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Spirale N° 103 : Un enfant est né, différent
Zaouche Gaudron Chantal ; Bouteloup Philippe
ERES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782749276076
De nombreux témoignages - livres, films - nous disent, à leur façon, toujours singulière, les répliques sismiques qui accompagnent la naissance d'un enfant différent. Comment le couple parental, la fratrie, la famille trouveront-ils un équilibre nouveau ? Dans quelles ressources les uns et les autres auront-ils à puiser ? Cet enfant "différent" - mais en quoi diffère-t-il vraiment ? - trouvera-t-il sa place dans notre société "inclusive" où nombre de représentations, normes, voire clichés, persistent ? Comment va-t-il se construire ? Quelle va être sa trajectoire de vie dans l'acceptation ou dans le rejet que lui offriront autrui et les diverses institutions qui accompagnent les enfants dits "ordinaires" (crèches, écoles, centres de loisirs, etc.) ? Si aujourd'hui la question du handicap du tout-petit est mieux connue, comment est-elle abordée par la culture ? Comment donc la création artistique intègre-t-elle ou non cette dimension, que ce soit dans le spectacle, au sein d'ateliers d'éveil, du côté de la danse, de la musique, de la lecture... ? Ce numéro est dédié à notre collègue et amie Régine Scelles, psychologue clinicienne, professeure de psychopathologie à l'université de Nanterre et membre fondatrice du siichla (Séminaire interuniversitaire international sur la clinique du handicap), décédée fin janvier 2022.
Dès sa naissance et au cours de la petite enfance, l'enfant entretient des rapports successifs et différenciés avec le monde des personnes et le monde des objets. Afin d'étudier les processus de subjectivation et de socialisation, sont d'abord abordées ici les premières relations que l'enfant établit, au sein de sa famille, avec ses deux parents, mais aussi celles qui constituent le lien fraternel. Les conduites sociales entre pairs et les relations de l'enfant au monde institutionnel, à travers la socialisation précoce à la crèche et l'intégration sociale à l'école, sont ensuite analysées.
Négligence et maltraitance : peut-on les mettre sur le même plan ? Scènes de la vie quotidienne : enfant voituré avec sucette en bouche à 4 ans, laissé sans action et sans interaction ; sortie familiale du dimanche où le père regarde son portable tandis que la mère téléphone, laissant les enfants sans interlocuteur. Scène vécue dans le train : il est 14 h le train démarre pour 3h30 de trajet. Un couple s'installe avec leur fille de 6 ans : la mère dit à sa fille : tu as le droit de dormir et se pelotonne pour s'assoupir, pas la fillette qui n'a visiblement pas sommeil. Le père assis à côté de la fille sort son ordinateur. La fillette ne sort rien car elle n'a rien, pas un jeu, pas un livre, pas un objet, pas un sac. Au bout d'une heure passée à regarder par la fenêtre, la fillette s'adresse à son père, il ne répond pas. Elle réitère de nombreuses fois sans succès, puis comme il reste impassible et l'ignore, elle lui prend la tête de ses deux mains et la tourne vers elle. Il ne la regarde pas et se dégage brusquement. Plus tard il se lèvera et lui rapportera un gâteau, pour tout gage d'intérêt. Ignorer l'enfant, ne pas le considérer comme une personne sociale, c'est une scène de tous les jours manifestée par de nombreux parents. Quelles en sont les conséquences ? Dans ce numéro, on voit bien qu'est impliqué un tout autre degré de négligence, qu'il s'agit même de maltraitance, mais une question demeure : y a-t-il un continuum ? Où commence la négligence ? Quand bascule-t-elle dans la maltraitance ? Est-ce une question de degré, en particulier pour la négligence sociale, plus subtile à détecter que la négligence des besoins physiologiques vitaux, plus silencieuse, qui se marque plus souvent par l'absence d'attention plutôt que par l'attention malveillante sombrant, elle, à l'évidence, dans la maltraitance psychologique ou physique, ou les deux ? Les effets sont-ils temporaires ou persistants ? La description dans ce numéro des comportements de parents maltraités dans leur enfance montre que la maltraitance peut laisser des traces intergénérationnelles. Quelle prévention ? Quels traitements ? Faut-il y associer les parents maltraitants, comment et avec quels résultats ? Les auteurs de ce numéro thématique d'Enfance, tous experts du domaine, à commencer par la coordinatrice, Chantal Zaouche Gaudron, et Blaise Pierrehumbert, grand spécialiste de l'attachement et de ses accidents, répondent à toutes ces questions. Ils alertent en outre sur l'insuffisante protection contre d'effroyables violences.
L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
Dès l'apparition de la théorie de l'attachement - dans la trilogie de John Bowlby, Attachement et perte - ses relations tumultueuses avec la psychanalyse ont occupé le devant de la scène. Plus encore, on peut affirmer rétrospectivement que cette option théorique a puisé une bonne part de sa créativité dans la vivacité de cette conflictualité. C'est dans cet esprit qu'a été conçu cet ouvrage qui reprend, actualisé et complété. le dossier publié dans Le carnet Psy. Il propose une revue critique en examinant les éléments de convergences. de divergences et d'enrichissement mutuels entre théorie de l'attachement et psychanalyse. Son format synthétique. sa vocation didactique et sa lisibilité en font un incontournable outil pour tous ceux qui veulent s'initier aux rudiments fondamentaux de la théorie de l'attachement; les thèmes traités et l'originalité des ouvertures épistémologiques offrent aussi une lecture stimulante pour les connaisseurs.
Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques: les concepts-clefs; sur quoi porte l'intervention; comment le problème est-il défini; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie; les outils utilisés; la position de l'intervenant ou du thérapeute.