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Sur la liberté. Petite anthologie de l'émancipation
Davis Angela ; Martin Gilles ; Zamora Daniel
ADEN BELGIQUE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782805920820
Par sa propre expérience de femme noire et communiste, Angela Davis n?a eu de cesse d?être confrontée aux différentes formes d?oppressions qui façonnent nos sociétés. Son parcours tant intellectuel que politique demeure traversé par cette question : qu?est-ce que la liberté ? Angela Davis souligne avec l?engagement qu?on lui connaît les contradictions d?une société néolibérale qui exalte la liberté tout en renforçant l?oppression contre les immigrés, les afro-américains, les femmes et la classe ouvrière. L?auteure démontre qu?il est fondamental de lier toutes les luttes concernant les différentes catégories de la population opprimée, jusqu?aux luttes pour la protection de la planète. Par la ligne politique qu?elle impulse dans ces textes, par son engagement quotidien, Angela Davis nous aide à élargir notre conception de la liberté et ainsi à étendre le domaine de nos combats. Construire l?unité, des luttes contre tous les replis, tel est le sens de ce livre. Cette anthologie présente des textes pour la plupart encore inédits en français.
Davis Angela Y. ; Dent Gina ; Meiners Erica R. ; R
Abolition. Féminisme. Tout de suite". est une célébration du travail autour de la liberté, une généalogie du mouvement abolitionniste, un appel à l'action et un défi à ceux qui pensent qu'abolition des prisons & féminisme sont des projets politiques séparés ou incompatibles. Dans cet ouvrage collaboratif, les militantes universitaires Angela Davis, Gina Dent, Erica Meiners et Beth Richie, exposent les généalogies des mouvements, luttes et organisations féministes qui ont contribué à définir l'abolition et le féminisme au XXIe siècle (des femmes queer, anticapitalistes, internationalistes, populaires et racisées). Ce livre contient également des illustrations documentant le travail de terrain.
Davis Angela Yvonne ; Barat Frank ; Popet Frédériq
Quels sont les liens entre l'industrie militaro-carcérale américaine, l'apartheid en Israël-Palestine, les mobilisations de Ferguson, Tahrir etTaksim ? Qu'est-ce que l'expérience des Black Panthers et du féminisme noir nous dit des rapports actuels entre les oppressions spécifiques et l'impérialisme ? Témoin et actrice de luttes de libération pendant plus d'un demi-siècle, Angela Davis s'exprime ici sur l'articulation de ces différents combats, pour une nouvelle génération saisie par l'urgence de la solidarité internationale.
Un essai relativement bref mais diablement efficace ! L'autrice, Angela Davis, répertorie en six chapitres ultra référencés (un par angle d'attaque ) tout ce qui ne va pas avec ce système qu'elle appelle "système carcéro-industriel". Même si l'essai est principalement basé sur des données américaines, les principes d'analyse et les conclusions sont tout à fait applicables au reste du monde, ce qui en fait un essai universellement utile. À lire absolument. Perrine
Angela Davis propose ici une histoire féministe et politique de la musique noire des années 1920-1940, annonciatrice des grandes luttes émancipatrices. Elle explore l'oeuvre de Gertrude "Ma" Rainey (1886- 1939) et Bessie Smith (1894-1937) La première incarne le blues traditionnel, la seconde, le blues classique. Dévalorisées par les spécialistes du blues et du jazz ? en général des hommes blancs ?, ces blueswomen furent les premières rock stars de l'histoire de la musique : or elles étaient noires, bisexuelles, fêtardes, indépendantes et bagarreuses. Elles posèrent les bases d'une culture musicale qui prône une sexualité féminine libre et assumée, qui appelle à l'indépendance et à l'autonomie des femmes aux lendemains de la période esclavagiste, en revendiquant avec détermination l'égalité de "race" et de genre. Cette réflexion s'étire aux années 1940 en convoquant l'oeuvre de Billie Holiday (1915-1959). L'autrice réhabilite la conscience sociale de cette chanteuse d'envergure, trop souvent présentée sous le simple prisme des turpitudes de sa biographie.
En 1893, le kilo de caoutchouc récolté dans la forêt équatoriale du Congo valait 6 francs-or; en dix ans, l'essor de l'automobile doubla ce prix. Le caoutchouc se trouvait, sous forme de lianes, dans de vastes territoires d'un Congo qui n'était pas encore le Congo belge. La saignée des lianes à caoutchouc pour la récolte du latex était un calvaire pour les indigènes. Ceux qui se dérobaient à cet impôt sanglant pouvaient être mis à mort, et ils le savaient. Leurs femmes prises en otage étaient souvent vouées à la famine. On coupait les mains des hommes victimes de la répression pour prouver aux supérieurs hiérarchiques qu'on les avait tués. Le bassin du Congo est plongé dans le sang. Léopold II, le 4 avril 1892, écrivait au gouverneur général du Congo Wahis: "Il importe d'achever le développement bien nécessaire de nos récoltes d'ivoire et de caoutchouc. L'Etat ne peut maintenir son existence qu'au moyen de très larges et très fructueuses récoltes." Les ordres royaux furent exécutés à la lettre. De 1900 à 1908, l'Etat indépendant du Congo, propriété personnelle du deuxième roi des Belges, exporta en moyenne 5 000 tonnes de caoutchouc par an... Ce livre détaille à quel prix pour les populations locales.
Alinsky Saul ; Görtz Nic ; Zamora Daniel ; Hellier
Après avoir étudié la sociologie et la criminologie à Chicago où il travailla sur la mafia d'Al Capone et ses techniques organisationnelles, Alinsky (1909-1972) s'est consacré à l'organisation politique des habitants les plus pauvres de Chicago à des fins émancipatrices. De sa pratique, il a tiré des conclusions, des recommandations passionnées et une méthode qu'il a systématisée dans ce livre phare, Etre radical, publié pour la première fois en 1971. Rédigé dans un climat social et politique explosif aux USA (Black Panthers, radicalisation des campus universitaires, luttes dans les ghettos, Weather Underground, grèves), ce livre assurera à Alinsky bien des adeptes aux USA dont un certain Barack Obama. Etre radical donne aux radicaux des clés pour opérer une transformation sociale constructive et comprendre "la différence entre un vrai radical et un radical de papier".
Résumé : Nico Hirtt, auteur de Tableau Noir et des Nouveaux maîtres de l'école nous revient avec son nouveau livre. L'école : Elle était pourtant venue à nous, porteuse de tant de promesses ! Elle allait assurer l'émancipation des individus, le développement de leur personnalité et de leur pensée critique ; elle devait permettre le fonctionnement d'une société démocratique, pacifiste, civilisée et multiculturelle ; elle ouvrirait aux enfants de toutes extractions les portes des Sciences et des Arts ; elle formerait les créateurs dont se nourrit la Culture, les décideurs qu'exigent les plus hautes fonctions publiques et privées, les travailleurs hautement qualifiés que devaient réclamer en nombres croissants l'industrie et les services modernes ; elle serait garante de l'égalité des chances sur le plan social et professionnel, de l'égalité des droits devant la Justice et l'Etat... Hélas ! Après quelque cent ans d'instruction obligatoire , force est de constater que l'Ecole - avec majuscule, pour désigner l'institution d'Etat et non l'un de ses établissements particuliers - n'a pas seulement failli à tenir ses engagements de jeunesse, mais qu'elle ne semble même plus capable de tendre, fut-ce timidement, vers la réalisation de ces généreux objectifs. La Culture, les Arts, la Science, disiez-vous ? Voilà belle lurette que ces vieilleries ont été remplacées par le seul critère de la compétence, c'est-à-dire de l'utilité pratique sur le marché du travail. Une société démocratique et une pensée critique ? Comment voulez-vous que les élèves aient appris à en être les acteurs alors que, pendant les 18 premières années de leur existence, ils ne leur aura jamais permis de participer à l'organisation de leur vie scolaire ; et vous voudriez leur faire gouverner le monde ? Préparer aux plus hautes fonctions ? Allons donc ! Aujourd'hui on devient ministre de l'environnement en ignorant ce qu'est l'énergie ; on dirige une entreprise en ne sachant pas écrire une phrase correcte. Former des travailleurs qualifiés ? Certes, mais la plupart d'entre eux occuperont des emplois précaires qui ne réclament guère de qualification. Quant à l'égalité des chances, n'en parlons pas... Ou plutôt, parlons-en !