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Les intérêts du temps
Zagdanski Stéphane
GALLIMARD
20,20 €
Épuisé
EAN :9782070742868
Martin Heidegger, une première question. Avez-vous un lien de parenté avec le grand penseur d'Etre et Temps ? - Non. - Ce livre est-il un récit, un témoignage, un journal intime, un pamphlet ? Vous parlez d'"agenda"... - Je décris une année vécue depuis le coeur éclaté et coulissant du temps. Ce livre est donc un agenda de moi-même tenu par le temps. - Votre jeune héroïne, Virginie, a un destin plutôt tragique... - Disons qu'elle couve à la fois comme un oeuf et comme une maladie quelque chose qui a partie liée avec le domaine de la mort. En ce sens elle incarne parfaitement notre belle époque. - Vous critiquez violemment les plus grandioses réalisations de notre société contemporaine : les téléphones portables, les fax, les ordinateurs, la télévision, la politique, le cinéma, les journaux, les magazines, les autoroutes de l'information, l'IVG, le RU-486, les images virtuelles, Internet, les drag-queens, etc. Vous êtes parano ! Qu'est-ce qui trouve encore grâce à vos yeux ? - La grâce". Stéphane Zagdanski.
Le Cinématographe, cette trouvaille de foire, ne s'est pas métamorphosé en une industrie gigantesque et omnipotente par hasard. L'idée du cinéma précéda son invention. Elle procède d'une métaphysique du regard qui régit l'Occident depuis Platon et agite aujourd'hui ses tentacules numérisés dans chaque publicité, chaque reportage, chaque reality show, chaque film d'auteur, chaque thriller hollywoodien... De cet ombilic philosophique ont surgi les pires fantasmes d'asservissement radical. Ainsi le cinéma n'est pas un art, mais la Mort se survivant sous la forme d'un zoo humain à l'échelle planétaire. Le monde mécanique de la Vision est une invasion manipulatrice du Monde. Puéril, plat, empoté, niaisement onirique à ses débuts, le cinéma s'est rattrapé en nivelant sauvagement la réalité à son image. Des frères Lumière jusqu'à Matrix en passant par Godard, il obéit à une idéologie machinale dont le venin, qui coule désormais dans les moindres veinules du globe, imprégna chaque molécule celluloïdée dès son apparition. Qu'on ne se méprenne. Je n'écris pas contre le cinéma. La camelote est moins méprisable que l'extasié corrompu qui la vend. L'idole est un bout de bois, l'abruti c'est l'idolâtre. Ce livre risque de déranger bien des routines d'exaltation réflexe. Jusqu'à ce jour, nul n'avait pensé le Veau d'or en forme de caméra-mitraillette - les rêves qu'il suscite, les cauchemars qu'il engendre, sa genèse daguerréotypée et sa mue multimédiatique ni l'étonnant néant qui relie ces deux extrémités. Le mal est réparé.
Résumé : "J'ai désiré en finir une bonne fois avec la bêtise qui englue la question Céline. Bêtise des anticéliniens et bêtise des céliniens, cécité de Sartre et bêtise rebattue de Rebatet, bêtise maximale des antisémites et bêtise râleuse des moralisateurs...On a beaucoup écrit sur l'épineux cas Céline, de très bonnes choses parfois - rarement, qu'on se rassure -, mais il semble que nul n'ait traité la question en adoptant une position fondamentalement littéraire (ni historique, ni universitaire, ni psychanalytique, ni éthique, ni critique), en laissant autrement dit le texte de Céline penser la position spiralée de Céline. Prenant le parti de laisser le génie de Céline éclairer son propre parcours, j'ai découvert que du Voyage jusqu'à Rigodon, en passant par les pamphlets, Céline a su et a dit quel était son rapport à la question juive. Non point contre, mais face à face. Face à la Bible, et surtout face à Proust. Lecteur, la guerre est déclarée, il faut choisir ton camp. Non pas : Céline ou les juifs, mais : Céline, les juifs et la littérature, ou bien le reste du monde."Stéphane Zagdanski.
Avec Les joies de mon corps, florilège de textes d'une grande diversité, Stéphane Zagdanski nous livre une vision littéraire dont l'apparente hétérogénéité renvoie à des lignes de forces d'une cohérence saisissante : l'érotisme, bien sûr, mais aussi la résurrection, la solitude, la félicité, le génie, la subversion... Ces thèmes forment un n?ud irréductible vers lequel confluent sources, rivières, torrents, fleuves et affluents de la pensée, somme d'heures oisives où les lectures et les émotions réflexives qu'elles suscitent prennent corps pour transfigurer le monde révélé par elles. " Mes mots ne sont pas des images, et comme eux je ne serai jamais sage. "
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.