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La Turquie. De l'Empire ottoman à la République d'Atatürk
Zarcone Thierry
GALLIMARD
16,30 €
Épuisé
EAN :9782070306589
De l'Empire ottoman à la démocratie de ce début du XXIe siècle, la Turquie a accompli sa révolution politique et culturelle. Dès la fin du XVIIIe siècle, l'Empire entreprend de se moderniser sur le modèle européen. Vaincu avec l'Allemagne, en 1918, le pays est occupé par les puissances victorieuses et menacé de démembrement. Mustafa Kemal, un jeune pacha proche des réformistes Jeunes-Turcs, prend la tête de la guerre de libération. Vainqueur sur le champ de bataille, il proclame la République et se donne pour objectif d'élever la Turquie au rang de grande puissance européenne. Prenant le nom d'Atatürk, "le Père des Turcs', il impose au pays des réformes radicales: adoption du principe de laïcité, abandon de l'écriture arabe au profit de l'alphabet latin, égalité des sexes, droit de vote accordé aux femmes. Atatürk s'éteint en 1938; reste alors au pays à faire la part de l'héritage kémaliste et à trouver l'équilibre entre démocratie et pouvoir autoritaire, modernité et traditions ancestrales, laïcité et islam, culture occidentale et passé ottoman. En retraçant les grandes étapes de cette évolution, Thierry Zarcone éclaire la réalité de la Turquie actuelle."
La Turquie moderne intrigue et surprend. Héritière de l'un des plus vastes empires de la planète, l'empire ottoman, elle est aujourd'hui réduite à l'Anatolie et à une partie de l'Europe orientale. Mais elle n'en joue pas moins un rôle déterminant au Moyen-Orient et en Asie: intermédiaire indispensable des relations Ouest-Est depuis la disparition de l'URSS et l'ouverture de l'Asie centrale, elle est comptée à l'égal des plus puissantes nations. Que sait-on pourtant de ce pays peut-être appelé à entrer dans l'Europe? L'histoire moderne du peuple turc est contenue dans le ces deux mots: réformisme et pluralisme religieux. Depuis le début du XIXe siècle, l'empire ottoman témoigne en effet d'une étonnante capacité à réformer ses institutions et à transformer sa société, mariant la tradition coranique et la pensée européenne: c'est à Istanbul que le monde musulman inaugure son siècle des Lumières. Puis, au début du XXe siècle, sous l'impulsion de Mustafa Kemal, futur Atatürk, l'Empire stupéfie l'Occident en devenant une république laïque. Celle-ci a su préserver le pluralisme religieux d'une société qui se trouve au carrefour de courants variés de l'islam: de la stricte orthodoxie des oulémas aux plus étonnantes hétérodoxies, marquées par les croyances animistes et chamaniques des premiers Turcs originaires des steppes asiatiques. Aujourd'hui, la Turquie est un laboratoire politique, culturel et social unique où se conjuguent Orient, Occident, islam et modernité.
Résumé : En ce début de XXIe siècle, la peur de l'autre - et plus exactement de la religion de l'autre - ne cesse de s'accroître. Il ressort que c'est le religieux qui cristallise l'altérité, notamment dans le cas de l'islam. Dans un contexte de raidissement des relations interreligieuses en France, cet ouvrage interroge les enjeux anthropologiques de la coexistence et du rapport à l'"autre religieux" à travers le cas unique d'un pèlerinage islamo-chrétien en Bretagne toujours actif aujourd'hui. Dès 1954, l'islamologue Louis Massignon (1883-1962) greffait, "pour une paix sereine en Algérie", cette rencontre avant-gardiste sur une fête patronale bretonne dédiée aux Sept Dormants d'Ephèse, aussi connus en islam sous le nom de Ahl al-Kahf (Gens de la Caverne). Basée sur des archives inédites, cette enquête plonge d'abord dans la fabrication du pèlerinage "en train de se faire" et dans les coulisses de l'hétérotopie de Massignon : son utopie réalisée et localisée dans l'espace, où le professeur au Collège de France apparaît en "entrepreneur de l'interreligieux". Puis, l'ethnographie contemporaine révèle une autre facette du phénomène des lieux saints partagés par des fidèles de religions différentes. Bien que pensé pour le dialogue, ce pèlerinage n'est pas exempt d'ambiguïtés, notamment envers l'islam qui, malgré l'hospitalité et l'ouverture affichées, demeure "une religion invitée dans un pèlerinage inventé". Ce rassemblement inattendu se présente comme un observatoire privilégié pour éclairer les défis et les difficultés des relations islamo-chrétiennes et du vivre ensemble.
Le soufisme, apparu peu après la mort du Prophète Mahomet, repose sur deux idées essentielles: la conviction que le Coran possède un sens caché qui complète son message apparent, et la nécessité d'en faire une lecture intériorisée pour favoriser l'élévation spirituelle des musulmans. Voie mystique de l'islam, le soufisme encourage l'émergence de formes de dévotion nouvelles: méditations, retraites, invocations, chants et danses extatiques. A partir du XIIIe siècle, les communautés soufies se structurent en grandes confréries dont l'influence s'exerce sur la vie religieuse mais aussi politique, sociale et culturelle. Historien, spécialiste du soufisme, Thierry Zarcone retrace le cheminement de ce courant ésotérique présent dans l'ensemble du monde musulman, de l'Afrique à l'Inde, de l'Asie centrale à la Chine et à l'Indonésie. Un voyage dans le temps et dans l'espace à la découverte des doctrines, rites et pratiques mystiques dont la diversité prouve la capacité de dialogue et d'échanges avec les autres traditions religieuses, et met en lumière la dimension universelle du soufisme.
Résumé : L'exposition photographique "Pluralités du croire", réalisée par des enseignants-chercheurs du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et de l'Ecole pratique des hautes études (EPHE) vise à faire connaître les activités du laboratoire Groupe sociétés, religions, laïcités (GSRL) qui étudie le fait religieux dans les sociétés contemporaines, partout à travers le monde. La spécificité des photographies sélectionnées est d'associer une qualité esthétique et une pertinence scientifique. L'ouvrage qui en est issu souhaite répondre à l'intérêt grandissant et unanime pour les questions religieuses. Il reprend le déroulement narratif d'une exposition conçue autour de plusieurs thèmes : les gestes du croire, les lettres du croire, les rituels du croire, les architectures du croire, les symboliques du croire et les laïcités et convictions. Le livre insiste surtout sur la pluralité des croyances et des non-croyances, considérées à parts égales et formant un même tout commun, qui ne trouvent leur signification, réelle que lorsqu'elles sont soumises, elles-mêmes, à une pluralité des regards.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.