Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les mythologiques de Lacan. Tome 2, Oedipe assassiné ? Oedipe roi, Oedipe à Colone, Antigone ou L'in
Zafiropoulos Markos
ERES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782749264769
Dans son retour à Freud, Lacan confirme ce qu'il en est de la présence inconsciente d'OEdipe dans la modernité tardive. Mais il le fait en affirmant que ce n'est pas l'enfant qui veut la mère mais la mère qui veut jouir de l'enfant. Dès lors, la culpabilité incestueuse est déplacée côté Jocaste, même s'il revient à OEdipe de payer le prix de la faute contre les lois de la cité et le désir des dieux antiques, par sa destitution, son aveuglement et son errance. Avec le christianisme accompagnant la mort des dieux, le fils rechigne à son automutilation et conserve par devers lui une part de son corps propre que Lacan baptise objet (a). Si celui-ci change de forme au cours de son enseignement, il reste le fondement de l'organisation fantasmatique contre la jouissance de la mère. En relisant avec Lacan et Lévi-Strauss OEdipe Roi, Œdipe à Colone et Antigone, l'auteur reprend l'enquête et formule cette ultime question : si le choeur des psychanalystes affirme aujourd'hui de manière dominante et cliniquement fausse la disparition d'OEdipe, n'est-ce pas parce qu'ils l'ont eux-mêmes assassiné et peut-être aussi parce que cet assassinat, OEdipe l'avait bien cherché ?
En s'appuyant sur la Bible Freud et Lacan, Marko: Zafiropoulos propose une interprétation nouvelle de La Vénus à la fourrure de Sacher-Masoch. Il montre comment face à l'épreuve de l'angoisse déclenchée par le regard aveugle d'une femme de pierre, le masochiste se défend en construisant l'écran d'un fétiche de lumière, où peut se projeter une série d'images fantasmatiques, propres à neutraliser la menace venant de l'Autre. D'où l'insistance du regard, toujours crue ou menacé dans l'oeuvre de Masoch, et le rôle qu'y trouvent les arts plastiques, dont le paradigme est ici le "peinture de la halte". D'où aussi le rejet par Masoch du "legs de Caïn", et son refus de s'inscrire dans cette longue lignée de meurtriers inconscients que forme - selon Freud - l'humanité toute entière. Une étude où la clinique du cas et de la culture est aussi à lire comme une leçon sur le fantasme.
Résumé : La théorie évolutionniste qui ressasse à l?envi la notion de déclin du père pour rendre compte des " nouveaux symptômes " engendrés par le retour du matriarcat dans la modernité est fondée sur un mariage scientifiquement insoutenable entre le corpus de Freud relu par Lacan et quelques énoncés de Durkheim et de Bachofen. Or, si l?on sait depuis une cinquantaine d?années que la théorie du premier est sans fondement historico-démographique, on sait depuis plus longtemps encore que le matriarcat n?a jamais existé dans l?histoire des civilisations. Cette thèse, croyant apercevoir la fin de l?exception paternelle, reconduit à l?occasion ce que Lacan appelait " la misogynie de Freud ", relance sans cesse le diagnostic du malaise des sociétés hypermodernes et plus généralement celui d?un déclin du symbolique pour en appeler in fine à une restauration de l?autorité ou à ce qui s?apparente à une sorte de " révolution conservatrice " allant contre la dégénérescence qui viendrait des Lumières. Les neuf essais qui constituent cet ouvrage reprennent le tracé de recherches s?opposant de manière critique à cette option, cliniquement ruineuse et politiquement douteuse, pour constituer une sorte d?introduction à une anthropologie psychanalytique revenant de manière critique à Freud et au Lacan structuraliste.
L'axe principal de ce numéro est constitué par l'examen critique de l'une des thèses centrales de l'évolutionnisme - aujourd'hui très puissant dans le champ psychanalytique -, à savoir celle du déclin de la fonction symbolique avec ses attentes anthropologiques et ses incidences cliniques. Appel sera fait au savoir des sciences sociales et à l'expérience des cliniciens pour convenablement resituer la psychanalyse au regard de cette thèse et plus largement face au monde contemporain.
Ben Soussan Patrick ; Korff-Sausse Simone ; Nelson
Comment dire l'indicible de cette rencontre fondatrice entre un enfant porteur d'un handicap et ses parents? Comment partager cette expérience impensable, comment l'élaborer, lui donner du sens?Quelles peurs, quelles résistances suscite le handicap? Comment dès lors l'accueillir? Comment aider les parents, les fratries, les familles mais aussi les équipes à faire en sorte que le handicap nommé n'assigne pas le nouveau-né à la différence, ne le condamne pas à être autre, irréductiblement, aux yeux de tous?Pédiatres, psychiatre et psychanalyste proposent ici des élaborations croisées à ces situations surchargées d'affects.
Dès l'apparition de la théorie de l'attachement - dans la trilogie de John Bowlby, Attachement et perte - ses relations tumultueuses avec la psychanalyse ont occupé le devant de la scène. Plus encore, on peut affirmer rétrospectivement que cette option théorique a puisé une bonne part de sa créativité dans la vivacité de cette conflictualité. C'est dans cet esprit qu'a été conçu cet ouvrage qui reprend, actualisé et complété. le dossier publié dans Le carnet Psy. Il propose une revue critique en examinant les éléments de convergences. de divergences et d'enrichissement mutuels entre théorie de l'attachement et psychanalyse. Son format synthétique. sa vocation didactique et sa lisibilité en font un incontournable outil pour tous ceux qui veulent s'initier aux rudiments fondamentaux de la théorie de l'attachement; les thèmes traités et l'originalité des ouvertures épistémologiques offrent aussi une lecture stimulante pour les connaisseurs.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques: les concepts-clefs; sur quoi porte l'intervention; comment le problème est-il défini; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie; les outils utilisés; la position de l'intervenant ou du thérapeute.