
Modernités antiques. La littérature occidentale et l'Antiquité gréco-romaine dans la première moitié
La première moitié du XXe siècle a vu un incontestable développement de réécritures de grands mythes grecs et romains et de reprises de figures de l'Antiquité, tant dans des oeuvres qualifiées de "néo-classiques" (Orphée de Cocteau, Oedipe de Gide par exemple) que dans des productions des avant-gardes qui s'affirment à cette époque (Les Mamelles de Tiresias d'Apollinaire, Ulysses de Joyce ou The Waste Land de TS Eliot, pour n'en citer que quelques-unes). Les enjeux esthétiques de la réappropriation de ces mythes et figures de l'Antiquité gréco-romaine ne peuvent être pleinement mesurés que si sont prises en compte les implications idéologiques et philosophiques de ce même phénomène. La Grèce dans l'Allemagne nazie, Rome dans l'Italie fasciste, le "mythe" et le "sacré" dans la pensée de leurs théoriciens ne revêtent évidemment pas les mêmes significations que pour des défenseurs de l'humanisme et de la démocratie. Et on ne peut plus parler de la même façon de Dionysos, d'Apollon et d'Oedipe après Nietzsche et Freud. Quelles idées de l'homme, de la cité et de l'art sont en cause et en jeu lorsque des "modernes" reviennent à la matière des mythes antiques ou utilisent des figures de l'Antiquité gréco-romaine ?
| Nombre de pages | 440 |
|---|---|
| Date de parution | 26/03/2014 |
| Poids | 608g |
| Largeur | 150mm |
| SKU: | 9782840161752 |
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| EAN | 9782840161752 |
|---|---|
| Titre | Modernités antiques. La littérature occidentale et l'Antiquité gréco-romaine dans la première moitié |
| Auteur | Gély Véronique ; Parizet Sylvie ; Tomiche Anne |
| Editeur | PARIS OUEST |
| Largeur | 150 |
| Poids | 608 |
| Date de parution | 20140326 |
| Nombre de pages | 440,00 € |
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Revue de littérature comparée N° 352, 4/2014 : Comparatismes à travers le monde I
Gély Véronique ; Brunel Pierre ; Pageaux Daniel-HeGlyn HAMBROOK, "Quoiqu'elle ne pousse ni grands gestes ni grands cris" . La littérature comparée en Grande-Bretagne, RLC LXXXVIII, n° 4, octobre--décembre 2014, p. 393-408. Après avoir reparcouru les étapes décisives du développement de la littérature comparée en Grande-Bretagne, cet article examine la situation actuelle de la discipline. Sont étudiés en particulier les débats autour de la "crise" de la littérature comparée, ses relations avec la traductologie, les études post-coloniales et la littérature mondiale, la réponse apportée à l'hégémonie de l'anglais, ainsi que les possibles orientations à venir au sein de la discipline. Geert LERNOUT, La littérature comparée dans les Pays Bas, RLC LXXXVIII, n° 4, octobre--décembre 2014, p. 409-418. La Hollande et la Belgique, carrefours européens, ont toujours été ouvertes aux autres langues et cultures, ce qui faisait d'elles le lieu idéal pour des départements de littérature comparée. Malheureusement, les modifications des compétences linguistiques exigées dans l'enseignement secondaire et la diminution du financement des humanités ont eu un effet très négatif sur l'étude des autres littératures aux Pays-Bas. Christiane SOLTE-GRESSER, La littérature comparée dans les pays germanophones : Histoire, état actuel et perspectives, RLC LXXXVIII, n° 4, octobre--décembre 2014, p. 419-434. Cette contribution propose une vue d'ensemble de la discipline de la Littérature Comparée en Allemagne, en Autriche et en Suisse, par le biais d'une double approche historique et systématique. L'axe diachronique reconstruit dans un premier temps la (pré)histoire de la 'pensée comparatiste' hors des institutions universitaires, pour suivre ensuite l'évolution de la Littérature Com-parée en tant que discipline universitaire dans l'espace germanophone. 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L'article présente l'évolution de la littérature comparée en Espagne à partir de la décennie 1980 jusqu'à nos jours. Sont plus particulièrement étudiés les faits marquants, les principaux travaux et études, les publications et les revues et les personnalités qui ont marqué cette évolution, en particulier la figure de Claudio Guillén. Paolo PROIETTI, La littérature comparée en Italie, RLC LXXXVIII, n° 4, octobre--décembre 2014, p. 455-465. Cet essai offre une synthèse critique des tendances méthodologiques suivies par les études de littérature comparée en Italie aujourd'hui et, en même temps, il fait le point sur la position de la discipline au sein de l'université italienne. Une perspective historique sur les pionniers de la discipline en Italie constitue la prémisse nécessaire pour un gros plan qui se concentre sur les activités entreprises dans le monde universitaire à partir des années 80. 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Tone SMOLEJ, A Short History of Slovene Comparative Literature Studies (1925-2015), RLC LXXXVIII (in French), no. 4, oct. -dec. 2014, p. 475-488. The paper focuses on Anton Ocvirk (1907-1980), founder of Slovene comparative literature studies and author of the Theory of Comparative Literary History (1936), the third book of its kind in the world : on Dusan Pirjevec (1921-1977), author of an inventive theory of the novel ; and on Janko Kos (1931-), author of the monumental Comparative History of Slovene Literature (1987). The last section presents contemporary Slovene achievements in this field, classified by discipline.ÉPUISÉVOIR PRODUIT20,00 € -

Revue de littérature comparée N° 343, 3/2012
Gély Véronique ; Brunel Pierre ; Pageaux Daniel-HeRésumés Christine LOMBEZ, "L'étude des textes littéraires traduits : un nouvel objet d'investigations en littérature comparée ?" , RLC LXXXVI, n° 3, juillet-septembre 2012, p. 261-271. Si la littérature comparée fonde ses investigations sur des textes traduits, la prise en compte de la traduction au sein des études littéraires en France n'a pas toujours été nettement affirmée, la primauté ayant été souvent donnée aux notions d' "influences" ou de "réception" pour rendre compte de l'étranger au sein de la littérature française. Les manuels de littérature comparée parus depuis la fin des années 1960, qui font une place assez inégale à la question de la traduction dans les études littéraires comparatistes, en témoignent. 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S'ensuivirent deux autres adaptations de la pièce française : Love and Avarice, de J. V. Bridgeman (1853) et, avec bien plus de succès, Daddy Hardacre, de John Palgrave Simpson (1857), qui inspira, à son tour, une imitation destinée à la scène anglaise. Le présent article a pour but de retracer la fortune de ces différentes versions, ainsi que de confronter les différentes manières dont le récit balzacien et ses personnages furent dotés d'une nouvelle identité anglo-saxonne. J. A. Garrido ARDILA, "Le précurseur suédois de l'esperpento espagnol : Spöksonaten de Strindberg et Luces de Bohemia de Valle-Inclán" (in English), RLC LXXXVI, n° 3, juillet-septembre 2012, p. 283-301. La pièce de Valle-Inclán, Luces de Bohemia (Lumières de Bohème, 1920) est considérée comme le premier exemple du genre théâtral mis au point par Valle-Inclán, l'esperpento ; celui-ci se caractérise principalement par la déformation satirique et la déshumanisation des personnages, qui annoncent l'existentialisme. 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In relevant publications since the 1960s, more traditional notions such as that of "influence" or "reception" have instead been privileged as hermeneutic tools to account for the presence of foreign elements in French literature, overshadowing for decades the dynamics of translation processes and of translators. The present paper aims to assess under which circumstances translations have recently emerged, slowly but steadily, as a literary topic of its own right in the field of Comparative Literature in France, casting a new light on the way French literary history has been (or is still being) written. Michael Tilby, A Miser's Daughter : Awareness of Balzac's Eugénie Grandet in Nineteenth-century England, RLC LXXXVI, no 3, juillet-septembre 2012, p. 273-282. Monolingual English readers had to wait until 1859 for a translation of Eugénie Grandet. Yet, in most cases unbeknown to them, London theatregoers had some familiarity with Balzac's story well before that. In 1835, John Millingen's free adaptation of La Fille de l'Avare, itself a dramatized re-working of Balzac's novel by Bayard and Duport, was briefly staged at London's Theatre Royal. It was followed by two further adaptations of the French play : J. V. Bridgeman's Love and Avarice (1853) and, much more successfully, John Palgrave Simpson's Daddy Hardacre (1857), which, in turn, spawned yet another play for the English stage. The present article traces the fortunes of these different versions and compares and contrasts the ways in which Balzac's story and characters are translated to English settings. J. A. Garrido ARDILA, The Swedish Precursor of the Spanish Esperpento : Strindberg's Spöksonaten and Valle-Inclán's Luces de Bohemia, RLC LXXXVI, no 3, juillet-septembre 2012, p. 283-301. Valle-Inclán's play Luces de Bohemia (Lights of Bohemia, 1920) is regarded as the first specimen of Valle-Inclán's theatrical genre esperpento-characterised mainly by its satiric deformation and dehumanisation of characters with stints of pre-existentialism. The esperpento has traditionally been considered a quintessential Spanish genre. This article analyses comparatively Lights of Bohemia and Strindberg's drama Spöksonaten (The Ghost Sonata, 1907) and shows that the features and tone of the esperpento coincide with those in Strindberg's play. It is hence suggested that the esperpento is an expression of European Modernist literature instead of an exclusively Spanish genre.ÉPUISÉVOIR PRODUIT20,00 € -

Ganymède ou l'échanson. Rapt, ravissement et ivresse poétique
Gély VéroniqueSur le monde je porterai le regard clair prêté par l'aigle à Ganymède", écrivait Jean Genet dans le Journal du voleur. Enigmatique et silencieux, arraché à la terre par l'aigle de Jupiter, le jeune Troyen devint l'échanson des dieux, immortalisé dans la constellation du Verseau. Avant que la critique contemporaine fasse de lui un emblème de l'homosexualité, Ganymède a inspiré autant les arts figurés (Botticelli, Le Corrège, Michel-Ange, Rubens, Rembrandt, Flatters, Thorvaldsen, Pallez, Turcan...) que, depuis les épisodes homérique et ovidien, une riche littérature: on le retrouve en particulier dans l'?uvre de Dante, de Géngora, de Du Bellay, dans le théâtre de Marlowe et de Shakespeare, à l'âge romantique dans le poème de Goethe devenu lieder de Schubert et de Wolf, dans les poésies de Hölderlin, de Lamartine et de Musset, au siècle suivant dans les ?uvres de Jacques d'Adelswärd-Fersen, de Forster, de Thomas Mann... Ganymède illustre la beauté du corps masculin et son érotisme, mais aussi une idée de la jeunesse éternelle; son rapt peut être une image du sublime, et, par sa fonction d'échanson divin, il incarne une certaine conception de l'inspiration et de l'enthousiasme poétiques dont on trouve un pendant dans les poésies arabe et persane. Les études ici réunies se proposent, dans une perspective comparatiste et pluridisciplinaire, de découvrir la complexité et les enjeux de ce mythe étonnamment moderne.ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,00 € -

L'INVENTION D'UN MYTHE : PSYCHE. ALLEGORIE ET FICTION, DU SIECLE DE PLATON AU TEMPS DE LA FONTAINE.
GELY VERONIQUELa fable de Psyché", écrivait Charles Perrault dans les dernières années du XVIIème siècle, "est une fiction toute pure et un conte de vieille" : contre l'opinion établie, il récusait la valeur allégorique du récit légué par Apulée et modernisé par La Fontaine. Ce statut nouveau permettait à Psyché d'entrer dans la mythologie commune, qui l'avait longtemps tenue à l'écart. Tout comme les errances et la quête de Psyché elle-même, la compétition entre allégorie et fiction, termes clés de l'herméneutique et de l'esthétique classiques, avait pour enjeux la vérité et la beauté. Cet ouvrage s'attache d'abord à réhabiliter les allégories de Psyché, en montrant leur richesse et leur capacité d'invention poétique depuis l'Antiquité jusqu'à la Contre-Réforme, qui a vu Psyché triompher comme fable chrétienne dans la poésie et sur les théâtres européens. Il montre ensuite comment la contestation de l'allégorie a déplacé - du champ de la morale et de la théologie vers celui de l'esthétique - la mise en cause des sens et de la sensualité : l'interdit qui empêche Psyché de voir la forma du dieu est devenu dans les littératures européennes le lieu d'une réflexion sur les formes et les genres de ces mêmes littératures.ÉPUISÉVOIR PRODUIT112,00 €
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Esthétique du rire
Vaillant AlainRésumé : Longtemps relégué dans l'ombre, le rire est aujourd'hui à la mode. Mais on s'intéresse presque toujours au rire pour d'autres raisons que le rire lui-même. On veut démontrer ses significations philosophiques, exalter ses vertus esthétiques, comme s'il fallait toujours s'excuser de rire et de faire rire. A rebours, L'Esthétique du rire veut s'en tenir au rire. D'abord, en rappelant son irréductible unité, malgré toutes les variantes ou sous-catégories qu'il est loisible d'énumérer (l'ironie, le burlesque, la satire, la blague, la parodie, la farce, etc.). Ensuite, en affirmant avec force que, s'il existe bien un art du rire, il n'est rien d'autre que l'art de faire rire, avec le plus de force et de plénitude possible. Pour saisir cette dynamique du rire, il fallait un dialogue entre les spécialistes du Moyen Age, des siècles classiques et de la modernité post-révolutionnaire. Mais l'histoire ne doit pas faire oublier l'essentiel: la nature anthropologique du rire. Le mécanisme comique plonge dans les zones les plus mystérieuses de l'homme: dans l'inconscient que refoule le moi sérieux; dans les mondes merveilleux de l'enfance; plus généralement, dans un stade archaïque et primitif de l'homme. L'art du rire opère la mystérieuse transfiguration des ténèbres opaques de l'intimité humaine en bruyant feu d'artifice. Et ce sont les extases d'imagination induites par cette inversion miraculeuse qui fait du rire un phénomène d'ordre esthétique.ÉPUISÉVOIR PRODUIT26,00 € -
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Guy Goffette ou la poésie promise
Maulpoix Jean-Michel ; Lemaire Jean-Pierre ; BorieJean-Michel Maulpoix Vie commune ou vie promise? Il est peu d'oeuvres poétiques contemporaines qui invitent autant que celle de Guy Goffette à poser radicalement la question de l'expression lyrique. Tous les ingrédients que la tradition répète à loisir, en effet, sont là: expression du sentiment, aspiration à l'idéal, mélancolie, déploration du temps passé ou perdu, primauté de la voix et valorisation des ressources musicales du langage... Or nous sentons bien que chacun de ces motifs est trop stéréotypé ou trop vague pour rendre compte des subtils enjeux de cette écriture. Pour y voir un peu clair, il faut aller plus loin: chercher vraiment à entendre ce que la poésie réclame et ce pourquoi elle porte plainte. Il convient d'observer tout d'abord que la parole poétique de Goffette entre plus directement et vivement dans l'intime que tout autre. Elle ne l'exprime pas, elle le traque, le débusque, le poursuit parmi ses contradictions et ses jeux de masques, ses leurres, ses faux-semblants, ses bonnes et ses mauvaises consciences... Elle interpelle, questionne, insiste, malmène; elle tutoie et rudoie, elle parle du «je» comme d'un autre; elle y met la plume comme on y met le fer, avec l'espoir qu'il accouche d'une vérité. Cette vérité concerne moins le poète que son lecteur dont la figure se trouve curieusement prise au beau milieu de cette espèce d'intime scène de ménage dont le sujet lyrique est le théâtre. C'est de la vie commune, dans les deux sens du terme, qu'il est ici question... Du sort de tous et de chacun tel qu'il se connaît décousu et tel qu'il aspire à une chimérique unité La poésie lyrique regarde l'existence dans l'angle du sentiment et demande: qu'est-ce que la vie d'un homme, avec ses «amours de bric et de broc, toujours plus ou moins contrariées»? Ainsi donne-t-elle à entendre de combien de lignes de fuite, de bosses et de creux, une existence humaine est faite, ce qu'elle suppose de prétentions éconduites et d'espérances déçues. Si le Temps ainsi presse sur l'âme et la fait gémir dans le noir, si l'avenir jamais ne tient ses promesses, c'est que nous sommes travaillés d'étranges désirs, peu cohérents, mal explicables, et qui nous conduisent si souvent à trahir l'amour même que nous aurions bien mauvaise grâce à déplorer qu'il nous manque! À travers sa fièvre de comparaisons et de métaphores, l'écriture lyrique de Guy Goffette semble à la recherche d'une image, d'une formule ou d'une clef, qui la délivrerait enfin de son mal en le nommant une fois pour toutes... Mais un tel salut ne vient pas. Les mots ne sont que de l'herbe sèche que l'on arrache, ou des poignées de sable que l'on jette au vent. L'écriture ne peut que «remâcher» indéfiniment ses larmes. En vers ou en prose, elle est contrainte de déchirer et repriser les mêmes phrases tristes et coupables. Telle est la punition du poète-Pénélope qui attend en vain le retour du sens et de la pureté perdue! La poésie de Guy Goffette diagnostique cruellement l'incurable maladie dont souffre la vie commune. Nous autres, frères humains, sommes un bien curieux mélange de liens et de coupures! Comme la poésie même en ses filages et ses césures... Tout poème est un «manteau de fortune», un canevas de fuites et d'attaches. Partance: tel pourrait être, en définitive, sous la plume de Goffette, le mot-clef du mal-être. Comme on le dit d'une vieille barque accrochée à la rive, que le courant aspire, et qui tire en vain sur sa corde...ÉPUISÉVOIR PRODUIT11,00 € -
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