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SUBVERSIONS DU SUJET. Psychanalyse, philosophie, politique²
Zizek Slavoj
PU RENNES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782868473776
Subversions du sujet - si ce titre ne recule pas à paraphraser celui d'un des articles majeurs des Ecrits de Jacques Lacan, c'est parce qu'il y fait beaucoup plus qu'un clin d'?il. Certes, l'ouvrage qu'il introduit ainsi trouve sa référence première dans l'?uvre de Lacan. Mais il ne se contente pas de cela; il y constitue également un hommage déclaré, qui, de surcroît, ne craint pas d'annoncer clairement son ambition : en premier lieu, prendre vraiment au sérieux le concept de sujet, tel que la psychanalyse peut le promouvoir, c'est-à-dire en y reconnaissant une dimension de subversion essentielle. Puis, nanti de cette boussole, revenir aux champs de la philosophie et du politique, en les mettant à l'épreuve de cette subversion, qui en devient par là plurielle. Enfin, et en retour, mettre au travail la théorie analytique elle-même, grâce à la véritable confrontation clinique que représente un tel parcours. Le programme est ambitieux, on le voit, et pourrait vite devenir aride, si l'art de conteur déployé par l'auteur ne le rendait, finalement, tout simplement passionnant. S'y nouent les références les plus diverses, sur le mode le plus jubilatoire : Kant et Hegel, bien sûr, mais aussi Wagner, le Roman noir, la Science-fiction, le cinéma - d'Hitchcock à Angel heart en passant par Ben Hur -, etc. S'y découvre un cheminement incisif : de l'exploration du vide sur lequel se fonde le sujet, au démasquage de la jouissance qui le borde. Et s'y démontre, pour finir, tout le respect en lequel l'auteur tient la psychanalyse - au point de ne pouvoir se résoudre à l'exercer, si ce n'est sur la scène de la critique philosophique et politique.
En engageant la pensée deleuzienne en territoire philosophique "ennemi", en la confrontant à celles de Lacan et de Hegel, Slavoj Zizek s'efforce de penser Deleuze et de penser avec lui hors des sentiers battus. S'appuyant comme à son habitude sur l'analyse d'objets culturels en apparence hétérogènes, de Hitchcock à Fightclub en passant par la théorie psychanalytique, Zizek détourne la pensée deleuzienne et expose une ligne de divergence qui traverse la pensée critique contemporaine: peut on ne pas être spinoziste aujourd'hui? Ce faisant, il propose à ses lecteurs une manière inédite d'appréhender les termes du débat contemporain sur la mondialisation, la (dé) démocratisation et la "guerre contre le terrorisme". Il définit par là ce qui constituerait, selon lui, un acte véritablement politique en ces temps obscurs.
Le décalage flagrant entre la morne réalité sociale et son image optimiste véhiculée par les médias officiels a poussé Kieslowski, dans un premier temps, à adopter une approche documentaire authentique. Il sera cependant amené à rejeter cette démarche. Vers la fin de Premier amour, un documentaire de 1974 dans lequel la caméra suit un jeune couple pendant la grossesse de la jeune femme, leur mariage, puis la naissance du bébé, on voit le père tenir le nouveau-né dans ses bras et pleurer; face à l'obscénité de cette intrusion illégitime dans l'intimité de l'autre, Kieslowski réagit en déclarant son "effroi des larmes réelles". Sa décision d'abandonner le documentaire au profit de la fiction fut ainsi, au sens le plus radical du terme, une décision éthique. On ne peut traduire le Réel de l'expérience subjective qu'en lui donnant l'apparence d'une fiction. Il est de ce point de vue particulièrement significatif que l'?uvre de Kieslowski, dont les commencements sont marqués par cet effroi des larmes réelles, s'achève par l'éclat de larmes fictives. Ces larmes ne résultent pas de l'effondrement du mur protecteur qui empêche les sentiments de s'exprimer en toute spontanéité; il s'agit de larmes théâtrales, mises en scène, de "larmes en boite" ou, pour citer un poète de la Rome antique, il s'agit des lacrimae rerum, des larmes versées en public pour le grand Autre.
Connaissez-vous la mâchoire de Norman Bates? Que se passe-t-il réellement chez Ernie? Pourquoi le théâtre est-il l'endroit idéal pour mourir? Quel rapport entre Charlie et Charlie? L.B. Jefferies est-il aveugle? Qui est le vrai coupable? Une nouvelle traduction et édition de l'ouvrage-culte d'une figure majeure de la pensée contemporaine. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Lacan sans jamais oser le demander à Hitchcock revisite les chefs-d'oeuvre d'Hitchcock à travers les concepts de la pensée de Jacques Lacan: Vertigo, L'Homme qui en savait trop, Psychose, La Mort aux trousses... Le titre, inspiré de Woody Allen, reflète également la méthode provocatrice de ce grand livre: comprendre le cinéma via la psychanalyse, mais aussi la psychanalyse via le cinéma! Slavoj Zizek a dirigé cet ouvrage collectif réunissant de nombreux auteurs dont notamment le grand philosophe américain Fredric Jameson.
Résumé : Faut-il ranger le Manifeste du parti communiste parmi les documents qui jettent un regard éclairant sur le passé, et rien de plus ? Dans un paradoxe proprement dialectique, même les impasses et les échecs du communisme du XXe siècle, clairement fondés sur les limites du Manifeste, témoignent de l'actualité de ce texte : la solution marxiste classique a échoué, mais le problème demeure. Le communisme, aujourd'hui, n'est pas le nom d'une solution mais celui d'un problème, celui des communs dans toutes leurs dimensions : les communs de la nature, menacés par la pollution et l'exploitation ; les communs biogénétiques - le transhumanisme devient une perspective réaliste ; nos communs culturels, au premier rang desquels le langage, nos outils de communication et d'éducation, mais aussi les infrastructures et, last but not least, les communs comme espace universel de l'humanité, un espace dont personne ne devrait être exclu.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.