Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La mort dans l'oeil. Crtique du cinéma comme vision, domination, falsification, éradiction, fascinat
Zagdanski Stéphane
BUCHET CHASTEL
20,30 €
Épuisé
EAN :9782350040073
Le Cinématographe, cette trouvaille de foire, ne s'est pas métamorphosé en une industrie gigantesque et omnipotente par hasard. L'idée du cinéma précéda son invention. Elle procède d'une métaphysique du regard qui régit l'Occident depuis Platon et agite aujourd'hui ses tentacules numérisés dans chaque publicité, chaque reportage, chaque reality show, chaque film d'auteur, chaque thriller hollywoodien... De cet ombilic philosophique ont surgi les pires fantasmes d'asservissement radical. Ainsi le cinéma n'est pas un art, mais la Mort se survivant sous la forme d'un zoo humain à l'échelle planétaire. Le monde mécanique de la Vision est une invasion manipulatrice du Monde. Puéril, plat, empoté, niaisement onirique à ses débuts, le cinéma s'est rattrapé en nivelant sauvagement la réalité à son image. Des frères Lumière jusqu'à Matrix en passant par Godard, il obéit à une idéologie machinale dont le venin, qui coule désormais dans les moindres veinules du globe, imprégna chaque molécule celluloïdée dès son apparition. Qu'on ne se méprenne. Je n'écris pas contre le cinéma. La camelote est moins méprisable que l'extasié corrompu qui la vend. L'idole est un bout de bois, l'abruti c'est l'idolâtre. Ce livre risque de déranger bien des routines d'exaltation réflexe. Jusqu'à ce jour, nul n'avait pensé le Veau d'or en forme de caméra-mitraillette - les rêves qu'il suscite, les cauchemars qu'il engendre, sa genèse daguerréotypée et sa mue multimédiatique ni l'étonnant néant qui relie ces deux extrémités. Le mal est réparé.
Résumé : "J'ai désiré en finir une bonne fois avec la bêtise qui englue la question Céline. Bêtise des anticéliniens et bêtise des céliniens, cécité de Sartre et bêtise rebattue de Rebatet, bêtise maximale des antisémites et bêtise râleuse des moralisateurs...On a beaucoup écrit sur l'épineux cas Céline, de très bonnes choses parfois - rarement, qu'on se rassure -, mais il semble que nul n'ait traité la question en adoptant une position fondamentalement littéraire (ni historique, ni universitaire, ni psychanalytique, ni éthique, ni critique), en laissant autrement dit le texte de Céline penser la position spiralée de Céline. Prenant le parti de laisser le génie de Céline éclairer son propre parcours, j'ai découvert que du Voyage jusqu'à Rigodon, en passant par les pamphlets, Céline a su et a dit quel était son rapport à la question juive. Non point contre, mais face à face. Face à la Bible, et surtout face à Proust. Lecteur, la guerre est déclarée, il faut choisir ton camp. Non pas : Céline ou les juifs, mais : Céline, les juifs et la littérature, ou bien le reste du monde."Stéphane Zagdanski.
Résumé : " Un soir, l'hiver dernier, je suis allé voir mes parents à l'improviste. Ma mère était absente, et mon père, seul dans le grand salon, toutes les lumières éteintes, n'entendit pas le cliquetis de ma clé dans la serrure. Il était assis dans son fauteuil de cuir jaune, il parlait avec quelqu'un au téléphone. Il écoutait patiemment son interlocuteur, répondant par bribes. "Je comprends", "bien sûr", "oui, c'est vrai". Il parlait doucement, acquiesçait posément à tout. J'étais intrigué, je ne comprenais pas pourquoi il restait dans le noir. Je suis allé dans leur chambre à coucher, je décrochai avec délicatesse l'autre combiné pour savoir qui était au bout du fil. Je n'entendis rien. Mon père parlait dans le vide, il n'y avait personne à l'autre bout de la ligne. Dehors la pluie se mit à tomber. La vitre de la fenêtre de la chambre était embuée au centre, comme si elle possédait une épine dorsale qui la rendait moins fragile et plus clair à travers elle le ciel phosphorescent gorgé de brume et d'eau. Je décidai de convaincre mon père de tout me raconter. "
Résumé : "Martin Heidegger, une première question. Avez-vous un lien de parenté avec le grand penseur d'Etre et Temps ? - Non. - Ce livre est-il un récit, un témoignage, un journal intime, un pamphlet ? Vous parlez d'"agenda"... - Je décris une année vécue depuis le coeur éclaté et coulissant du temps. Ce livre est donc un agenda de moi-même tenu par le temps. - Votre jeune héroïne, Virginie, a un destin plutôt tragique... - Disons qu'elle couve à la fois comme un oeuf et comme une maladie quelque chose qui a partie liée avec le domaine de la mort. En ce sens elle incarne parfaitement notre belle époque. - Vous critiquez violemment les plus grandioses réalisations de notre société contemporaine : les téléphones portables, les fax, les ordinateurs, la télévision, la politique, le cinéma, les journaux, les magazines, les autoroutes de l'information, l'IVG, le RU-486, les images virtuelles, Internet, les drag-queens, etc. Vous êtes parano ! Qu'est-ce qui trouve encore grâce à vos yeux ? - La grâce". Stéphane Zagdanski.
Un docu-fiction glaçant : le portrait de femmes abusées qui ont 48h pour prendre une décision aussi courageuse qu'irrévocable... Révoltant, choquant et bouleversant...
Résumé : Préface de Dominique Bourg Savez-vous que 80 % de la population mondiale consomme des médicaments à base de plantes ? Que le textile est l'une des industries les plus polluantes ? Que le réchauffement climatique peut réveiller certains virus qui sévissaient au temps des mammouths ? Ou quelles sont les principales causes de la déforestation ? Et pourquoi le gluten fait débat ? Cet ouvrage réunit plus de 200 chroniques, anecdotes surprenantes ou données chiffrées sur notre planète et son équilibre écologique. Sérieuses ou ludiques, scientifiques ou pratiques, utiles ou légères, mais toujours instructives, scrupuleusement vérifiées et étayées, ces histoires se picorent au gré des envies. Et, à travers la présentation d'initiatives positives, elles révèlent autant de pistes pour lutter contre le désastre annoncé...
Savez-vous quand est apparue la première fleur ? D'où vient le nom du frangipanier ? Comment les orchidées attirent les butineurs ? Pourquoi Victoria regia, un nénuphar géant venu d'Amazonie, assez robuste pour porter un enfant, est devenu la star de la première Exposition universelle en 1851 ? Où l'on découvre l'existence de la punition chez les plantes et de la sieste chez les abeilles. Où l'on croise Pline l'Ancien, Darwin, Cléopâtre et bien d'autres. Où l'on apprend ce qu'est un tubercule, un sépale et un stigmate... Cet ouvrage réunit près de deux cent cinquante chroniques, anecdotes amusantes ou légendes sur les fleurs. Sérieuses ou ludiques, scientifiques ou pratiques, utiles ou futiles, mais toujours poétiques, ces histoires étonnantes invitent au voyage et se picorent au gré des envies.
Les mouvements en faveur de la nature se développent dans la plupart des pays occidentaux depuis la fin du XVIIIe siècle. Protéiformes et redoutables à définir, ils partagent finalement tous le même objectif : construire un monde meilleur. Cet enjeu, qui est avant tout politique, relève aussi de questions sociales, économiques, culturelles, car vouloir sauvegarder l'environnement, c'est s'interroger sur la répartition des richesses, le rôle des régulations, l'expression des citoyens, la modification des modes de vie, etc. Autant de thèmes qui sont abordés ici à travers l'analyse de la pensée d'acteurs incontournables ¿ de Reclus et Rousseau à Malthus ou Veblen ¿ et la présentation d'événements emblématiques ¿ comme la contamination au mercure du site de Minamata, au Japon, ou le périple du cargo-poubelle Khian Sea. Au final, c'est toute la question du progrès social que les combats pour la nature placent au c?ur du débat.4e de couverture : Les mouvements en faveur de la nature se développent dans la plupart des pays occidentaux depuis la fin du XVIIIe siècle. Protéiformes et redoutables à définir, ils partagent finalement tous le même objectif : construire un monde meilleur. Cet enjeu, qui est avant tout politique, relève aussi de questions sociales, économiques, culturelles, car vouloir sauvegarder l'environnement, c'est s'interroger sur la répartition des richesses, le rôle des régulations, l'expression des citoyens, la modification des modes de vie, etc. Autant de thèmes qui sont abordés ici à travers l'analyse de la pensée d'acteurs incontournables ¿ de Reclus et Rousseau à Malthus ou Veblen ¿ et la présentation d'événements emblématiques ¿ comme la contamination au mercure du site de Minamata, au Japon, ou le périple du cargo-poubelle Khian Sea. Au final, c'est toute la question du progrès social que les combats pour la nature placent au c?ur du débat.Notes Biographiques : Historienne des sciences et de l'environnement, Valérie Chansigaud est chercheuse associée au laboratoire Sphère (Paris Diderot-CNRS). Son champ d'études conjugue histoire des sciences, histoire culturelle et histoire environnementale et se préoccupe tout autant des plantes, des oiseaux, des invertébrés, que des relations entre l'homme et la nature.