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La route du jade
Zarcone Thierry
AUTREMENT
20,30 €
Épuisé
EAN :9782746700970
Vue de l'Occident, la route de la Soie serait reine. Reine des routes caravanières reliant les confins de l'actuel Iran à la Grande Muraille. Vues d'Orient, les mêmes voies empruntées furent l'objet d'un tout autre commerce : celui du jade et des chevaux, denrées autrement plus précieuses aux yeux des Chinois que ne le fut la soie pour les Occidentaux... Le jade, cette pierre sacrée qui conférait puissance et protection à leurs empereurs, les Chinois l'ont fait venir pendant plus de deux mille ans des oasis du centre de l'Asie. Extraite des mines des Monts de la Lune dans l'Himalaya et récoltée dans les rivières qui vont mourir dans le désert du Taklamakan, la pierre a fait la célébrité de ces cités-oasis d'où les caravanes partaient. La route du jade longeait le Tibet du Nord et les régions les plus hostiles de l'Asie, les plus reculées du monde, où les voyageurs se perdent encore. Ainsi cette pierre cheminait-elle vers le Levant, la soie vers l'Occident. D'un blanc laiteux et translucide à l'aspect de l'huile figée ou de la cire - indices de préciosité -, elle n'avait pas la couleur que nous lui connaissons aujourd'hui. Commerce d'État au seul bénéfice de l'Empereur, unique personne autorisée à le porter, objet d'opérations de contrebande à grande échelle, le jade fascinait les grands et les simples ; tous rêvaient de porter la pierre féerique, symbole du pouvoir, de la vitalité, et la plus parfaite représentation terrestre du principe du yang.
Les peuples d'Asie septentrionale reconnaissent parmi eux des individus doués de qualités hors du commun à qui ils confient la gestion des relations avec le monde invisible. Le terme utilisé en Occident pour les désigner, "chamane", appartient aux langues toungouses de Sibérie. Au cours de rituels destinés à une communauté, une famille ou un individu, les chamanes font surgir dans leurs chants des esprits anthropomorphes et zoomorphes et miment les dialogues, négociations et combats qu'ils mènent avec eux. Par la force ou l'habileté, le chamane obtient ainsi pour ceux qui le consultent la guérison, la fécondité, le succès à la chasse ou le croît du bétail. Les traditions chamaniques d'Asie centrale et septentrionale présentent une forte unité, notamment en raison de la continuité du fond culturel turco-mongol qui, au fil des migrations, s'est étendu jusqu'à l'Arctique et à la Méditerranée. Comme la plupart des positions sociales dans le monde turco-mongol, la fonction de chamane est fortement héréditaire. Dans les pratiques mêmes des chamanes, de nombreux thèmes directement issus de la civilisation nomade des steppes occupent une place centrale. Souvent assimilé à un guerrier ou un cavalier, le chamane d'Asie se distingue du chamane amérindien par l'attirail d'objets chamarrés dont il s'entoure: tambour, "armes", "cuirasse", "monture", cravache... La diffusion de l'islam en Asie centrale, à partir du VIIIe siècle, ne signe pas la fin du chamanisme, car celui-ci est recomposé avec cette nouvelle religion et, en particulier, avec sa forme mystique, le soufisme. Un phénomène semblable se produit dans les régions où le bouddhisme est introduit à partir du VIIe siècle (Tibet, Mongolie). Dans la nouvelle société musulmane, le chaman remplit généralement une fonction de thérapeute, parfois en association avec l'art du barde. Le XXe siècle a réuni dans un destin commun les chamanes d'Asie centrale et septentrionale, soumis aux persécutions des régimes communistes en URSS et en Chine. Vus comme des alliés de la classe dominante, de nombreux chamanes furent exilés et exécutés. Lorsque les pratiques chamaniques réapparurent au grand jour au début des années 1990, ce fut dans un monde nouveau. Si certains chamanes ont tenu à rester fidèles aux traditions perpétuées dans le secret pendant la période soviétique, d'autres ont choisi de s'adapter au monde urbanisé moderne en vendant leurs services dans le cadre d'associations. Dans les sociétés occidentales, les tenants du New Age prônent un "néochamanisme", dans lequel les rituels de guérison peuvent désormais s'enseigner, se transmettre, voire faire l'objet d'un commerce lucratif.
Résumé : Le contentieux autour de la vénération des saints et de leurs tombes déchire l'islam. Il oppose les radicaux aux musulmans traditionnels. Il provoque de nombreux attentats. Voici un livre pour faire le point sur un conflit qui pourrait enflammer les diasporas musulmanes d'Europe. Qu'est-ce que l'islam des tombeaux ? Pourquoi mobilise-t-il davantage de croyants que celui des mosquées ? Quels rituels lui sont attachés ? Que nous disent les confréries et les cheikhs, la grande philosophie arabe, la flamboyance du soufisme, la richesse symbolique d'une religion contre lesquels se dressent les salafistes ? Incontournable est le tombeau du saint, répond Thierry Zarcone. Car, depuis les premiers temps de l'islam, celui-ci occupe une place primordiale devenue, aujourd'hui, une ligne de fracture majeure dans une civilisation déchirée. Ainsi voyage-t-on de La Mecque à Tombouctou, du Maghreb aux routes de la soie et jusqu'aux confins du monde musulman, là où se mène depuis sept cents ans, bien avant les Talibans ou même le wahhabisme, cette guerre contre un islam populaire soupçonné d'idolâtrie. Pourquoi arrase-t-on des cimetières ? Comment les différents régimes, qu'ils soient modernistes ou islamiques, lorsqu'ils n'interdisent pas le culte des saints, s'emploient-ils à le contrôler, à le réguler, à l'instrumentaliser et, dans certains cas, à en faire une arme contre le radicalisme ? Thierry Zarcone remonte au temps des premiers califes et raconte treize siècles d'histoire pour mieux comprendre une actualité brûlante et donner à connaître toute la beauté d'une part de la civilisation islamique qu'on cherche à faire disparaître. Une fresque immense. Un ouvrage lumineux.
Résumé : Le cerf est un animal sacré, roi des forêts, de l'Asie centrale aux rives de l'Atlantique. Il est vénéré mais chassé, tué et mangé depuis des millénaires. Par son sacrifice, il nourrit, soigne et protège tant le corps des hommes que leur imaginaire. Animal guide, sa poursuite lance le chasseur sur les chemins de la conversion et il accompagne dans le christianisme comme dans l'islam la vie des vrais spirituels, servant de monture aux saints ou, pour la biche, donnant son lait aux ascètes. Il a conduit des peuples entiers vers des terres que les dieux leur destinaient. On retrouve ce grand communiquant au coeur des plus anciennes croyances sur le voyage des Anses, assurant le passage entre les vivants et les morts, entre les cieux et le monde d'en bas. Symbole de longévité et de résurrection, de par ses bois qui tombent chaque année quand il "refait" sa tête, le cerf est aux sources vives du sacré dans le monde des religions du Livre. Ce sont les multiples et fascinantes facettes de ce métissage culturel, des grottes de la préhistoire à l'urbanisation contemporaine, que ce travail s'est efforcé de mettre en lumière.
De l'Empire ottoman à la démocratie de ce début du XXIe siècle, la Turquie a accompli sa révolution politique et culturelle. Dès la fin du XVIIIe siècle, l'Empire entreprend de se moderniser sur le modèle européen. Vaincu avec l'Allemagne, en 1918, le pays est occupé par les puissances victorieuses et menacé de démembrement. Mustafa Kemal, un jeune pacha proche des réformistes Jeunes-Turcs, prend la tête de la guerre de libération. Vainqueur sur le champ de bataille, il proclame la République et se donne pour objectif d'élever la Turquie au rang de grande puissance européenne. Prenant le nom d'Atatürk, "le Père des Turcs', il impose au pays des réformes radicales: adoption du principe de laïcité, abandon de l'écriture arabe au profit de l'alphabet latin, égalité des sexes, droit de vote accordé aux femmes. Atatürk s'éteint en 1938; reste alors au pays à faire la part de l'héritage kémaliste et à trouver l'équilibre entre démocratie et pouvoir autoritaire, modernité et traditions ancestrales, laïcité et islam, culture occidentale et passé ottoman. En retraçant les grandes étapes de cette évolution, Thierry Zarcone éclaire la réalité de la Turquie actuelle."
Chappey Jean-Luc ; Gainot Bernard ; Bertaud Jean-P
«De la volonté de civiliser à celle de domestiquer les peuples, le rêve impérial s'est transformé en entreprise de domination au bénéfice des intérêts français.» Atlas de l'empire napoléonien Plus de 100 cartes et infographies pour comprendre une période charnière de l'histoire de France et de l'Europe, depuis la construction de l'Empire, jusqu'à son effondrement. Une analyse fine et contrastée du projet politique de Napoléon, officiellement inspiré des Lumières mais bâti sur la conquête et le contrôle autoritaire des populations. Dynamiques démographiques, sociales, économiques et culturelles : un tour d'horizon des bouleversements de l'époque. Un héritage pérenne : création du Code civil, développement des voies de communication, réformes de l'administration, modernisation des villes, essor de Paris en capitale impériale... Deux siècles après Waterloo et la chute de l'Empire, cette nouvelle édition dresse le juste portrait d'une époque, au plus près des populations.
Résumé : Une centaine de cartes et infographies pour retracer, du IVe au Ier siècle avant J.-C., l'histoire de la période hellénistique, creuset politique et culturel du monde moderne. De la Méditerranée occidentale aux confins de l'Afghanistan, les dynamiques démographiques, politiques et militaires qui ont façonné l'empire hérité d'Alexandre le Grand. Des conquêtes d'Alexandre à l'hégémonie romaine, des grands empires aux cités-Etats luttant pour préserver leur autonomie : le tableau d'un monde en pleine effervescence, où se dessinent déjà, en filigrane, les contours du nôtre. Une mosaïque de peuples et de territoires qui trouve son unité dans la diffusion de la culture hellénistique. La nouvelle édition de cet Atlas, augmentée pour intégrer les développements les plus récents d'un domaine d'étude en plein renouvellement, dresse le portrait d'une période décisive et pourtant méconnue de notre histoire.
Wihtol de Wenden Catherine ; Nicolas Alexandre ; L
Soixante-dix ans après la Déclaration universelle des droits de l'homme du 10 décembre 1948, cet atlas inédit établit un état des lieux : - Histoire des droits de l'homme : textes fondamentaux, liberté de conscience, citoyenneté... - Droits individuels et collectifs : droits des femmes, droit à la santé, droits de l'enfant... - A la conquête de nouveaux droits : droit de l'environnement, enjeux bioéthiques... - Droits en crise et mobilisations collectives : protection des libertés publiques, justice internationale, lois mémorielles... Plus de 80 cartes et documents complètent les textes rédigés par des spécialistes et apportent un éclairage original pour appréhender les enjeux et les défis de la sauvegarde des droits de l'homme dans le monde.
Cet atlas saisit, à l'échelle du continent européen et de ses colonies, les dynamiques et les bouleversements qui ont eu lieu pendant trois siècles, du XVIe au XVIIIe siècle : Les révolutions intellectuelles, les découvertes et innovations scientifiques. L'entrée dans les guerres modernes. L'ouverture au monde et l'exploration de nouveaux territoires. Grâce à près de 120 cartes, cet atlas permet de comprendre comment l'Europe s'est transformée d'un point de vue politique, économique et culturel.