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Littérature et philosophie
TOMICHE/ZARD
PU ARTOIS
20,00 €
Épuisé
EAN :9782910663834
Si la lecture philosophique des grandes ?uvres littéraires est aussi ancienne que la philosophie elle-même, ce n'est qu'assez récemment que la question du rapport entre littérature et philosophie s'est imposée, dans la critique littéraire, comme un objet de réflexion à part entière. La publication de cet ouvrage s'inscrit dans ce nouvel horizon de recherche. Il s'agit de montrer la manière dont se noue le dialogue - et, à l'occasion, la polémique, la joute ou le jeu - entre l'écriture d'une ?uvre littéraire et une pensée qui l'habite ou la traverse. Que devient une matière spéculative lorsqu'elle rencontre la littérature ? Sous quelle forme le philosophique intervient-il dans le texte littéraire ? À quelles conditions, et sous réserve de quelles altérations, un " contenu de pensée " se transmet-il littérairement ? Les contributions de ce recueil couvrent ainsi un champ très large, qui va de la poétique à l'herméneutique des textes littéraires. La Fontaine, Diderot, Laclos, Lewis Carroll, Proust, Musil, Péguy, Michaux et bien d'autres y sont convoqués. Les unes s'emploient à méditer sur les frontières mouvantes, mais plus persistantes qu'on ne le dit parfois, de la littérature et de la philosophie ; d'autres s'intéressent à la création de formes nouvelles, hybrides, dans lesquelles la pensée se révèle indissociable d'une poétique ; certaines sont attentives à la mise en cause de la philosophie - ou des philosophes - par les romanciers ; d'autres enfin s'attachent à illustrer une lecture philosophique des ?uvres littéraires, pour en éprouver les limites ou la fécondité. Tous les articles ont en commun le refus d'une conception " acosmique " de la littérature comme d'une approche trop étroitement formaliste de la critique. Ils confirment, par leur diversité et leur richesse, que la littérature a tout à gagner à sortir du tête-à-tête avec elle-même pour se mesurer aux sollicitations de la pensée.
La notion de modernité est communément associée à l'occident. Pourtant, si l'on en juge par la diversité des expressions de la modernité littéraire en Occident, il semble bien qu'il y ait des modernités occidentales, parallèles ou en concurrence. Au-delà de l'analyse de la diversité des modernités en Occident, ce volume élargit le questionnement : les modernités littéraires sont-elles essentiellement occidentales et se sont-elles diffusées hors d'Occident ? Nombreuses sont les approches qui remettent aujourd'hui en question une telle perspective occidentalo-centrée.
La première moitié du XXe siècle a vu un incontestable développement de réécritures de grands mythes grecs et romains et de reprises de figures de l'Antiquité, tant dans des oeuvres qualifiées de "néo-classiques" (Orphée de Cocteau, Oedipe de Gide par exemple) que dans des productions des avant-gardes qui s'affirment à cette époque (Les Mamelles de Tiresias d'Apollinaire, Ulysses de Joyce ou The Waste Land de TS Eliot, pour n'en citer que quelques-unes). Les enjeux esthétiques de la réappropriation de ces mythes et figures de l'Antiquité gréco-romaine ne peuvent être pleinement mesurés que si sont prises en compte les implications idéologiques et philosophiques de ce même phénomène. La Grèce dans l'Allemagne nazie, Rome dans l'Italie fasciste, le "mythe" et le "sacré" dans la pensée de leurs théoriciens ne revêtent évidemment pas les mêmes significations que pour des défenseurs de l'humanisme et de la démocratie. Et on ne peut plus parler de la même façon de Dionysos, d'Apollon et d'Oedipe après Nietzsche et Freud. Quelles idées de l'homme, de la cité et de l'art sont en cause et en jeu lorsque des "modernes" reviennent à la matière des mythes antiques ou utilisent des figures de l'Antiquité gréco-romaine ?
On assiste depuis les années 1990 à l'expansion inédite, dans toutes les sphères d'activité étrangères au champ artistique (du marketing à la vie sociale promue par les réseaux en ligne), d'usages stratégiques du récit désormais regroupés sous le terme de "storytelling" , ou "communication narrative". Ce phénomène nouveau rend plus sensible la dimension "contre-narrative" - de résistance aux récits dominants dans le discours social - caractéristique de certaines pratiques littéraires qui se donnent pour tâche de remettre en cause les "identités" prescrites par les instances du pouvoir. Les études littéraires féministes d'une part, les études sur les littératures postcoloniales d'autre part, ont de longue date mis en évidence cette visée "contre-narrative" inhérente à certaines entreprises littéraires engagées dans la remise en cause des assignations genrées et des assignations identitaires en contexte (dé)colonial. Cet ouvrage se propose d'interroger à nouveaux frais ce potentiel de résistance, dans le contexte nouveau d'un storytelling néolibéral devenu hégémonique, en mettant en évidence la façon dont certaines oeuvres de fiction littéraire pensent l'intrication des différents facteurs de domination susceptibles de peser sur les destinées individuelles.
L'opposition " correct/incorrect " sert ici de base à un ensemble cohérent d'études portant sur la nature de la traduction, les décalages qu'elle doit accepter ou éviter, la perception et le rendu des valeurs de la ponctuation, la défense des éléments " périphériques " tels que les épigraphes (à partir d'un corpus de traductions d'Ann Radcliffe), la traduction de la théâtralité (à partir de versions successives du Misanthrope), l'exploration d'une des limites de la traduction avec le dialecte, comme incorrection et infraction sociale (dans L'Amant de Lady Chatterley). le traitement de certains effets stylistiques du prétérit anglais, une réflexion cognitiviste sur les généralisations observables en traduction à partir des spécificités linguistiques et des tendances des discours, et enfin une réflexion sur l'adéquation de certaines étiquettes visant à caractériser les options de traduction. Les études de ce volume, abondamment illustrées d'exemples, proposent une vision réaliste de la traduction, qui contribue à affirmer notre perception de l'essence de cette opération tout en faisant apparaître plus clairement les paramètres des actes de jugement et de production sur lesquels elle repose.
Comment peut-on s'engager dans les sports à risque ? La présente étude sociologique voudrait répondre aux énigmes que présentent ces pratiques. Car ces disciplines sportives interpellent : elles sont des activités de loisirs dans lesquelles la vie est mise en jeu. C'est par l'enquête menée sur les terrains de parachutisme, de BASE-jump, d'alpinisme ou de parapente que ce livre participe à la compréhension et à l'explication des engagements dans ces sports. D'abord en éclairant les parcours de vie qui conduisent à ces activités. Entre dispositions et situations, se construisent des engagements pluriels, mus par le jeu complexe d'influences biographiques et contextuelles façonnées par le genre. Ensuite en rendant compte des modes de pratiques, notamment dans les rapports que nouent les adeptes, hommes et femmes, avec les risques et les prises de risque. Enfin, en montrant comment s'établissent les rapports sociaux de sexe dans ces espaces sociaux "masculins", entre évolutions, reconfigurations et permanences. Cette étude des sports à risque apporte ainsi une contribution à la connaissance des dynamiques biographiques, des prises de risque et du genre.
Il n'existe pas pour l'instant de volume spécifiquement consacré à Joris-Karl Huysmans critique d'art des primitifs allemands et flamands. Ce volume veut réparer cet oubli en accordant une place prépondérante aux Trois Primitifs, et en particulier à l'analyse du retable d'Issenheim de Grünewald. Cet essai qui ne veut pas se contenter d'être un bilan, une somme, se livrera à une analyse détaillée de l'imaginaire dermographique de la critique d'art huysmansienne (d'où le titre du livre évidemment). Dans son désir de sublimation Huysmans veut toujours exténuer les intériorités physiologiques pour les faire passer sur l'extériorité épidermique. C'est cette fort complexe opération que mettra à jour le livre, montrant qu'à cet égard il existe une véritable solidarité, pour le moins inattendue, entre les premiers textes consacrés aux impressionnistes et ceux consacrés aux primitifs après la conversion. Mais en vérité s'agit-il encore vraiment de peinture une fois que Huysmans a rejoint l'église ?
De Gaulle, Vendroux, la Résistance, autant de figures et de thèmes connus et méconnus. Le colloque qui s'est tenu à Calais en 2010 les aborde et apporte sa pierre au grand édifice de l'histoire. La Résistance dans le Nord de la France, le Gaullisme et les attaches du Général et de son épouse Yvonne Vendroux à la région, à Calais, à Boulogne étaient au coeur de ces journées. Cette publication s'adresse donc à un public élargi tant les aspects évoqués sont variés. Comment la Résistance se met en place dans le Pas-de-Calais ? Comment ces thèmes ont-ils été évoqués dans les manuels scolaires ? Quels itinéraires pour De Gaulle et la famille Vendroux dans cette période et après ? Qu'en est-il resté politiquement ? Quelles visions les musées régionaux nous offrent-ils ?