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Foucault et le néolibéralisme
Zamora Daniel
ADEN BELGIQUE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782805901881
La mort de Michel Foucault en 1984 a coïncidé avec l'évanouissement des espoirs de transformation sociale qui avaient caractérisé l'après-guerre. Dans les décennies qui ont suivi sa mort, le néolibéralisme a triomphé et les attaques contre la sphère publique se sont amplifiées. Si Foucault n'a pas été un témoin direct de ces années, ses travaux sur le néolibéralisme n'en sont pas moins prémonitoires : la question du libéralisme occupe une place importante dans ses dernières oeuvres. Depuis sa mort, l'appareil conceptuel de Foucault a acquis une position centrale, voire dominante, pour une partie importante de la gauche intellectuelle mondiale. Cependant, comme le montrent les contributions à ce volume, l'attitude de Foucault à l'égard du néolibéralisme était pour le moins équivoque. Loin de mener une lutte intellectuelle contre l'orthodoxie du marché libre, Foucault a semblé y voir une opportunité pour inventer de nouvelles subjectivités. Un espace libéré du pouvoir pastoral de l'Etat social. Comment comprendre sa critique radicale de ce dernier, comprise comme un instrument du biopouvoir ? Ou son soutien à l'anti-marxisme des nouveaux philosophes ? Est-il possible que Foucault ait été séduit par le néolibéralisme ? Cette question n'a pas qu'un intérêt biographique : elle nous oblige à nous confronter plus généralement aux mutations de la gauche depuis mai 1968, aux désillusions des années qui ont suivi et aux transformations profondes du champ intellectuel français depuis trente ans. Comprendre les années 1980 et le triomphe néolibéral, c'est explorer les recoins les plus ambigus de la gauche intellectuelle à travers l'une de ses figures les plus importantes.
Vous savez ce qu'on dit du bonheur ? Qu'on le reconnaît au bruit qu'il fait quand il s'en va... Lucie, trentenaire, a tout de la femme accomplie : une carrière prometteuse au sein d'une start-up dans laquelle elle passe le plus clair de son temps, un bel appartement à Paris et quelques histoires sentimentales sans lendemain qui ponctuent un quotidien bien rodé. Mais un jour, alors qu'elle présente le projet qu'elle construit depuis des mois devant une tablée d'investisseurs, elle est interrompue par une série d'appels de la part d'Enzo. C'est son ami d'enfance, la personne à qui elle tient le plus au monde, une étoile montante du stylisme, dévoué à ses créations et à son studio, dont le tempérament est aussi excentrique qu'attachant. Les événements s'enchaînent dans un tempo diabolique. Enzo est gravement malade, les médecins ne sont pas optimistes : le diagnostic est mauvais et ses chances de s'en sortir sont quasi nulles. Le styliste se lance dans une quête de sens, pour vivre pleinement les derniers mois qu'il lui reste. Et c'est avec Lucie qu'il souhaite partager cette ultime aventure. Entre eux pas d'histoire d'amour mais la plus belle histoire d'amitié qui existe. Alors Lucie va être confrontée à un choix : rester à Paris et concrétiser ses espoirs professionnels ou tout quitter et suivre son ami à l'autre bout du monde. A Bali, une école a été détruite, le professeur a lancé un appel à l'aide, les enfants du village ont besoin d'eux. Les convictions de Lucie vont être secouées, son confort mis à mal. C'est un véritable chemin initiatique qui l'attend en accompagnant Enzo vers sa fin inéluctable. Mais sera-t-elle prête à changer ? Acceptera-t-elle de faire face à ses démons ? Quel va être le combat d'Enzo avec la maladie ? La vie leur réserve des surprises, de belles rencontres et il se pourrait bien qu'elles viennent tout changer...
La dernière décennie de Michel Foucault a coïncidé avec l'agonie des espoirs de transformation sociale qui avaient marqué l'après-guerre. Face à cette "fin de la révolution", le philosophe a tenté de réinventer la manière dont nous pensons la politique et la résistance, ce que sa génération n'avait, jugeait-il, pas réussi à faire. C'est dans cette perspective qu'il s'est intéressé au néolibéralisme en tant qu'outil permettant de repenser les fondements conceptuels de la gauche et d'imaginer une gouvernementalité plus tolérante aux expérimentations sociales, ouvrant un espace aux pratiques minoritaires et à une plus grande autonomie du sujet vis-à-vis de lui-même. Le moyen, en somme, de réaliser le projet énoncé à la fin de sa vie, celui de n'être "pas tellement gouverné". Et c'est ainsi que, dans sa quête d'une "gouvernementalité de gauche", Foucault a anticipé et contribué, en quelque sorte, au façonnement de la situation politique contemporaine.
Résumé : Par sa propre expérience de femme noire et communiste, Angela Davis n?a eu de cesse d?être confrontée aux différentes formes d?oppressions qui façonnent nos sociétés. Son parcours tant intellectuel que politique demeure traversé par cette question : qu?est-ce que la liberté ? Angela Davis souligne avec l?engagement qu?on lui connaît les contradictions d?une société néolibérale qui exalte la liberté tout en renforçant l?oppression contre les immigrés, les afro-américains, les femmes et la classe ouvrière. L?auteure démontre qu?il est fondamental de lier toutes les luttes concernant les différentes catégories de la population opprimée, jusqu?aux luttes pour la protection de la planète. Par la ligne politique qu?elle impulse dans ces textes, par son engagement quotidien, Angela Davis nous aide à élargir notre conception de la liberté et ainsi à étendre le domaine de nos combats. Construire l?unité, des luttes contre tous les replis, tel est le sens de ce livre. Cette anthologie présente des textes pour la plupart encore inédits en français.
Résumé : Paula souffre parce qu'elle ne peut parler à personne de son amour impossible. Janine garde un lourd secret qui la mettrait en danger si elle le révélait. Gorka, son ami obsédé par le sexe, tombe amoureux de la personne qu'il ne faut pas et Mario, le redoublant habitué à harceler les autres, se retrouve pour la première fois victime de chantage. María Elena que tout le monde à Las Encinas surnomme Melena, la Mèche, parce qu'elle a perdu ses cheveux suite à des problèmes émotionnels, porte une triste histoire de famille, derrière sa façade glamour et pleine de fric. Tous ont de sérieux problèmes à affronter, mais à la fin de l'année scolaire, lors de la fête du lycée, un drame survient ... Marina est trouvée morte au bord de la piscine et l'inspectrice en charge de l'enquête reçoit un mystérieux journal intime, bourré de phrases haineuses à propos de l'adolescente assassinée. Quelqu'un la détestait et tout indique que l'auteur de ce journal était dans la même classe que la victime. Les cinq protagonistes, Melena, Janine, Mario, Paula et Gorka, se verront mêlés d'une manière ou d'une autre à l'affaire. L'auteur du journal a-t-il quelque chose à voir avec le crime ? Qui a anonymement apporté ce cahier rose à la police ? Pourquoi l'auteur détestait-il tant Marina ? Comment les choses en sont-elles arrivées là ? Pour assembler les pièces du puzzle, il va falloir remonter au tout début de l'année scolaire.
En 1893, le kilo de caoutchouc récolté dans la forêt équatoriale du Congo valait 6 francs-or; en dix ans, l'essor de l'automobile doubla ce prix. Le caoutchouc se trouvait, sous forme de lianes, dans de vastes territoires d'un Congo qui n'était pas encore le Congo belge. La saignée des lianes à caoutchouc pour la récolte du latex était un calvaire pour les indigènes. Ceux qui se dérobaient à cet impôt sanglant pouvaient être mis à mort, et ils le savaient. Leurs femmes prises en otage étaient souvent vouées à la famine. On coupait les mains des hommes victimes de la répression pour prouver aux supérieurs hiérarchiques qu'on les avait tués. Le bassin du Congo est plongé dans le sang. Léopold II, le 4 avril 1892, écrivait au gouverneur général du Congo Wahis: "Il importe d'achever le développement bien nécessaire de nos récoltes d'ivoire et de caoutchouc. L'Etat ne peut maintenir son existence qu'au moyen de très larges et très fructueuses récoltes." Les ordres royaux furent exécutés à la lettre. De 1900 à 1908, l'Etat indépendant du Congo, propriété personnelle du deuxième roi des Belges, exporta en moyenne 5 000 tonnes de caoutchouc par an... Ce livre détaille à quel prix pour les populations locales.
Cet ouvrage, destiné à un large public, est d'abord une utile introduction à l'histoire du Congo, de Léopold II à Joseph Kabila en passant par Lumumba et Mobutu. Mais c'est avant tout un outil pour se défaire des clichés que l'on colle trop facilement sur le dos des Congolais. Ici, on ne trouvera pas de long discours en faveur "du bilan positif du colonialisme", ni de remarques déplacées sur le fatalisme des Congolais ou sur la corruption responsable de tous les maux du pays. Aucune responsabilité n'est évincée et le néocolonialisme dans lequel le Congo a été plongé à l'indépendance n'est pas épargné. Mieux, les mécanismes mis en place il y a cinquante ans sont disséqués et l'auteur dévoile, sans complaisance pour autant, les acteurs qui tentent aujourd'hui de se défaire de ce lourd passé. L'auteur présente également les réformes qui animent le pays aujourd'hui. Il nous parle des conséquences de la fin de la guerre à l'est, de l'échec de la balkanisation du pays mais aussi de sujets brûlants comme les relations avec la Chine, et ceci avec un égal souci de rigueur et de clarté. Plaidoyer pour une histoire équitable, ce livre est un instrument destiné à poursuivre la construction de liens solidaires avec ce pays magnifique. Parce que l'établissement du Congo comme grande puissance indépendante au coeur du continent signifiera aussi l'essor de toute l'Afrique.
Le temps viendra-t-il où le Congo surmontera la malédiction de ses richesses? La dictature de Mobutu avait été un frein à l'exploitation du cobalt, de l'or, du diamant: pour les prédateurs, il était urgent d'ouvrir les immenses réserves congolaises aux prospecteurs et aux aventuriers. Dans le même temps, les pays voisins - Rwanda, Ouganda, Zimbabwe - rêvaient de bâtir leur développement sur les ressources puisées chez leur voisin. Mais Laurent-Désiré Kabila, le tombeur de Mobutu, qui aurait dû être le fondé de pouvoir de ce vaste projet régional, ne tarda pas à renier ses promesses. Telle fut la raison profonde de l'éclatement du conflit. Depuis l'assassinat de Kabila, en janvier 2001, l'équation a changé: au nom de l'ouverture, le pays s'est soumis aux institutions financières internationales, les promesses d'assistance se sont multipliées, les prédateurs ont subi de fortes pressions. Car, après le 11 septembre, il importe que l'ordre règne dans les banlieues du monde, et les grandes puissances - Etats-Unis, France, Grande-Bretagne - s'y emploient. Mais si les rôles ont été redistribués, si de nouveaux acteurs sont apparus, les ambitions demeurent, et les intérêts des populations continuent de passer au second plan. Les accords de paix de Sun City ont ouvert la voie aux élections démocratiques, que le peuple congolais attendait depuis si longtemps. Mais c'est une autre histoire qui s'est posée et que nous décode ici Colette Braeckman, jusqu'aux derniers rebondissements de janvier 2009. Biographie de l'auteur Braeckman est journaliste, membre de la rédaction du journal belge francophone "Le Soir", chargée de l'actualité africaine Elle est également chroniqueuse dans des revues et magazines, dont "Le Monde Diplomatique".