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Villes et architectures en débat. Europan
Younès Chris ; Maugard Alain ; Peskine Hélène
PARENTHESES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782863643488
A l'occasion des trente ans d'Europan, le lecteur est convié, dans cet ouvrage, à un parcours à la fois rétrospectif et prospectif. Les 14 sessions présentées expriment les transformations significatives du champ architectural élargi aux dimensions urbaines, territoriales, paysagères et environnementales. Problématiques, méthodes, projets entrelaçant les échelles et les modes de vie constituent les trois piliers d'une démarche ouverte oeuvrant aux nouvelles synergies naturo-culturelles d'écosystèmes soutenables. Il s'agit d'expliciter en quoi et comment sont capturés les mouvements de fond qui traversent les sociétés, faisant d'Europan un laboratoire d'expérimentations partagées, qui tracent et anticipent les métamorphoses des villes européennes : une sorte de "Fab Lab européen pour les territoires". Espaces publics, urbanité, diversités culturelles, transition écologique, énergétique, numérique... autant de défis à relever. De jeunes créateurs internationaux, architectes, urbanistes et paysagistes de moins de 40 ans, portés par un dispositif collaboratif innovant ouvrent des possibles plébiscités par des responsables politiques locaux. L'ensemble constitue une ressource pour la conception des milieux habités. Ce livre ose faire un pronostic sur le futur de la condition urbaine, du projet et des métiers.
Les séparations et les surexploitations épuisant les milieux ont été extrêmisées avec démesure, multipliant les vulnérabilités. Entre accueillance, maintenance, portance et accordance, le sursaut du prendre soin en architecture relance la question des manières de cohabiter et de faire établissements humains. En ces temps de trouble et de tourmente, le prendre soin, qui est au coeur de ce qui fait " l'humanité de l'humanité ", relance dès à présent les manières de penser et d'agir. Compte tenu de l'ampleur des bouleversements et désorientations civilisationnels, comment les projets architecturaux, paysagers et territoriaux peuvent-ils en prendre la mesure, à l'échelle des individus, des lieux, des sociétés, des écosystèmes et de la planète Terre, dans leur spécificité et leur appartenance commune ? Par-delà des récits opposant la nature à la culture, qui poursuivent des volontés de maîtrise et domination, comment renouer des liens réels, imaginaires et symboliques avec les fragiles puissances et interdépendances du vivant ? Comment, en reconsidérant les limites et les vulnérabilités, bifurquer dans un souci à la fois éthique, esthétique et politique ? Est exploré dans cet ouvrage en quoi les entrelacements de l'accueillance, de la maintenance, de la portance et de l'accordance, constituent un quatuor de lignes potentiellement régénératrices des conditions d'habitabilité.
Les maisons conçues par Michel Mangematin sont des lieux qui nous parlent du sens d'habiter et du bâtir. De grands architectes, comme Alvar Aalto, Mies van der Rohe, Frank Lloyd Wright ou Le Corbusier, tout en travaillant pour donner son lieu d'habitation à l'homme du XXe siècle à partir des moyens techniques de l'époque et en liaison avec l'évolution des modes de vie, aspiraient à taire une oeuvre poétique et refusaient de se restreindre à construire prosaïquement. Michel Mangematin s'inscrit dans cette lignée où l'expérience architecturale est celle de l'événement du sentir esthétique qui sort l'homme de la somnolence. Il insiste sur le fait que l'architecture est un art social existentiel.
L'Air, l'Eau, le Feu et la Terre interviennent grandement dans ce que Gaston Bachelard nommait l'"imagination matérielle". Et ils participent activement à la symbolique des lieux et à leur agrément. La confrontation transdisciplinaire proposée dans ce livre permet de saisir la présence de chacun de ces éléments - ou de leur ombre - dans la sensorialité d'une ville comme dans l'habitabilité d'une demeure. L'on pourrait penser que l'architecture "transparente", de plus en plus "dématérielle", et l'urbain, de plus en plus déterritorialisé, ont rompu leurs liens avec les quatre éléments. Pourtant, comme le montrent les auteurs, des architectes, des paysagistes et des aménageurs s'évertuent à valoriser certaines qualités de ces éléments, sans être effrayés par leur virtualisation grandissante: des villes se dotent d'un lac artificiel, des jardins sont dédiés aux quatre éléments, des maisons honorent la terre et les urbanistes, à l'instar des philosophes grecs, prônent des tracés balayés par les vents. A l'hygiénisme du siècle passé respectueux du "bon" air et de l'eau potable et précautionneux en matière d'incendie et de séisme, succède un esthétisme, parfois excessif, à base de l'un des quatre éléments... La copie, le faux, dénaturent les éléments et les "gadgétisent". Il est temps de leur redonner leur puissance symbolique et de rappeler qu'ils sont constitutifs de notre histoire culturelle, et rassemblent les hommes, les paysages et les constructions dans un même monde.
Résumé : Sadik Jalal Al-Azm est l'un des grands intellectuels du monde arabe et l'un des plus éminents représentants du courant laïque. Son nom a souvent défrayé la chronique de la censure. Le présent ouvrage rassemble plusieurs textes. Le premier relate son parcours autobiographique et son itinéraire intellectuel. Dans le deuxième, l'auteur nous fait part de ses sentiments et réflexions au moment de l'attaque du 11 septembre et examine les réactions du monde arabe face à cet événement. Dans le troisième, Al-Azm livre une analyse de l'affaire Rushdie sous l'angle des conséquences inattendues de la mondialisation sur les débats intellectuels et la réception de la littérature. La dernière étude contient une critique argumentée du livre d'Edward Saïd, L'Orientalisme. Al-Azm souligne la tendance de ce dernier à essentialiser l'Occident de la même façon que les orientalistes ont essentialisé l'Orient.
Résumé : Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.
Aix-en-Provence, sa région et Marseille constituent pour l'étude du «phénomène» de la bastide un terrain privilégié. Capitale de la Provence d'Ancien Régime, Aix abritait une forte densité de population noble, souvent fortunée. À Marseille, le remarquable développement du commerce engendrait une riche classe de négociants qui s'affirmait comme telle. Aristocratique ou bourgeois, le mode de vie était le même, souvent fastueux, quelquefois même ruineux.Très cultivée, la haute société était perméable à tous les courants de pensée, nationaux et ultramontains, sans renier pour autant son identité provençale. Un mécénat actif mettait à son service des artistes à la formation éclectique qui s'exprimèrent surtout en milieu urbain ou périurbain, dans les hôtels particuliers et les pavillons ou «folies». Il semble que la bastide soit restée le domaine d'élection d'une expression plus spécifiquement locale.Apparues au début du XVIe siècle, les bastides se multiplient surtout au XVIIe et au XVIIIe siècle qui voient leur plein épanouissement. Le «phénomène» de la bastide répond en effet à de multiples exigences: placement sûr, au rapport souvent élevé, résidence secondaire, lieu de loisir et de repos, c'est enfin, par le luxe de son décor, le charme de ses jardins, le signe d'appartenance à la caste des privilégiés de la fortune.Les bastides s'établissent le long des rivières, dans les vallons ou dans les plaines, à «quelques lieues» des villes mais aussi sur le terroir des villages environnants, bientôt touchés par cette pratique d'achat de biens fonciers. Les Aixois acquièrent ainsi de grands domaines à Rognes, Puyricard, Lambesc, Bouc-Bel-Air, Eguilles, Saint-Cannat, etc., les Marseillais à Lançon, Berre, etc. Le modèle aixois s'exporte dans les territoires tels le Vaucluse, le Var ou les Alpes-de-Haute-Provence où par son origine et le jeu des alliances la noblesse aixoise possédait de vastes propriétés.Plus qu'un simple fait architectural, ou comme tout fait architectural, la bastide exprime en définitive la quintessence d'un monde et c'est son étude globale qui permettra d'en dégager l'originalité qu'il s'agisse du poids politique dune institution ayant régi pendant plus de deux siècles le marché foncier de la région, orienté son agriculture ou de la signification qu'elle revêt en termes de civilisation.
Résumé : L'urbanisme, un plaisir ? Comment cette notion assez désuète peut-elle être associée au plaisir de faire la ville, à la modernité ? Comment la conjuguer à l'appétence pour toutes les disciplines, à la curiosité pour l'évolution des modes de vie et des modes de faire, l'invention sociale et technologique ? A travers l'action "Projet urbain" qu'elle a initiée, dirigée et animée au sein de l'administration en charge de l'urbanisme pendant près de trente ans, Ariella Masboungi a été un témoin privilégié d'une évolution favorable des pratiques dans ce domaine et d'une ouverture progressive à de nouvelles stratégies. Persuadée que la ville est la clé du développement durable, et que c'est en son sein que réside l'innovation, elle livre ici ses réflexions, ses convictions, ses "leçons" du projet urbain, n'ayant de cesse de s'inspirer de la diversité des expériences européennes, d'explorer, de capitaliser, de diffuser et, surtout, d'impulser de nouvelles directions pour construire une ville plus amène. Pourquoi tous les sujets de société conduisent-ils à l'urbanisme ? Par quels moyens peut-on produire des villes plus heureuses, équitables et stimulantes ? Comment enseigner le projet urbain et en transmettre le goût aux étudiants ? Que signifie "la fierté d'être fonctionnaire" dans le champ de l'action urbaine ? A travers les réponses ou les pistes esquissées, preuve est apportée que l'urbanisme de demain ne se fera pas sans une intelligence collective, à la fois attentive et ouverte sur le monde.