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Histoire des femmes en France. XIXe-XXe siècle
Zancarini-Fournel Michelle
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753501980
Cet ouvrage envisage l'histoire des femmes en France de la Révolution française à la fin du XXe siècle. C'est là une histoire marquée et ciselée par les événements remarquables du passé - Révolution française, 1848, Commune de Paris, Guerres mondiales du XXe siècle, guerre d'Algérie, 1968. C'est aussi une histoire sous-tendue par les débats du temps présent - sur le "foulard islamique", le PACS, l'homoparentalité, la parité, etc. Fondée sur les travaux de ce champ de la discipline historique, l'histoire des femmes telle qu'elle est mise en ?uvre ici englobe histoire au féminin, histoire du genre et présence des femmes dans l'Histoire. L'approche sociale thématique - éducation, formation, histoire des corps et de la maternité, travail - va de pair avec une histoire culturelle des représentations qui met au jour les enjeux de la construction des types et stéréotypes et analyse écrits de femmes et écrits sur les femmes. C'est dire que l'approche théorique qui sous-tend ce livre n'entend pas développer une vision séparatiste de l'histoire des femmes, mais prône l'inclusion de ces actrices de plein droit dans une histoire totale dont elles sont trop souvent exclues.
Zancarini-Fournel Michelle ; Delacroix Christian ;
Dans cette histoire du second XXe siècle, la France après la Reconstruction, retrouve une croissance exceptionnelle bien qu'inégalement partagée. La stature du général de Gaulle incarnant à partir de 1958 l'indépendance et la grandeur de la nation, la modernité économique et le renouveau politique des institutions, occulte le recul de la France devenue, avec la fin de son empire colonial en 1962, une puissance moyenne. Le bouleversement politique du moment 1968 débouche sur une crise économique et sociale. La conscience de crise pèse sur les destins individuels, entrave les tentatives giscardiennes de réforme suivies par une alternance politique en 1981 qui soulève d'immenses espoirs, vite étouffés par les choix économiques et sociaux. Malgré les réussites de tous ordres, malgré l'élévation du niveau d'instruction, les inégalités se creusent au début du XXIe siècle et le modèle républicain, comme le système de protection sociale hérités de la Résistance et de la Libération, sont mis en cause. L'avenir est incertain.
Résumé : "Lorsqu'en 2017 des jeunes féministes sont descendues dans la rue, vêtues de noir avec robe longue et chapeau pointu, costume "traditionnel" inventé, en proposant de "mettre Macron dans le chaudron", mon intérêt s'est aiguisé pour comprendre sur quoi reposaient les imaginaires de celles qui se considéraient comme les descendantes des sorcières d'autrefois. L'insurrection féministe, devenue visible en 2017 avec #MeToo, a contribué par ailleurs à encourager une réflexion sur les violences faites aux femmes, y compris aux sorcières. Le livre Sorcières de Mona Chollet, paru en 2018 et sous-titré "La puissance invaincue des femmes", a mis en lumière ce qui m'est apparu comme un contresens sur le réel historique de l'existence des sorcières qui n'étaient pas des femmes puissantes, mais des victimes de querelles de voisinage, de dénonciations et d'arrestations débouchant sur l'aveu, sous torture, du crime de sabbat. D'où mon désir d'écrire, sous forme d'une Lettre aux jeunes féministes, cet essai qui entend faire la part de l'histoire des sorciers et des sorcières et celle de la construction des mythes, jusqu'aux plus contemporains."
Croisant race, classe et genre, le concept critique d'intersectionnalité s'est affirmé aux Etats-Unis dans les disciplines juridiques à la fin des années 1980. Forgé par la juriste Kimberlé W. Crenshaw, il avait pour ambition de montrer que les catégories juridiques empêchaient la prise en compte de l'expérience des femmes noires, situées à l'intersection de plusieurs rapports de pouvoir dans le traitement des violences faites aux femmes. Dans quelle mesure ce concept peut-il être un outil pour les historiens ? Que signifie produire une histoire attentive à cette articulation des dominations ? Ce numéro a pour objectif de répondre à ces questions en explorant des espaces et des contextes historiques très différents, allant des colonies françaises à la métropole en passant par les Etats-Unis, le Pérou ou l'Allemagne. Des historiographies croisant des perspectives micro ou macro sont mobilisées ici pour décrire les reconfigurations des rapports sociaux qui forgent des expériences différenciées. Enfin, l'usage du concept d'intersectionnalité permet de s'interroger non seulement sur la position située des protagonistes mais aussi, par extension, sur celle des institutions. L'enjeu est d'analyser l'imbrication des dominations pour en saisir les effets sur le quotidien des individus et les pratiques sociales des uns et des autres dans leur contexte spécifique.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.