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Sorcières et sorciers, histoire et mythes. Lettre aux jeunes féministes
Zancarini-Fournel Michelle
LIBERTALIA
12,00 €
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EAN :9782377293476
Lorsqu'en 2017 des jeunes féministes sont descendues dans la rue, vêtues de noir avec robe longue et chapeau pointu, costume "traditionnel" inventé, en proposant de "mettre Macron dans le chaudron", mon intérêt s'est aiguisé pour comprendre sur quoi reposaient les imaginaires de celles qui se considéraient comme les descendantes des sorcières d'autrefois. L'insurrection féministe, devenue visible en 2017 avec #MeToo, a contribué par ailleurs à encourager une réflexion sur les violences faites aux femmes, y compris aux sorcières. Le livre Sorcières de Mona Chollet, paru en 2018 et sous-titré "La puissance invaincue des femmes", a mis en lumière ce qui m'est apparu comme un contresens sur le réel historique de l'existence des sorcières qui n'étaient pas des femmes puissantes, mais des victimes de querelles de voisinage, de dénonciations et d'arrestations débouchant sur l'aveu, sous torture, du crime de sabbat. D'où mon désir d'écrire, sous forme d'une Lettre aux jeunes féministes, cet essai qui entend faire la part de l'histoire des sorciers et des sorcières et celle de la construction des mythes, jusqu'aux plus contemporains."
Zancarini-Fournel Michelle ; Delacroix Christian ;
Dans cette histoire du second XXe siècle, la France après la Reconstruction, retrouve une croissance exceptionnelle bien qu'inégalement partagée. La stature du général de Gaulle incarnant à partir de 1958 l'indépendance et la grandeur de la nation, la modernité économique et le renouveau politique des institutions, occulte le recul de la France devenue, avec la fin de son empire colonial en 1962, une puissance moyenne. Le bouleversement politique du moment 1968 débouche sur une crise économique et sociale. La conscience de crise pèse sur les destins individuels, entrave les tentatives giscardiennes de réforme suivies par une alternance politique en 1981 qui soulève d'immenses espoirs, vite étouffés par les choix économiques et sociaux. Malgré les réussites de tous ordres, malgré l'élévation du niveau d'instruction, les inégalités se creusent au début du XXIe siècle et le modèle républicain, comme le système de protection sociale hérités de la Résistance et de la Libération, sont mis en cause. L'avenir est incertain.
Résumé : 1685, année terrible, est à la fois la date de la révocation de l'édit de Nantes, qui a exclu les protestants de la communauté nationale, et de l'adoption du Code noir, fondement juridique de l'esclavage " à la française ". Choisir d'en faire le point de départ d'une histoire de la France moderne et contemporaine, c'est affirmer que celle-ci doit être écrite du point de vue des subalternes, et pas seulement des puissants et des vainqueurs. C'est cette histoire de la France " d'en bas ", celles des classes populaires et des opprimé.e.s de tous ordres que retrace ce livre monumental : une histoire des résistances, des révoltes et des rébellions face à l'ordre établi et aux pouvoirs dominants, une histoire qui restitue le champ des possibles non aboutis dans leur contexte politique, économique et social, mais qui passe aussi par l'histoire du quotidien, de l'intime et du sensible, attentive aux émotions, aux bruits et aux sons. Pas plus que la " France " ne remonte, comme phénomène historique, à " nos ancêtres les Gaulois ", son histoire ne saurait se réduire à celle de l'Hexagone. Les colonisés ? des Antilles, de la Guyane et de la Réunion en passant par l'Afrique, la Nouvelle-Calédonie ou l'Indochine ? prennent ici toute leur place dans le récit, de même que les migrant.e.s qui, accueilli.e.s " à bras fermés ", ont façonné ce pays. Cet ouvrage de synthèse, écrit dans une langue précise, simple et accessible à tous, s'appuie sur des travaux existants ainsi que sur des documents d'archives, et s'attache constamment, sous les grands mouvements historiques, à mettre en exergue les vies singulières qui animent une histoire incarnée.
Zancarini-Fournel Michelle ; Delacroix Christian ;
Dans cette histoire du temps présent, de l'après-Seconde Guerre mondiale au début du XXIe siècle, la France retrouve, après la Reconstruction, une croissance exceptionnelle bien qu'inégalement partagée. La figure du général de Gaulle, le sauveur de 1940, incarnant à partir de 1958 la grandeur de la nation, l'indépendance nationale, la modernité économique et le renouveau politique des institutions occulte le recul de la France devenue, avec la fin de son empire colonial, une puissance moyenne. Malgré la construction européenne qui dessine un autre paysage économique et politique, à géométrie variable, la crise profonde de 1968 inaugure une grande transformation et débouche, de fait, sur une crise économique et sociale, crise d'adaptation du capitalisme. La conscience de crise pèse sur les destins individuels et oblitère les tentatives giscardiennes de transformation moderniste, elle se conclut par une alternance politique incarnée par François Mitterrand, qui soulève d'immenses espoirs vite étouffés par le poids des réalités et des choix économiques. Malgré les prouesses technologiques et les réussites de tous ordres, malgré l'élévation du niveau d'instruction, la société française du début du XXIe siècle voit se creuser les inégalités et s'effriter le modèle républicain et le système de protection sociale hérités de la Résistance et de la Libération. Les événements doivent se lire dans l'épaisseur de l'histoire, celle du passé en prenant en compte le point de vue des contemporains et celle du devenir de l'événement, avec, au présent, ses traces dans les mémoires, les représentations collectives et les modalités d'action.
Alors que dans les universités du monde entier se développe l'histoire globale, la campagne présidentielle française de 2017 a remis en scène la discussion sur "le roman national" et sur les origines de la France. Parallèlement à la controverse sur quelle Histoire enseigner aux enfants, le débat s'est désormais noué autour des questions identitaires : rejet de la mondialisation et déclarations contre l'islam qui ciblent en fait les populations migrantes considérées comme irréductiblement étrangères. En prenant appui sur les recherches menées, dans différents champs de l'Histoire, sur les groupes et les personnes exclus du "roman national", en plaçant la focale sur une "histoire d'en bas", on pourrait sans doute faire émerger un "récit commun" qui tienne compte de la spécificité des expériences françaises tout en les situant dans des temporalités et à des échelles mondiales. C'est cette hypothèse que ce livre entend défendre.
Partant du récit de Bernard Moitessier qui refusa de finir une course en bateau qu’il s’apprêtait à remporter, l’autrice nous parle du refus de parvenir, c’est-à-dire refuser les conditions de réussite prônées par nos sociétés pour définir les nôtres, plus en adéquation avec nos valeurs et notamment le respect de la nature. Inspirant, vivifiant, et étonnamment apaisant, ce court essai invite à repenser notre façon d’être à l’heure de l’effondrement écologique. Corinne Morel Darleux nous invite, non pas à baisser les bras, mais à agir, pour rester dignes au présent, et tout tenter même quand les indices sont au rouge et que le monde plonge dans l’absurdité. Et ce, pour réussir à être en accord avec nous-mêmes et sauver ce qui peut l’être.
Résumé : Le 16 juillet 2017, Emmanuel Macron s'apprête à terminer son discours lors de la commémoration du 75e anniversaire de la rafle du Vél' d'hiv'. Et soudain, se tournant vers Benyamin Netanyahou, qu'il a appelé "cher Bibi", il lance : "Nous ne céderons rien à l'antisionisme, car il est la forme réinventée de l'antisémitisme." Jamais un chef de l'Etat n'avait commis une telle erreur historique doublée d'une telle faute politique. Voilà ce que ce livre entend démontrer, sur un mode non polémique et pédagogique en traitant successivement de l'histoire du sionisme, de la diversité de l'antisionisme, de l'antisémitisme hier et aujourd'hui, enfin de la politique proche-orientale de la France.
Questionnant les grandes théories critiques (Marx, Ernst Bloch, Guy Debord), s'appuyant sur l'anthropologie, poussant des incursions du côté de la philosophie (Aristote, Agamben, Simondon), invoquant après les romantiques et les surréalistes la fonction vitale de l'imagination créatrice, L'Homme sans horizon dessine les lignes de fuite qui permettent de rouvrir un horizon utopique. Au-delà de l'utopie libérale, aujourd'hui épuisée, de l'utopie sociale qui a été défigurée par les régimes totalitaires, la seule issue possible est de reprendre et faire triompher le rêve ancestral de société sans classe ni Etat. Aujourd'hui où la survie de l'espèce est en jeu, c'est cette espérance qu'il s'agit de réaliser sous peine de voir l'humanité s'effondrer dans la barbarie.
Ce travail est le fruit d'une collaboration entre l'historien William Blanc et l'illustrateur Thierry Guitard. Fascinés depuis leur enfance par les pirates du XVIIIe siècle, ils ont décidé de partager leur passion en leur consacrant une synthèse illustrée accessible à tous. Les textes sont organisés en brefs chapitres traitant des divers aspects de l'histoire des pirates : les navires, l'équipage, l'abordage, le partage du butin. D'autres sont consacrées à des aspects mal connus, comme les femmes pirates et les pirates africains. Certains s'intéressent aux grandes figures, comme Barbe Noire, Olivier Levasseur ou Bartholomew Roberts. Chaque chapitre est pourvu de plusieurs illustrations couleur influencées par la ligne claire, mais aussi d'une iconographie d'époque et de cartes.