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Prendre soin. Architecture et philosophie
Younès Chris ; Bodart Céline ; Marcillon David
INFOLIO
30,00 €
Épuisé
EAN :9782889681358
Les séparations et les surexploitations épuisant les milieux ont été extrêmisées avec démesure, multipliant les vulnérabilités. Entre accueillance, maintenance, portance et accordance, le sursaut du prendre soin en architecture relance la question des manières de cohabiter et de faire établissements humains. En ces temps de trouble et de tourmente, le prendre soin, qui est au coeur de ce qui fait " l'humanité de l'humanité ", relance dès à présent les manières de penser et d'agir. Compte tenu de l'ampleur des bouleversements et désorientations civilisationnels, comment les projets architecturaux, paysagers et territoriaux peuvent-ils en prendre la mesure, à l'échelle des individus, des lieux, des sociétés, des écosystèmes et de la planète Terre, dans leur spécificité et leur appartenance commune ? Par-delà des récits opposant la nature à la culture, qui poursuivent des volontés de maîtrise et domination, comment renouer des liens réels, imaginaires et symboliques avec les fragiles puissances et interdépendances du vivant ? Comment, en reconsidérant les limites et les vulnérabilités, bifurquer dans un souci à la fois éthique, esthétique et politique ? Est exploré dans cet ouvrage en quoi les entrelacements de l'accueillance, de la maintenance, de la portance et de l'accordance, constituent un quatuor de lignes potentiellement régénératrices des conditions d'habitabilité.
Les maisons conçues par Michel Mangematin sont des lieux qui nous parlent du sens d'habiter et du bâtir. De grands architectes, comme Alvar Aalto, Mies van der Rohe, Frank Lloyd Wright ou Le Corbusier, tout en travaillant pour donner son lieu d'habitation à l'homme du XXe siècle à partir des moyens techniques de l'époque et en liaison avec l'évolution des modes de vie, aspiraient à taire une oeuvre poétique et refusaient de se restreindre à construire prosaïquement. Michel Mangematin s'inscrit dans cette lignée où l'expérience architecturale est celle de l'événement du sentir esthétique qui sort l'homme de la somnolence. Il insiste sur le fait que l'architecture est un art social existentiel.
Résumé : L'art est dans la rue : fresques murales, statues, monuments, mobiles, installations éphémères, décors provisoires, expositions et spectacles en plein air, bateleurs et saltimbanques... Plus encore, certaines villes se prétendent une " ?uvre d'art totale " qu'il convient d'honorer tel un musée hors les murs. Le citadin est interpellé par toutes ces créations dont il ne prend pas toujours la mesure. Dès lors qu'il s'agit des établissements humains, la question devient celle de la rencontre entre éthique comme manière d'être, et esthétique comme vérité du sentir. Dans ce livre, les auteurs (artistes, architectes, philosophes, historiens, urbanistes) observent les façons dont l'" espace ", le " temps " et les " formes d'expression " sont plus ou moins solidaires des évolutions sociales et techniques qui assaillent les sociétés contemporaines. Ces évolutions s'affrontent, se combinent ou se parasitent, mais nul ne peut les ignorer, tant elles interfèrent dans le devenir urbain. Comment alors nouer le topos et le logos qui donnent sens, à l'aisthesis qui relie ? L'art dans sa relation complexe au territoire y parvient-il ? A l'heure de l'éparpillement géographique des villes et de l'émiettement du temps de la quotidienneté, l'art peut-il manifester la " signification insignifiable " qu'attend le poète ? Il en va de l'habiter même.
Résumé : La maison est comme le vêtement, elle abrite et révèle à la fois celui qui y demeure. Objet premier de l?activité humaine mais aussi symbole cosmologique, elle demeure pourtant un sujet marginal de l?anthropologie sociale. Pour les historiens et les architectes, la maison rurale n?est encore le plus souvent que l?ombre des palais et des temples. Les voyageurs en revanche nous ont laissé des observations et des croquis précieux sur cet habitat. En quoi la maison paysanne consiste-t-elle vraiment? Est-elle un objet à classer en fonction de typologies forgées par les architectes et les ethnographes, ou un produit de l?imaginaire et d?une certaine idée de la vie rurale, née au 19e siècle?
Bâtir la vie est un récit autobiographique, recueilli et mis en forme en 1977 par Michel Lefebvre.Candilis raconte son extraordinaire parcours, de Bakou à Athènes, Paris, Casablanca ou LaMartinique, de sa participation aux CIAM, puis au Team 10 à ses dernières réflexions sur l?habitatcontemporain, de la Résistance grecque à l?enseignement à l?Ecole des Beaux Arts.Une autobiographie qui se lit comme un roman, un personnage phare de l?architecture au 20esiècle, en un mot: un classique.
Techniques centrales de la modernité occidentale, la photographie et l'horlogerie reposent toutes deux sur la maîtrise fine de la durée. Littéralement et symboliquement, elles mettent le temps en boîte. Leur proximité est telle que Roland Barthes parlait de la photographie comme d'une "horloge à voir". Reste que leurs liens intimes ont été étonnamment peu considérés jusqu'ici. Dans l'entre-deux-guerres, face aux crises économiques, le savoir-faire horloger suisse trouve une diversification dans la fabrication d'appareils photographiques. De la photographie à l'horlogerie, il y a certes le pas de l'optique et de la chimie, mais surtout la base commune de la mécanique de précision avec ses rouages, ses ressorts, ses leviers, ses compteurs, ses emboîtements millimétrés. De la vallée de Joux à l'Argovie, des entreprises se lancent dans la réalisation d'appareils photo haut de gamme. LeCoultre propose le Compass (1937), chef-d'oeuvre de technologie miniaturisée. L'Alpa de Pignons (1944) est porté par le slogan de "la caméra des horlogers suisses". L'appareil photo pour pigeons Michel (1937) est l'ancêtre de la caméra des drones. Le Tessina de Siegrist (1960) est l'un des appareils fétiches des espions pendant la guerre froide. Le photofinish est développé dans l'après-guerre par Omega, Longines et bientôt Swiss Timing. Ce livre propose des études de cas, des essais thématiques et l'approfondissement des rapports entre photographie et horlogerie. Il procède d'un projet de recherche mené par l'Université de Lausanne et le Musée suisse de l'appareil photographique - Vevey.
Résumé : Célèbre comme écrivain du voyage, Nicolas Bouvier (1929-1998) a eu pendant la plus grande partie de sa vie pour activité principale celle d'iconographe, courant moins les routes lointaines que les bibliothèques, les musées et les archives pour y dénicher des images. Du début des années 1960 à l'orée d'Internet, il prend une part active à l'essor et à la reconnaissance d'un métier qui pendant un demi-siècle aura constitué un maillon essentiel de la fabrique de l'édition illustrée. Le présent ouvrage rappelle l'importance de ce travail pour l'écrivain, dont les services de documentaliste vont bientôt nourrir des projets éditoriaux personnels et une activité d'historien des images populaires. Le récit de son parcours remet en lumière le rôle majeur joué par les bibliothèques dans la conservation et la diffusion des images, l'inventivité visuelle des clubs de livres et des grandes encyclopédies illustrées des années 1960, ainsi que la vivacité d'un milieu genevois particulièrement intéressé alors par les potentiels de l'image reproductible, autour de Bouvier, John Berger, Jean Mohr ou Jean Starobinski. Documenté par un fonds de 40 000 pièces conservé au Centre d'iconographie de la Bibliothèque de Genève, son itinéraire permet de faire revivre ce que signifiait la recherche des images avant l'arrivée d'Internet et de rappeler ce que ce geste désormais si quotidien a pu porter en lui de richesses, jusqu'à devenir, dans son cas, un véritable projet esthétique, historique et intellectuel.