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L'art comme jeu
Zourabichvili François ; Nancy Jean-Luc ; Desplat-
PARIS OUEST
13,00 €
Épuisé
EAN :9782840163183
L'art comme jeu est la retranscription d'un cours que François Zourabichvili a professé en 2005-2006 à l'université Paul-Valéry de Montpellier juste avant son décès. Ce cours se propose d'éprouver les chances, en esthétique, d'un paradigme bien compris du jeu : dans quelle mesure et jusqu'à quel point le concept de jeu s'accomplit-il dans la pensée de l'art ? Penser l'art comme jeu nous invite à prendre au sérieux la disjonction fondamentale entre une esthétique du jeu et une esthétique du vrai ou de la connaissance, et par conséquent à reformuler ainsi la question de l'art : si l'oeuvre nous renvoie toujours en quelque manière à nous-mêmes, cette réflexivité est-elle en dernier ressort théorique ou de l'ordre d'une étrange pratique ? De quelle manière nous reconnaissons-nous dans l'art : de façon mimétique, ou bien sur un mode ludique ? Agrégé (1989) et docteur en philosophie (1999), François Zourabichvili était maître de conférences à l'université Paul-Valéry Montpellier-3, et directeur de programme au Collège International de Philosophie de 1998 à 2004. Il était spécialiste des oeuvres de Spinoza et de Deleuze (Spinoza. Une physique de la pensée, Paris, PUF, 2002 ; Deleuze. Une philosophie de l'événement, Paris, PUF, 1994).
Ce livre n'est pas un livre de plus sur la frontière. Ni livre de géographe, ni livre d'historien, il ne se veut pas davantage une tentative de récapituler la longue suite de conflits, tiraillements, guerres, qui sont indissociables de l'idée de frontière. Ce n'est pas un livre d'expert, ni une somme pour public averti. C'est un essai, né du vécu, des réflexions et des interrogations qui sont celles de citoyens de notre temps sur l'un des concepts qui dominent notre époque. Ce qui nous intéresse ici est la frontière vécue, la frontière qui dresse ses murailles en nous... Comment a-t-elle modelé nos existences? Comment cette notion qui est l'abstraction même, ligne intangible, tracé invisible, arrive-t-elle à prendre possession de nos vies, jusqu'à en déterminer le cours, infléchir le destin. À partir de son expérience personnelle, Salomé Zourabichvili dénonce le manque de courage d'une Europe qui n'arrive pas à définir ses limites et son identité. Pour elle, l'Europe ne peut plus esquiver la question des frontières sans risquer de connaître de grands conflits et de voir son avenir menacé. Biographie: Salomé Zourabichvili, diplomate française, a été également ministre des Affaires étrangères de Géorgie de mars 2004 à octobre 2005. Elle vit aujourd'hui entre Paris et Tbilissi où elle incarne, pour de nombreux Géorgiens un nouvel espoir politique. En 2006 elle a publié un livre de témoignage, Une femme pour deux pays, chez Grasset.
Résumé : Dans ce nouveau volume Tarde étudie comment naît l 'Etat et comment il se transforme. Le pouvoir qui était concentré entre les mains de la noblesse est devenu celui des villes capitales avant d'entrer dans une phase de déterritorialisation. U heure est à l 'Empire et, peut-être, à une " grande confédération américano-européenne ". Mais si l'empire est un devenir irrésistible, encore faut-il savoir distinguer entre différentes formes : il y a l'empire qui impose ses particularités en détruisant toutes les autres, et l'empire qui est capable de créer un " milieu universellement communiquant ". Pour Tarde, tout ce qui abat les barrières est bon et tout ce qui les renforce est mauvais. Au centre de toute l'?uvre de Tarde il y a la tension entre deux dynamiques : celle de l'imitation qui mène à l'égalisation et à la paix, et celle de l'innovation qui recharge sans cesse le monde en inégalités. C'est à partir de ce modèle que Tarde intervient dans des débats publics qui sont encore les nôtres : mondialisation et démocratisation.
Résumé : Au détour de l'ordre géométrique, dans un scolie de la Quatrième partie de l'Éthique faisant suite à l'énoncé de la règle fondamentale qui associe l'utilité du corps humain, et par conséquent le bien de l'individu, à la recherche d'une constance fondamentale dans le rapport de ses parties, surgit un scolie baroque, où passe l'ombre de la mort et qui débouche sur d'inquiétantes possibilités de mutation, voire de transmutation de l'identité " Il arrive qu'un homme subit de tels changements, que je ne dirai pas aisément qu'il est le même. C'est ce que j'ai entendu raconter de certain poète espagnol qui avait été atteint de maladie et qui, bien qu'il en fût guéri, demeura cependant dans un tel oubli de sa vie passée, qu'il ne croyait pas que les nouvelles et les tragédies qu'il avait faites fussent de lui ; et certes on eût pu le tenir pour un nourrisson adulte, s'il eût oublié aussi sa langue maternelle... " De ce texte perturbateur et de sa " contradiction " centrale, qui ont semé le trouble chez les commentateurs, François Zourabichvili qui en propose une explication systématique fait le fil conducteur d'une relecture complète des relations qui associent la métaphysique spinozienne à son anthropologie et à sa politique, centrée sur la question de la transformation comme " oubli ", voire amnésie d'une forme antérieure, et " imagination ", chimérique ou non, d'une nouvelle aptitude du corps. Il démontre ainsi la rigoureuse correspondance qui, d'un bout à l'autre de l'?uvre, associe la question d'une sortie de l'enfance à celle d'une émancipation de l'imaginaire monarchique. À l'encontre d'une lecture naïvement " révolutionnaire " du spinozisme, surgit alors ce qu'on peut appeler un conservatisme : mais dont le paradoxe est éclatant, car il tend moins à préserver l'état de choses existant qu'à inventer les conditions d'une vraie conservation de soi (neutralisation de la mort et de la servitude).
Résumé : "Dans tous mes livres, j'ai cherché la nature de l'événement". Qu'est-ce que cela change de porter au premier plan la notion d'événement? Comment notre vie s'y trouve-t-elle nouvellement problématisée? Quelles contrées problématiques sont ainsi inventées, et par quel agencement original de concepts? Qu'est-ce en définitive qu'une philosophie de l'événement? La notoriété de Gilles Deleuze est équivoque et pleine de malentendus. Sa démarche déroute: les uns voudraient pouvoir démêler le sérieux du fantasque (l'avant et l'après Guattari, le "bon" et le "mauvais" Deleuze); les autres décider s'il est auteur ou seulement commentateur (suivant deux approches symétriques, il n'est pas philosophe original puisqu'il commente, et il n'est pas non plus historien puisqu'il fait "du Deleuze"). Le présent essai aborde l'?uvre dans son ensemble et s'efforce de dégager, à travers les échos, les reprises et les variations, la logique d'une des expériences philosophiques les plus marquantes de ce siècle: une logique non dialectique du devenir, fondée sur l'articulation du dehors et de pli, et l'émergence des concepts de "multiplicité" et de "singularité".
Résumé : Les livres sont aussi des bibliothèques. Dans la salle de lecture de celle que constitue celui-ci, on peut croiser, entre autres, Thomas Bernhard, André Breton, Blaise Cendrars, Pascal Quignard, Pierre Michon ou encore Philippe Sollers, qui y forment une petite communauté provisoire. Chacun de ces lecteurs singuliers vient là pour des raisons diverses : pour voyager, dénombrer, rêver ou encore interpréter. On y rencontre aussi l'auteur qui s'interroge sur cette étrange passion lire dont il soupçonne qu'elle cache quelque chose. Il semble que chacun de ces lecteurs ait trouvé dans le livre un objet d'amour. Un objet d'amour qui en remplace un autre.
Résumé : " Il y a des dates qui comptent, d'autres qui tombent en poussière. Tandis que 1896 ou 1907 se laissent oublier et ne marquent plus pour nous que des heures surannées, 1900 est une échéance, un jubilé, noces d'or du passé et de l'avenir ". C'est en orfèvre que Paul Morand célébrait 1900, trente ans après. Entre temps il aura été un des héraults des Années folles et, tout particulièrement, de l'année 1925, qui tout autant que 1900 a marqué une échéance et s'est vite imposée à la mémoire collective comme une année mythique. Étonnante et durable fortune ! Entre l'armistice de 1918 et la crise de 1929, les années vingt, profondément marquées par les horreurs de la Grande Guerre, présentent un singulier mélange de désarroi, de révolte et de frivolité. À la fin des combats qui ont dévasté l'Europe, tout un monde s'écroule, plongeant modèles et valeurs dans une crise durable. En cette période d'extraordinaire effervescence, la table rase et l'expérimentation sans tabous sont à l'ordre du jour. Les moeurs oscillent entre deux tendances fortes : émancipation et détraquement. Amour et libertinage jouent à cache-cache aux quatre coins de l'Europe galante. Discréditée par un conflit qu'elle a provoqué ou qu'elle n'a pas su empêcher, la politique hésite entre les tentations du communisme et du fascisme. Et la littérature, gagnée elle aussi par la difficulté d'être, cherche les voies de son renouvellement. Pour restituer l'esprit de cette époque qui à tant d'égards dialogue avec la nôtre, il fallait remplir deux conditions. Réunir, en premier lieu, des recherches travaillant dans des disciplines différentes. Se croisent ici des travaux de spécialistes d'architecture et de cinéma, de littérature française et de littérature comparée, d'études anglo-américaines et de Kulturwissenschaft, des hispanistes et des slavistes, des italianistes et des historiens du sport. D'autre part, il était indispensable de faire appel à des spécialistes internationaux.
Résumé : Longtemps relégué dans l'ombre, le rire est aujourd'hui à la mode. Mais on s'intéresse presque toujours au rire pour d'autres raisons que le rire lui-même. On veut démontrer ses significations philosophiques, exalter ses vertus esthétiques, comme s'il fallait toujours s'excuser de rire et de faire rire. A rebours, L'Esthétique du rire veut s'en tenir au rire. D'abord, en rappelant son irréductible unité, malgré toutes les variantes ou sous-catégories qu'il est loisible d'énumérer (l'ironie, le burlesque, la satire, la blague, la parodie, la farce, etc.). Ensuite, en affirmant avec force que, s'il existe bien un art du rire, il n'est rien d'autre que l'art de faire rire, avec le plus de force et de plénitude possible. Pour saisir cette dynamique du rire, il fallait un dialogue entre les spécialistes du Moyen Age, des siècles classiques et de la modernité post-révolutionnaire. Mais l'histoire ne doit pas faire oublier l'essentiel: la nature anthropologique du rire. Le mécanisme comique plonge dans les zones les plus mystérieuses de l'homme: dans l'inconscient que refoule le moi sérieux; dans les mondes merveilleux de l'enfance; plus généralement, dans un stade archaïque et primitif de l'homme. L'art du rire opère la mystérieuse transfiguration des ténèbres opaques de l'intimité humaine en bruyant feu d'artifice. Et ce sont les extases d'imagination induites par cette inversion miraculeuse qui fait du rire un phénomène d'ordre esthétique.
Présentation de l'éditeur Empereur épris de philosophie et païen militant, Julien (331-363) est l'auteur d'une oeuvre abondante et variée, aussi passionnante que son existence romanesque. Il était tentant de suivre les traces de ses écrits (lettres, discours, lois, spéculations philosophiques ou théologiques, ouvrages polémiques, confidences autobiographiques) chez les lettrés de la fin de l'Antiquité. Qu'ils soient philosophes, historiens, rhéteurs, qu'ils soient païens ou chrétiens, ils furent nombreux à faire appel à des formules, des concepts et des textes de Julien. On croisera donc ici non seulement les grands écrivains de l'époque (Libanios, Ammien Marcellin, Grégoire de Nazianze, Jean Chrysostome) mais aussi des auteurs moins connus (Saloustios, Sozomène, Philostorge, et bien d'autres). Tous ont fait preuve d'une remarquable inventivité littéraire, mêlant ironie, citations détournées, subtil double langage. C'est cette scène intellectuelle dominée par la dernière grande polémique entre christianisme et paganisme - un véritable "choc des cultures" - que reconstitue cette étude philologique qui apporte un éclairage nouveau sur l'histoire de l'Antiquité tardive.