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L'humiliation, le Moyen Age et nous
Zink Michel
ALBIN MICHEL
22,45 €
Épuisé
EAN :9782226319036
L'humiliation nous révulse parce que nous la redoutons mais aussi parce que nous nous identifions à l'humilié. Signe d'exclusion, marque d'infamie, elle éveille en nous une douloureuse empathie. Cette ambivalence, le Moyen Age nous l'a léguée. Dans la société féodale et chevaleresque comme dans celle de l'Antiquité et dans bien d'autres, chacun doit tenir son rang et rien n'est pire que de perdre l'honneur. Mais le monde médiéval adhère profondément à une religion de l'humilité fondée sur une scène d'humiliation, la passion du Christ. Il est ainsi partagé entre deux idéaux contradictoires. Comment parvient-il à concilier cette contradiction ? Comment considère-t-il Lancelot montant dans sa charrette ? Comment le poète lépreux, que sa maladie, souvent vue comme une punition divine, condamne à l'exclusion et à la honte, se voit-il lui-même ? A travers récits et poèmes du Moyen Age, Michel Zink déchiffre des attitudes qui éclairent les nôtres et nous renvoient à nos propres contradictions.
Ce livre est une plongée dans les lectures de mon enfance : livres de classe, romans pour enfants ou que j?ai lus enfant, contes, poèmes.L?amour des livres est un amour d?enfance. Non seulement l?enfant a des impressions plus vives, mais il comprend avec une pénétration instinctive qu?il perd en devenant adulte. Même ce qu?il ne comprend pas, il le comprend mieux que quand il le comprendra. Seuls les enfants savent lire.Notes Biographiques : Michel Zink a suivi une carrière universitaire qui l?a conduit de l?École normale supérieure au Collège de France, où il a occupé de 1994 à 2016 la chaire de Littératures de la France médiévale, et à l?Académie des inscriptions et belles-lettres, dont il est le Secrétaire perpétuel. Mais il est aussi l?auteur de romans et de contes. Il a été élu en 2017 à l?Académie française.
Ce livre est un essai sur le Roman de la Rose de Jean Renart, roman atypique et sophistiqué du début du XIIIe siècle, généralement désigné aujourd'hui sous le nom de Roman de Guillaume de Dole, du nom de son héros, pour le distinguer du célèbre Roman de la Rose de Guillaume de Lorris et Jean de Meun. Dans ce dernier, la rose est la métaphore de la jeune fille aimée et de sa virginité. Dans le Roman de la Rose de Jean Renart, la rose, bien réelle, est une marque de naissance sur la cuisse de l'héroïne. Mais elle désigne le sexe féminin par contiguïté et déplacement - par métonymie, en somme. Le roman joue constamment de ce glissement en affichant une superficialité ostentatoire, qui contraste avec l'art littéraire et la pensée de son époque, anxieux de trouver sous la lettre un sens second et profond. Il ne cesse de révéler l'essentiel à travers l'accessoire : peut-être est-ce le secret même de l'art romanesque. Michel Zink est professeur au Collège de France et Secrétaire perpétuel de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. Il est l'auteur de nombreux ouvrages consacrés à la littérature du Moyen Age ainsi que de romans et de contes.
Résumé : "Celui qui lit dans une langue étrangère se fait une force de sa faiblesse. Il lit avec plus d'attention que dans sa langue maternelle. L'incompétence est pour lui un stimulant autant qu'un handicap. On lit mieux dans une langue qu'on sait mal". Comme il l'a fait de ses lectures d'enfance dans Seuls les enfants savent lire, Michel Zink se souvient ici de quelques-uns des livres lus au cours de sa vie en allemand, anglais ou italien, non qu'il possède parfaitement ces langues, mais au contraire parce que la paresse lui a trop souvent fait préférer le plaisir de la lecture à l'effort d'un apprentissage méthodique.
Résumé : Y a-t-il une littérature à une époque où ce mot n'existe pas et où ni la nature du texte, ni l'usage de l'écrit, ni le mode de diffusion des ?uvres ne correspondent à ceux que ce terme implique aujourd'hui ? Quelles ont été les conditions de la genèse de la littérature du Moyen Age et comment se sont épanouies la chanson de geste, la poésie lyrique, et le roman ? En quoi l'idée que le Moyen Age se fait de la littérature est-elle si différente de celle des siècles qui ont suivi ? Le Moyen Age est le moment où nous pouvons saisir notre civilisation et notre littérature dans leur état primitif. La source de la littérature française se situe au Moyen Age, d'où elle coule de façon continue jusqu'à nous. La connaissance de ses origines médiévales est alors indispensable à sa compréhension. Parcourant une période de cinq siècles dans une approche thématique et chronologique, Michel Zink offre un exposé clair et cohérent de cette littérature qui, ne se laissant pas aborder à travers les poncifs des autres époques, révèle toute sa richesse et son attrait.
Résumé : En 195 aphorismes, les Yoga-Sutras de Patanjali codifient l'enseignement d'une pratique traditionnelle plusieurs fois millénaire. C'est l'esprit même du Yoga qui se trouve ici décrit, résumé en une série de remarques lapidaires et lumineuses. Vrai traité de connaissance de soi, cet ouvrage est l'un des textes majeurs de l'humanité. Son message, transcendant les siècles, se révèle bien plus que moderne : essentiel.
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.