Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le village africain à l'école de l'eau. Clefs pour une ingénierie sociale et culturelle du développe
Zibi Joséphine
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782343021218
Depuis mes lointaines études au Cameroun jusqu'à mes études universitaires en France, j'ai passé vingt ans de questionnement et d'errance dans la planète des savoirs élaborés. Vingt ans pour trouver une réponse à la question que je m'étais moi aussi posée depuis très longtemps, une question sans cesse amplifiée par les difficultés de l'Afrique : pourquoi ça ne marche pas ? Pourquoi, au bout d'un siècle de scolarisation, les populations africaines n'arrivent-elles pas à s'approprier le savoir technique et scientifique qu'elles côtoient chaque jour, sans vraiment l'habiter ? Pourquoi ce savoir venu d'ailleurs reste-t-il toujours comme juxtaposé à l'individu, tout en lui cachant si bien les mécanismes de son fonctionnement ? Si les recherches universitaires m'ont donné les moyens théoriques pour comprendre les cultures de l'oralité en général, ce sont les villageois camerounais qui, en s'engageant dans une expérience de vérité avec des ingénieurs et des techniciens bénévoles français - à travers des projets d'eau potable -, ont fourni la réponse la plus appropriée à mes questions. Aussi, mis à part son volet technique, un projet d'eau potable représente un levier fondamental du progrès social et culturel pour l'Afrique, à condition toutefois de définir, point par point, ces enjeux, avec les populations bénéficiaires. Faute de quoi, les populations ratent une occasion de choix de réaliser une mutation culturelle comprise par tous. Cet exposé en appelle donc à une reconsidération des besoins spécifiques des populations du Sud et à un renouvellement des méthodes d'action, en vue d'un développement durable en Afrique aussi.
Beaucoup d'hommes et de femmes du XXIe siècle consacrent la majorité de leur temps à travailler. Mieux encore, ils accordent plus d'importance à leur travail et à l'argent qu'à leur famille. Or, l'argent ne peut pas acheter l'unité familiale. On n'obtient cette unité qu'en passant du temps avec sa famille, et en l'entourant d'amour et d'attention. Les membres de la famille, particulièrement les enfants, oublient facilement les jouets et autres gadgets technologiques qui leur sont offerts, jamais les beaux moments. Préoccupés comme tous les peuples par la recherche de ce qui constitue une existence heureuse et réussie, nos ancêtres ne sont pas allés chercher la réponse à cette question dans la conquête de l'univers, ni dans l'accumulation matérielle écrasante, ni dans la domination systématique des autres peuples : ils l'ont trouvée en l'homme dont l'harmonie avec lui-même, avec les autres hommes, avec la nature, leur a semblé constituer le secret d'une existence réussie, à la portée de tous, pourvu qu'une éducation appropriée et bien menée en indique le chemin. Aussi se sont-ils attachés à cultiver soigneusement tout ce qui pouvait, selon eux, aider le mieux l'homme à atteindre cette harmonie aussi bien dans sa dimension personnelle que dans sa dimension sociale, celle d'avec la nature étant conditionnée par sa réussite dans la réalisation de cette double dimension.
Depuis mes lointaines études au Cameroun jusqu'aux études universitaires en France, vingt ans ont passé. Vingt ans de questionnement et d'errance dans la planète des savoirs élaborés. Vingt ans pour trouver une réponse à la question que je m'étais moi aussi posée depuis très longtemps ; une question sans cesse amplifiée par les difficultés de l'Afrique : pourquoi ça ne marche pas ? Pourquoi au bout d'un siècle de scolarisation, les populations africaines n'arrivent-elles pas à s'approprier le savoir technique et scientifique qu'elles côtoient chaque jour, sans vraiment l'habiter ? Pourquoi ce savoir venu d'ailleurs reste-t-il toujours, comme juxtaposé dans l'individu, tout en lui cachant si bien les mécanismes de son fonctionnement ? Si les recherches universitaires m'ont donné les moyens théoriques pour comprendre les cultures d'oralité en général, ce sont les villageois camerounais qui, en s'engageant dans une expérience de vérité avec des ingénieurs et des techniciens bénévoles français, à travers des projets d'eau potable, ont fourni la réponse la plus appropriée à mes questions. Aussi cette réponse pointe du doigt les enjeux concrets du progrès de l'Afrique actuelle. Elle invite par ce fait les partenaires du développement à un renouvellement des méthodes d'action en direction des populations rurales et urbaines africaines, ainsi que leurs institutions.
Dans la nuit du peuple / S'est levé le soleil, / Car une voix a semé / Dans l'esprit d'un jeune chevalier / La lumière et l'a consacré poète / Et en lettre de feu dans le ciel / S'est gravé : "Quand le poète écrit / C'est le divin qui parle en lui".
Zibi Vanessa ; Gogois Leslie ; Czerw Guillaume ; S
Résumé : Face à l'accélération du temps et des distractions, le shabbat marque une pause. Le dîner du vendredi offre un rituel précieux de communion et de partage avec les siens et fait l'objet d'une préparation et d'une attention particulières en cuisine. Shabbat dinners rend hommage à l'immense diversité de la cuisine juive et propose un voyage initiatique et gourmand à vocation universelle. Il fait revivre aux uns les émotions et saveurs des souvenirs de shabbat de l'enfance, apporte un souffle neuf dans les repas du vendredi soir ; et permet aux curieux de découvrir la richesse de ces spécialités. Avec plus de 90 recettes de shabbat (de famille, d'amis ou de chefs), ce livre est un répertoire culinaire authentique qui conjugue des recettes traditionnelles iconiques séfarades et ashkénazes, et des plats plus modernes, inspirés du courant israélien, dont certains ont été spécialement pensés pour les enfants. S'y ajoutent des recettes pour les fêtes du calendrier juif (Pessah, Rosh Hashana, Chavouot...), et des pas à pas pour réaliser les indispensables hallot (pains tressés) et autres pains de shabbat. Plus qu'un livre de recettes, Shabbat dinners s'enrichit de reportages inédits mettant en scène ces nourritures inspirées, dans lesquels des personnalités comme Perla Servan-Schreiber ou Florence Kahn font table ouverte et nous invitent à partager leur repas de shabbat... La magie du shabbat est ainsi mise à la portée de tous, avec toute la symbolique et la joie du partage qui entourent ce moment de fête. Shabbat shalom !
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.