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Du père mort au déclin du père de famille. Où va la psychanalyse ? Essais d'anthropologie psychanaly
Zafiropoulos Markos
PUF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782130624776
La théorie évolutionniste qui ressasse à l?envi la notion de déclin du père pour rendre compte des " nouveaux symptômes " engendrés par le retour du matriarcat dans la modernité est fondée sur un mariage scientifiquement insoutenable entre le corpus de Freud relu par Lacan et quelques énoncés de Durkheim et de Bachofen. Or, si l?on sait depuis une cinquantaine d?années que la théorie du premier est sans fondement historico-démographique, on sait depuis plus longtemps encore que le matriarcat n?a jamais existé dans l?histoire des civilisations. Cette thèse, croyant apercevoir la fin de l?exception paternelle, reconduit à l?occasion ce que Lacan appelait " la misogynie de Freud ", relance sans cesse le diagnostic du malaise des sociétés hypermodernes et plus généralement celui d?un déclin du symbolique pour en appeler in fine à une restauration de l?autorité ou à ce qui s?apparente à une sorte de " révolution conservatrice " allant contre la dégénérescence qui viendrait des Lumières. Les neuf essais qui constituent cet ouvrage reprennent le tracé de recherches s?opposant de manière critique à cette option, cliniquement ruineuse et politiquement douteuse, pour constituer une sorte d?introduction à une anthropologie psychanalytique revenant de manière critique à Freud et au Lacan structuraliste.
Résumé : Soutenir contre la théorie évolutionniste qu'il faut en urgence retourner à Freud et au Lacan structuraliste implique qu'il faille ouvrir la porte du cabinet du psychanalyste pour repartir de l'analyse du cas et montrer ce que l'actualité des formes du malaise subjectif doit à l'évolution de la culture et aux inhibitions, symptômes, angoisses, délires qui, de manière très classique, se déduisent de la clinique des structures freudiennes (Névrose, Psychose, Perversion) et donc en confirment la brûlante actualité. De ce point de vue, la manie-des-toxiques est paradigmatique de ces nouvelles formes du malaise recouvrant le travail des structures freudiennes, comme le montrera l'analyse des inhibitions de Norman, du délire de Kodjo ou de la perversion de Gaël s'exprimant dans sa passion toxique pour le rhum, mais aussi son fétiche de cuir dont il fait des manteaux comme pour nous mettre sur la piste du fétichisme de la marchandise, et plus largement sur celle des ressorts inconscients de la fabrique des objets de la culture dont la dette envers la sublimation, les dispositifs de recherche de plus de jouir et, plus généralement, les logiques de la perversion est immense. Ce que montrent de manière exemplaire l'écriture du journal intime de Sophie la menteuse - l'enfant fétiche de la mère -, l'analyse de la nocivité de l'oeuvre d'art et aussi... tous les autres contes freudiens qui forment le second volume de ces Essais d'anthropologie psychanalytique, partant cette fois de la clinique du cas vers celle de la culture et trouvant leurs conclusions dans Les leçons cliniques de Socrate, où Lacan aperçoit l'émergence des formes de l'amour en Occident et donc les formes originaires du transfert, Socrate dont Lacan fait du même mouvement le patron des psychanalystes. Lacan : un génie quoi !
Résumé : Pour Freud, la mère est le destin par excellence de la femme ; ce n?est pas le cas de Lacan qui disjoint le devenir-mère du devenir-femme et produit sur ce thème une révolution dans le champ psychanalytique. Markos Zafiropoulos et Paul-Laurent Assoun en débattent ici tandis que douze auteurs traitent la question du féminin selon la logique de l?anthropologie psychanalytique. Il s?agit de mettre en évidence les enjeux essentiels de la dite révolution tant pour la clinique du cas que pour ce qui concerne la place des femmes dans la culture. Les figures cliniques de la femme pauvre, de la scarification des corps de femmes devenus surface d?écriture, de la psychose au féminin etc., mais aussi la formation des foules autour du désir des grands mères de la place de Mai en Argentine, comme la place des femmes dans la Révolution française, voir la manière dont le maître communiste fait aujourd?hui avec le corps féminin dans la Chine communiste, seront par exemple ici analysées comme la délicate question de l?androphilie de Freud, ou la place de l?analyste comme femme.
Dans son retour à Freud, Lacan confirme ce qu'il en est de la présence inconsciente d'OEdipe dans la modernité tardive. Mais il le fait en affirmant que ce n'est pas l'enfant qui veut la mère mais la mère qui veut jouir de l'enfant. Dès lors, la culpabilité incestueuse est déplacée côté Jocaste, même s'il revient à OEdipe de payer le prix de la faute contre les lois de la cité et le désir des dieux antiques, par sa destitution, son aveuglement et son errance. Avec le christianisme accompagnant la mort des dieux, le fils rechigne à son automutilation et conserve par devers lui une part de son corps propre que Lacan baptise objet (a). Si celui-ci change de forme au cours de son enseignement, il reste le fondement de l'organisation fantasmatique contre la jouissance de la mère. En relisant avec Lacan et Lévi-Strauss OEdipe Roi, Œdipe à Colone et Antigone, l'auteur reprend l'enquête et formule cette ultime question : si le choeur des psychanalystes affirme aujourd'hui de manière dominante et cliniquement fausse la disparition d'OEdipe, n'est-ce pas parce qu'ils l'ont eux-mêmes assassiné et peut-être aussi parce que cet assassinat, OEdipe l'avait bien cherché ?
Comment la psychanalyse contribue-t-elle à éclairer les pratiques sociales en mettant en avant l'universalité de la subjectivité contre les tentations culturalistes ? Derrière le symptôme culturel, l'auteur montre que peuvent se cacher de véritables structures psychopathologiques ou des conflictualités psychiques. Derrière les croyances en la sorcellerie dont sont accusés les enfants sorciers, se révèle une structure subjective qui vaut pour tous les enfants à travers le monde. Cet ouvrage a pour but de permettre de sortir du relativisme culturel, cette haine douce de la réalité, et de faire le lien entre le singulier de la culture et l'universalité de la subjectivité, et par là, de permettre une prise de conscience du fondement inconscient à l'oeuvre dans le " traitement " – entre exorcisme et exclusion – des enfants sorciers, considérés comme des enfants sacrifiés ou des fétiches martyrisés. L'auteur rend compte de la manière dont la psychanalyse contribue à éclairer les pratiques sociales liées au couple sorcier/guérisseur au sein des populations migrantes d'origine africaine en France.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.