Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Nous, le Peuple des Etats-Unis... Essai sur la liberté d'expression et l'anticommunisme, le gouverne
Zinn Howard ; Cotton Frédéric
AGONE
22,40 €
Épuisé
EAN :9782748900293
Notre manière de penser n'est pas un sujet de controverseintellectuelle mais une question de vie ou de mort. Si ceuxqui tiennent les rênes de la société - politiciens, chefsd'entreprise et magnats de la presse - se montrent capables de contrôler nos idées, ils sont à peu près assurés de conserver leur pouvoir. Nul besoin de soldats dans les rues. Nous nous contrôlerons nous-mêmes. On est moins tenté de protester quand on pense vivre dans une société " pluraliste ". Nous avons bien deux grands partis, mais les autres ne sont pas encouragés et encore moins financés. Nous avons bien une " presse libre ", mais elle est dominée par l'argent. Nous vivons dans une société où le catalogue des idées disponibles se trouve limité quand certaines autres dominent le débat. La prédominance de cette idéologie n'est pas le fait d'un groupe de conspirateurs diaboliques qui aurait réussi à imposer à lasociété un point de vue particulier. Il s'agit d'un processus de sélection non naturelle au cours duquel certaines idéesorthodoxes sont promues, financées et mises en avant par le biais des plus puissantes machines culturelles du pays. Nous devons réexaminer ces croyances et réaliser qu'elles ne sont pas le produit de nos v?ux les plus chers, qu'elles ne naissent pas d'une réflexion indépendante et qu'elles ne correspondent pas à l'expérience que nous avons du monde réel. Nous serons alors en mesure de questionner et de contester l'idéologie dominante. C'est ce que je me propose de faire dans ce livre.
En faisant retour sur une vie d'engagement en faveur des grandes causes qui ont agité et bien souvent transformé la société américaine, Howard Zinn entend illustrer le principe qu'il a placé au coeur de son activité d'enseignant et de militant pendant près de quarante ans : ne pas rester neutre dans un monde en mouvement. Le livre s'organise en trois parties consacrées successivement au mouvement des droits civiques, à l'opposition à la guerre du Vietnam et, pour finir, à l'impact des injustices sociales sur la formation de sa personnalité. Au fil de son livre, Howard Zinn rend également justice à tous ceux dont il a partagé les luttes : des jeunes étudiantes noires des années 1950 aux opposants à la guerre du Vietnam en passant par les victimes du système carcéral américain et ses propres parents. Ainsi cette autobiographie trace-t-elle également le portrait de l'Amérique du XXème siècle au travers d'une multitude de militants anonymes ou célèbres, qui donnent à l'auteur la force de garder espoir en l'avenir et le confortent dans l'idée que "les actes les plus infimes, quand ils sont le fait de millions de personnes, peuvent transformer le monde".
Notre manière de penser est une question de vie ou de mort. Si ceux qui tiennent les rênes de la société se montrent capables de contrôler nos idées, ils sont assurés de rester au pouvoir. Nul besoin de soldats dans les rues. Nous nous contrôlerons nous-mêmes. Notre ordre social résulte d'un processus de sélection au cours duquel certaines idées sont promues par le biais de puissantes machines culturelles. Nous devons réexaminer ces idées et comprendre comment elles s'opposent à notre expérience du monde. Nous serons alors en mesure de contester l'idéologie dominante. De l'exercice de la justice aux motivations réelles des guerres, en passant par les conditions d'entretien de la violence économique et sociale, l'auteur illustre la manière dont la tenue des affaires du monde, c'est-à-dire de nos affaires, devrait être entre nos mains. Et toujours chez Howard Zinn le même optimisme sur la nature et le destin de l'humanité: l'histoire ne réserve que des surprises, et elles ne sont pas toutes mauvaises.
Membres des forces de police, pourquoi êtes-vous là ? Avez-vous entendu dire que nous sommes des adeptes du désordre ? C'est faux ! Qui raconte que nous croyons au chaos et au désordre ? Les capitalistes et les faiseurs de guerre, les promoteurs du chaos économique, les architectes du désordre mondial ! Ces mêmes hommes qui tiennent l'industrie, choisissent les présidents, nomment les juges, possèdent les journaux, dotent les universités. Chaque année, des milliers d'ouvriers meurent dans leurs mines et leurs usines. À chaque génération, les fils des ouvriers sont massacrés dans leurs guerres. Et ils nous accusent d'être violents ! Que les choses soient claires. La violence contre des innocents ? Jamais ! La violence contre l'oppresseur ? Toujours ! . . Howard Zinn a notamment écrit Une histoire populaire des États-Unis et la pièce Kart Marx, le retour (Agone, 2002). En suivant la vie d'Emma Goldman (1869-1940), l'auteur revient sur plus d'un demi-siècle d'histoire sociale, occasion d'invoquer ce qu'il tient pour un invariant anthropologique la résistance de l'humanité à l'oppression et son goût immodéré pour la justice.
Zinn Howard ; Chomsky Noam ; Izoard Célia ; Raviar
Présentation de l'éditeur Ce n'est pas seulement qu'un président soit un politicien. Le pire est qu'il soit entouré de politiciens. Et nous, nous sommes des citoyens. Nous ne devons donc pas voir le monde à travers leurs yeux, en disant : "Bon, il faut faire des compromis, il faut faire ce choix pour des raisons politiques." C'est la situation dans laquelle se trouvaient les abolitionnistes avant la guerre de Sécession, quand on leur disait : "Ecoutez, il faut voir ça du point de vue de Lincoln." Or Lincoln ne pensait pas que la première des priorités était d'abolir l'esclavage. Pourtant, le mouvement anti-esclavagiste en était convaincu. Alors les abolitionnistes dirent : "Nous allons exprimer notre propre position, et nous le ferons avec une telle force que Lincoln sera obligé de nous écouter." Telle est notre histoire. Chaque fois qu'un progrès a eu lieu, c'est parce que les gens se sont comportés comme des citoyens, et non comme des politiciens. Ils ne se sont pas contentés de râler. Ils ont travaillé, ils ont agi, ils se sont organisés et se sont révoltés si nécessaire.
Kraus Karl ; Deshusses Pierre ; Bouveresse Jacques
ET SI SURTOUT la perte de la culture n'était pasachetée au prix de vies humaines ! La moindre d'entre elles, ne serait-ce même qu'une heure arrachée à la plus misérable des existences, vaut bien une bibliothèque brûlée. L'industrie intellectuelle bourgeoise se berce d'ivresse jusque dans l'effondrement lorsqu'elle accorde plus de place dans les journaux à ses pertes spécifiques qu'au martyre des anonymes, aux souffrances du monde ouvrier, dont la valeur d'existence se prouve de façon indestructible dans la lutte et l'entraide, à côté d'une industrie qui remplace la solidarité par la sensation et qui, aussi vrai que la propagande sur les horreurs est une propagande de la vérité, est encore capable de mentir avec elle. Le journalisme ne se doute pas que l'existence privée, comme victime de la violence, est plus près de l'esprit que tous les déboires du négoce intellectuel. Et surtout cet univers calamiteux qui occupe désormais tout l'horizon de notre journalisme culturel.
Avec les centaines de livres publiés par les combattants pour raconter les tranchées, la Grande Guerre marque l'entrée dans "l'ère du témoignage". Et Témoins est le monument fondateur de la littérature de témoignage. Cette oeuvre majeure de la littérature critique du XXe siècle a fait scandale au moment de sa première publication en 1929, et elle provoque encore aujourd'hui des débats très vifs. Sa manière de mettre au premier plan la simple vérité du témoignage heurte de plein fouet les visions enchantées de la guerre colportées par la littérature. En dressant le témoin face au littérateur de métier, en sommant les historiens de lui faire une juste part, le livre de Norton Cru dérange depuis presque cent ans les règles établies dans le monde intellectuel.
Fields Barbara J. ; Fields Karen E. ; Crépin Xavie
Les deux brillantes chercheures que sont Barbara et Karen Fields traitent ici de ce qu'elles appellent le «racecraft» et de son importance dans la société états-unienne. Lorsqu'une personne noire est tuée par un policier, les états-uniens s'accordent spontanément pour dire qu'il a été tué «à cause de sa couleur de peau». «Etrange causalité», constantent les deux auteures, qui s’attellent ici à l'âpre tâche de démêler les fils de ce raisonnement confus aux airs d'évidence. Cette causalité illusoire, c'est celle du «racecraft». Ce mot forgé à partir de «race» et de «witchcraft» (sorcellerie) désigne ici la croyance en une forme de performativité de la «race», semblable à la croyance en l'efficacité réelle de la «sorcellerie». Invoquant l’histoire et l’anthropologie, les sœurs Fields analysent avec sérieux l’idée sociale de « race », de sa genèse à sa reproduction, en passant par ses effets. Robin
Il n'y avait pourtant pas que le politique dans notre vie. "Le personnel est politique", comme les camarades féministes nous l'avaient fait comprendre, bon an mal an. En fait, alors que nous plongions la tête la première dans la dernière tentative de révolution communiste en Europe, c'est dans la sphère des relations interpersonnelles que nous étions en train de faire une révolution... Mais nous n'en avions pas vraiment conscience, pris comme nous l'étions dans des schémas anciens. Nous avions alors 20 ans, quelques-uns plus, d'autres moins. Et nous avions un désir débordant de mordre la vie, de plonger de tout notre corps dans une aventure enivrante, de profiter au maximum de tout ce que la vie pouvait nous offrir, ici, tout de suite, sans attendre ni le paradis céleste, ni le grand soir. "Qu'est-ce que vous voulez ?", nous demandait-on. On répondait : "Nous voulons tout !"