos yeux la grande réorganisation des images et des affects envisagée dans la Ve partie de l'Éthique. Ainsi fondée, la physique de la pensée donne une consistance logique et ontologique à l'étude des pathologies mentales menée dans les IIIe et IVe parties de l'Éthique, où se révèle l'imaginaire transformiste qui hante l'esprit humain et le maintient dans une impuissance dont l'éthique doit le sortir (par où Spinoza se fait le clinicien de son temps et déchiffre dans le goût baroque une structure anthropologique universelle). Dans le même temps, elle force cette étude à rencontrer pour son compte la question-limite de la transformation mentale (suicide et amnésie).
Ce livre n'est pas un livre de plus sur la frontière. Ni livre de géographe, ni livre d'historien, il ne se veut pas davantage une tentative de récapituler la longue suite de conflits, tiraillements, guerres, qui sont indissociables de l'idée de frontière. Ce n'est pas un livre d'expert, ni une somme pour public averti. C'est un essai, né du vécu, des réflexions et des interrogations qui sont celles de citoyens de notre temps sur l'un des concepts qui dominent notre époque. Ce qui nous intéresse ici est la frontière vécue, la frontière qui dresse ses murailles en nous... Comment a-t-elle modelé nos existences? Comment cette notion qui est l'abstraction même, ligne intangible, tracé invisible, arrive-t-elle à prendre possession de nos vies, jusqu'à en déterminer le cours, infléchir le destin. À partir de son expérience personnelle, Salomé Zourabichvili dénonce le manque de courage d'une Europe qui n'arrive pas à définir ses limites et son identité. Pour elle, l'Europe ne peut plus esquiver la question des frontières sans risquer de connaître de grands conflits et de voir son avenir menacé. Biographie: Salomé Zourabichvili, diplomate française, a été également ministre des Affaires étrangères de Géorgie de mars 2004 à octobre 2005. Elle vit aujourd'hui entre Paris et Tbilissi où elle incarne, pour de nombreux Géorgiens un nouvel espoir politique. En 2006 elle a publié un livre de témoignage, Une femme pour deux pays, chez Grasset.
Ce témoignage très personnel raconte à la fois un parcours et une famille hors du commun. La carrière diplomatique de Salomé Zourabichvili l'a conduite de Rome à Bruxelles, en passant par Washington, N'Djamena et New York, jusqu'à Tbilissi, où elle fut d'abord ambassadeur de France. Fait exceptionnel, elle est nommée en mars 2004 ministre des Affaires étrangères par le président de la Géorgie en accord avec le président Chirac. Salomé a la conviction qu'elle avance sur un chemin où l'ont précédée ses ancêtres. On découvre ainsi d'incroyables figures: Ivane Zourabichvili, qui fit partie des personnalités marquantes de l'indépendance géorgienne, ou Mekhi Kedia, qui fut à l'origine de l'arrestation - de courte durée - de Staline. On rencontre aussi une grand-tante qui fut le modèle de la jeune Géorgienne du roman d'Aragon, Les Cloches de Bâle, puis Nico, l'arrière-grand-père, "le Victor Hugo géorgien", puis Olga, Maïa, Agrippine, femmes aux vies brisées par l'exil, et bien d'autres encore dont la mémoire hante Salomé. Ces ombres tutélaires semblent avoir joué un rôle dans l'accumulation de coïncidences qui ont présidé à son retour en Géorgie. Ses ancêtres quittèrent leur pays, chassés par l'armée russe et, clin d'oeil de l'histoire, c'est Salomé qui eut à négocier le départ des troupes russes de Géorgie... Biographie de l'auteur Salomé Zourabichvili, diplomate française, a été ministre des Affaires étrangères de Géorgie de mars 2004 à octobre 2005. Depuis son éviction par le président Saakachvili qui l'avait nommée, elle incarne pour de nombreux Géorgiens le nouvel espoir politique du pays.
Zourabichvili François ; Sauvagnargues Anne ; Marr
Deleuze était-il philosophe ou simple commentateur? Longtemps équivoque, sa notoriété est maintenant celle d'un penseur et même celle d'une figure majeure du XXe siècle philosophique. Ce volume propose une approche plurielle et non-dogmatique de sa philosophie. Le premier texte, Deleuze. Une philosophie de l'événement, par François Zourabichvili, publié il y a dix ans dans la collection Philosophies, est augmenté d'une introduction inédite, précisant les nouveaux enjeux apparus. L'auteur aborde l'?uvre dans son ensemble et dégage la logique d'une expérience philosophique originale: "une logique non dialectique du devenir, fondée sur l'articulation du dehors et du pli et l'émergence des concepts de multiplicité et de singularité". Dans un deuxième texte inédit, Anne Sauvagnargues, Deleuze. De l'animal à l'art, explique en quoi l'animal est un enjeu stratégique pour Deleuze. "L'animal occupe traditionnellement en philosophie une fonction de coupure, qui polarise les clivages entre forme et matière, esprit et corps, dans les deux domaines connexes de la séparation entre humanité et animalité, mais aussi entre vie et matière. C'est par son statut anomal que l'animal entre dans les compositions de l'art." Le dernier texte, Gilles Deleuze. Cinéma et philosophie, par Paola Marrati, est paru dans la collection Philosophies. Elle rappelle que Deleuze est le premier philosophe français à avoir consacré deux ouvrages de philosophie au cinéma, à avoir pensé le cinéma dans sa singularité comme pratique artistique. "Il faut donc analyser ce que le cinéma donne à penser à la philosophie."
Premier ouvrage posthume du philosophe F. Zourabichvili mort prématurément à 41 ans, grand spécialiste de Deleuze et de Spinoza, qui livre ici sa pensée sur l'art dans une série d'articles passionnants, très bien écrits et d'accès aisé: le rôle de l'art et de la métaphore chez Deleuze, l'art comme jeu, le tournant esthétique de la philosophie au XVIIIe siècle qui découvre l'art et la sensibilité, mais aussi les propres analyses de François Zourabichbvili sur l'art contemporain, le cinéma, la littérature. Le nouvel usage de l'art ne réclame-t-il pas une esthétique pour notre temps? Ces questions sont traitées par une série d'articles limpides et d'analyses magistrales d'oeuvres littéraires (Châteaubriand) ou cinématographiques (Vertov, Barnet, Santiago).
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Claude-Jean Allègre, né le 31 mars 1937 à Paris, est un géochimiste et un homme politique français. Ses travaux scientifiques et sa carrière de chercheur ont notamment été récompensés par le prix Crafoord en 1986 et la médaille d'or du CNRS en 1994. Il est membre de l'Académie des sciences française. Il a été ministre de l'Éducation nationale, de la Recherche et de la Technologie dans le gouvernement Lionel Jospin de 1997 à 2000. En parallèle de sa carrière scientifique, Claude Allègre a publié de nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique et pris des positions publiques sur les thèmes de l'université française et de la recherche. Connu pour son franc-parler, il a suscité des controverses, en particulier par ses prises de position sur l'origine et l'évolution du réchauffement climatique.
Résumé : Il n'y a pas de meilleure introduction aux techniques que l'étude de leur histoire. Des premiers pas de l'Homme jusqu'à nos jours, voici un panorama de l'évolution des techniques, des outils les plus primitifs aux systèmes les plus complexes. Une explication simple et précise de l'élaboration des plus grandes applications scientifiques qui ne cessent de transformer le monde dans lequel nous vivons.
Faut-il considérer que le rationnel est du côté de la science, et l'irrationnel du côté de la religion ? Et que la première a détrôné la seconde ? Rien n'est moins sûr : elles n'ont pas les mêmes objets. On emploie le mot " science " comme s'il avait eu le même sens de toute éternité, comme s'il signifiait la même chose pour Aristote, Copernic, Galilée ou Stephen Hawking. Or ce mot ne désigne pas la même réalité pour les Anciens, les Médiévaux et nos contemporains. La science se construit historiquement, dans le temps et avec son époque. Tout comme la religion, la science est une forme de pensée qui détient une vérité, certes, mais une vérité qui n'est pas intangible. Par ailleurs, la " science ", dans sa genèse, a été profondément influencée par une certaine théologie, laquelle s'est elle aussi présentée comme une démarche rationnelle, en interaction permanente avec son environnement intellectuel. D'une époque à l'autre, c'est à une étude des croisements et des enjeux entre science et théologie que cet ouvrage nous invite.
Résumé : Anaximandre de Milet, philosophe grec du VIIe siècle avant notre ère, est à l'origine d'un bouleversement conceptuel qui fut l'une des sources donnant naissance à la science. De l'observation du mouvement du Soleil et des étoiles, il comprit que la Terre ne repose sur aucun support. Il chercha les causes des phénomènes non pas dans les caprices des dieux, mais dans la nature elle-même. Il initia enfin le processus de la révolte savante : construire sur le savoir acquis, mais remettre toute vérité en doute.