Connaissez-vous cet épisode merveilleux de l'histoire de l'humanité, la Commune de Paris?... Les gens étaient réunis vingt-quatre heures sur vingt-quatre dans toute la ville, par groupes de trois ou quatre, prenaient les décisions ensemble pendant que la ville était encerclée par les armées françaises menaçant de les envahir à tout moment... Voilà la véritable démocratie! Pas les démocraties anglaises ou américaines, où les élections ne sont que du cirque, où, quel que soit le candidat qui gagne, les riches continuent (le diriger le pays... La Commune de Paris ne vécut que quelques mois. Mais elle fut la première assemblée législative de l'histoire à représenter les pauvres. Ses membres refusèrent des salaires supérieurs à ceux des ouvriers. Ils réduisirent les horaires des boulangers. Et ils réfléchirent au moyen de rendre les théâtres gratuits... Je voulais montrer un Marx furieux, truculent et bien vivant; le sauver non seulement des pseudo-communistes mais aussi des essayistes et des politiciens qui s'extasient devant le triomphe du capitalisme.
J'ai écrit cette pièce à une période où l'effondrement de l'Union soviétique provoquait dans les grands médias et chez les leaders politiques une jubilation quasi universelle : non seulement " l'ennemi " était mort, mais les idées du marxisme étaient discréditées. Le capitalisme et l'économie de marché avaient triomphé. Le marxisme avait perdu. Marx était vraiment mort. Je jugeais donc important de montrer clairement que ni l'URSS ni les autres pays qui, se disant " marxistes ", avaient installé des États policiers n'incarnaient la conception du socialisme de Marx. Je voulais montrer un Marx furieux que ses conceptions aient été déformées jusqu'à être identifiées aux cruautés staliniennes. Je pensais qu'il fallait sauver Marx non seulement de ces pseudo-communistes qui avaient instauré un ordre répressif dans différents coins du monde, mais aussi de ces essayistes et de ces politiciens de l'Ouest qui s'extasiaient alors devant le triomphe du capitalisme.
Notre manière de penser n'est pas un sujet de controverseintellectuelle mais une question de vie ou de mort. Si ceuxqui tiennent les rênes de la société - politiciens, chefsd'entreprise et magnats de la presse - se montrent capables de contrôler nos idées, ils sont à peu près assurés de conserver leur pouvoir. Nul besoin de soldats dans les rues. Nous nous contrôlerons nous-mêmes. On est moins tenté de protester quand on pense vivre dans une société " pluraliste ". Nous avons bien deux grands partis, mais les autres ne sont pas encouragés et encore moins financés. Nous avons bien une " presse libre ", mais elle est dominée par l'argent. Nous vivons dans une société où le catalogue des idées disponibles se trouve limité quand certaines autres dominent le débat. La prédominance de cette idéologie n'est pas le fait d'un groupe de conspirateurs diaboliques qui aurait réussi à imposer à lasociété un point de vue particulier. Il s'agit d'un processus de sélection non naturelle au cours duquel certaines idéesorthodoxes sont promues, financées et mises en avant par le biais des plus puissantes machines culturelles du pays. Nous devons réexaminer ces croyances et réaliser qu'elles ne sont pas le produit de nos v?ux les plus chers, qu'elles ne naissent pas d'une réflexion indépendante et qu'elles ne correspondent pas à l'expérience que nous avons du monde réel. Nous serons alors en mesure de questionner et de contester l'idéologie dominante. C'est ce que je me propose de faire dans ce livre.
Howard Zinn (1922-2010) a enseigné l'histoire et les sciences politiques à la Boston University. Son oeuvre, une vingtaine d'ouvrages, dont Une histoire populaire des Etats-Unis (2002) et Désobéissance civile et démocratie (2010), est essentiellement consacrée à l'histoire politique et sociale des mouvements populaires.
Résumé : La bouleversante histoire des hommes et des bisons : un plaidoyer écologique. Les grands troupeaux, garants de l'écosystème des Grandes Plaines, dominaient la prairie jusqu'à leur génocide, à l'époque de Buffalo Bill. Menacés d'extinction à la fin du XIXe siècle, ils n'ont dû leur survie qu'à ceux qui ont préservé leur existence et le fragile équilibre écologique des Grandes Plaines.
Né en 1970 à Bruxelles, nouvelliste incontournable traduit dans le monde entier Thomas Gunzig est lauréat en 2001 du prix Victor Rossel pour son premier roman, Mort d'un parfait bilingue, du Prix des Editeurs pour son recueil Le Plus Petit Zoo du monde et finaliste du Prix de flore en 2005 pour son deuxième roman, Kuru, tous parus au Diable vauvert.
Résumé : Bébé rescapé d'un accident d'avion, Charles grandit dans la jungle africaine. Retrouvé par hasard le jour de ses seize ans et ramené à sa famille, il va découvrir les misères de la civilisation dans une petite ville du nord de l'Europe. La rage au ventre, il mettra tout en oeuvre pour retourner d'où il vient et où l'attend l'amour de sa vie. Un magnifique roman d'amour, classique et drôle, lyrique et cruel, sombre et optimiste.
Résumé : Est-il naturel d'être fidèle à la même personne toute sa vie ? Les alternatives à la monogamie mènent-elles à davantage de bonheur ? Peut-on empêcher la passion de s'user avec le temps ? D'orgies sous Viagra en cliniques pour dépendants sexuels, de laboratoires de pointe en harems des temps modernes, Neil Strauss va chercher des réponses... Ce qu'il croyait savoir sur l'amour, le sexe et lui-même en sera changé à jamais.
Faire l'histoire des États-Unis, le projet permet de lever un premier préjugé, celui d'un pays si « jeune » qu'il n'aurait pas d'histoire. Du jour de l'indépendance à la guerre de Sécession, de la conquête de l'Ouest à celle de la Lune, de la crise de 1929 à l'élection de Donald Trump, cet ouvrage raconte le roman vrai de l'Amérique. Au-delà d'un simple récit chronologique, François Durpaire montre combien les États-Unis résistent à toute compréhension simpliste. Il nous invite à lire l'histoire de ce pays comme celle d'un dialogue ininterrompu entre l'unité et la diversité, qui sont les deux valeurs inscrites dans la devise originelle des États-Unis d'Amérique : e pluribus unum - « de plusieurs, un ».
Résumé : L'épopée du Far West demeure, dans l'imaginaire collectif, une aventure d'hommes : la figure la plus emblématique de la conquête de l'Ouest est avant tout celle du cow-boy et du hors-la-loi, évoluant dans un monde de violence et de sauvagerie où se multiplient les conflits entre pionniers et Indiens. Pourtant, pareille aventure n'aurait été possible sans l'action des femmes : mères au foyer, prostituées, suffragettes ou encore fermières ont contribué à la construction d'un pays immense. Souvent arrivées à la suite de leur père et de leur mari, parfois veuves ou orphelines, elles ont pour certaines trouvé le chemin de la gloire, réussi à faire valoir leurs idéaux et à s'imposer face au pouvoir masculin. Pour d'autres, les chemins empruntés les ont menées à la disgrâce et à l'oubli. Qu'elles soient aussi célèbres que Calamity Jane et Pearl Hart ou totalement inconnues, venues en quête de liberté ou sous la contrainte, toutes ces héroïnes ont oeuvré avec courage à la création d'un monde nouveau. A travers les écrits de nombreuses pionnières, Gregory Monro met en lumière, dans un récit polyphonique résolument féministe, le vécu de ces femmes de l'ombre qui, par leurs destinées hors du commun, ont laissé une trace dans l'histoire.
Résumé : "Nous tenons pour évidentes pour elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur." Riche planteur, militaire brillant, administrateur habile, George Washington (1732-1799) ne cesse d'avancer, sa vie durant, avec l'oeil du chasseur et la prudence de l'arpenteur, ne rejetant jamais la pompe du geste symbolique. Premier président des Etats-Unis, il est considéré comme l'un des Pères fondateurs de la nation américaine. C'est aussi un excellent danseur qui adore ouvrir les bals, un formidable cavalier traversant au galop ses terres bordant le Potomac. Ce franc-maçon, qui fait carrière partout où il passe, n'hésite pourtant pas à écrire : "Un nuage sombre s'est toujours étendu sur mon esprit toutes les fois que j'ai été amené à supposer que je pourrais et que je devrais peut-être être bientôt appelé à prendre une décision."