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Poésie et conversion au Moyen Age
Zink Michel
PUF
22,50 €
Épuisé
EAN :9782130536529
Le Moyen Âge associe la poésie au paganisme antique. Il la juge doublement mensongère, parce que son objet est la fable et parce que le poète est un personnage sacré dans le monde païen. Chargée de séductions dangereuses, art de l'ornement et non de la vérité, elle est inutile à la révélation chrétienne qui ne voit nullement en elle un mode de médiation avec le divin. Pourtant, à mesure qu'elle prend une nouvelle conscience d'elle-même, la poésie revendique sa place dans le mouvement de la conversion, qui est pour le Moyen Âge chrétien le tout de la vie, et elle s'attribue même une inspiration divine à laquelle elle n'osait plus prétendre. On peut lire dans l'histoire de la poésie médiévale la conquête d'une légitimité au regard de la foi. Plus souvent, plus fondamentalement qu'on ne croit, le poète se veut prophète et aspire à être, comme on le dira de Dante, poeta theologus.
Résumé : Y a-t-il une littérature à une époque où ce mot n'existe pas et où ni la nature du texte, ni l'usage de l'écrit, ni le mode de diffusion des ?uvres ne correspondent à ceux que ce terme implique aujourd'hui ? Quelles ont été les conditions de la genèse de la littérature du Moyen Age et comment se sont épanouies la chanson de geste, la poésie lyrique, et le roman ? En quoi l'idée que le Moyen Age se fait de la littérature est-elle si différente de celle des siècles qui ont suivi ? Le Moyen Age est le moment où nous pouvons saisir notre civilisation et notre littérature dans leur état primitif. La source de la littérature française se situe au Moyen Age, d'où elle coule de façon continue jusqu'à nous. La connaissance de ses origines médiévales est alors indispensable à sa compréhension. Parcourant une période de cinq siècles dans une approche thématique et chronologique, Michel Zink offre un exposé clair et cohérent de cette littérature qui, ne se laissant pas aborder à travers les poncifs des autres époques, révèle toute sa richesse et son attrait.
Ce livre est une plongée dans les lectures de mon enfance : livres de classe, romans pour enfants ou que j?ai lus enfant, contes, poèmes.L?amour des livres est un amour d?enfance. Non seulement l?enfant a des impressions plus vives, mais il comprend avec une pénétration instinctive qu?il perd en devenant adulte. Même ce qu?il ne comprend pas, il le comprend mieux que quand il le comprendra. Seuls les enfants savent lire.Notes Biographiques : Michel Zink a suivi une carrière universitaire qui l?a conduit de l?École normale supérieure au Collège de France, où il a occupé de 1994 à 2016 la chaire de Littératures de la France médiévale, et à l?Académie des inscriptions et belles-lettres, dont il est le Secrétaire perpétuel. Mais il est aussi l?auteur de romans et de contes. Il a été élu en 2017 à l?Académie française.
Résumé : L'humiliation nous révulse parce que nous la redoutons mais aussi parce que nous nous identifions à l'humilié. Signe d'exclusion, marque d'infamie, elle éveille en nous une douloureuse empathie. Cette ambivalence, le Moyen Age nous l'a léguée. Dans la société féodale et chevaleresque comme dans celle de l'Antiquité et dans bien d'autres, chacun doit tenir son rang et rien n'est pire que de perdre l'honneur. Mais le monde médiéval adhère profondément à une religion de l'humilité fondée sur une scène d'humiliation, la passion du Christ. Il est ainsi partagé entre deux idéaux contradictoires. Comment parvient-il à concilier cette contradiction ? Comment considère-t-il Lancelot montant dans sa charrette ? Comment le poète lépreux, que sa maladie, souvent vue comme une punition divine, condamne à l'exclusion et à la honte, se voit-il lui-même ? A travers récits et poèmes du Moyen Age, Michel Zink déchiffre des attitudes qui éclairent les nôtres et nous renvoient à nos propres contradictions.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».