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Art et philosophie, ville et architecture
Younès Chris
LA DECOUVERTE
30,00 €
Épuisé
EAN :9782707141484
L'art est dans la rue : fresques murales, statues, monuments, mobiles, installations éphémères, décors provisoires, expositions et spectacles en plein air, bateleurs et saltimbanques... Plus encore, certaines villes se prétendent une " ?uvre d'art totale " qu'il convient d'honorer tel un musée hors les murs. Le citadin est interpellé par toutes ces créations dont il ne prend pas toujours la mesure. Dès lors qu'il s'agit des établissements humains, la question devient celle de la rencontre entre éthique comme manière d'être, et esthétique comme vérité du sentir. Dans ce livre, les auteurs (artistes, architectes, philosophes, historiens, urbanistes) observent les façons dont l'" espace ", le " temps " et les " formes d'expression " sont plus ou moins solidaires des évolutions sociales et techniques qui assaillent les sociétés contemporaines. Ces évolutions s'affrontent, se combinent ou se parasitent, mais nul ne peut les ignorer, tant elles interfèrent dans le devenir urbain. Comment alors nouer le topos et le logos qui donnent sens, à l'aisthesis qui relie ? L'art dans sa relation complexe au territoire y parvient-il ? A l'heure de l'éparpillement géographique des villes et de l'émiettement du temps de la quotidienneté, l'art peut-il manifester la " signification insignifiable " qu'attend le poète ? Il en va de l'habiter même.
Résumé : A l'occasion des trente ans d'Europan, le lecteur est convié, dans cet ouvrage, à un parcours à la fois rétrospectif et prospectif. Les 14 sessions présentées expriment les transformations significatives du champ architectural élargi aux dimensions urbaines, territoriales, paysagères et environnementales. Problématiques, méthodes, projets entrelaçant les échelles et les modes de vie constituent les trois piliers d'une démarche ouverte oeuvrant aux nouvelles synergies naturo-culturelles d'écosystèmes soutenables. Il s'agit d'expliciter en quoi et comment sont capturés les mouvements de fond qui traversent les sociétés, faisant d'Europan un laboratoire d'expérimentations partagées, qui tracent et anticipent les métamorphoses des villes européennes : une sorte de "Fab Lab européen pour les territoires". Espaces publics, urbanité, diversités culturelles, transition écologique, énergétique, numérique... autant de défis à relever. De jeunes créateurs internationaux, architectes, urbanistes et paysagistes de moins de 40 ans, portés par un dispositif collaboratif innovant ouvrent des possibles plébiscités par des responsables politiques locaux. L'ensemble constitue une ressource pour la conception des milieux habités. Ce livre ose faire un pronostic sur le futur de la condition urbaine, du projet et des métiers.
A Paris, un premier rendez-vous célébrait en 1985 la rencontre de l'architecture et de la philosophie : " Mesure pour mesure, architecture et philosophie ". Lors de cette conférence organisée par le CCI et le CIPh, architectes et philosophes étaient invités à venir discuter ensemble de comment la philosophie pouvait saisir l'architecture au plus près de ce qui la détermine. A l'occasion d'un nouveau colloque international, le laboratoire GERPHAU a proposé de reposer la question de cette rencontre : aujourd'hui, qu'en est-il encore du croisement de nos pratiques ? L'enjeu du colloque était de remonter le cours de nos fabriques d'idées sous la thématique des récits en préfixes. Quand il s'agit de trans-, re-, co-, alter-architectures ou de bio-, géo-, éco-sophies, comment ces successions de préfixes questionnent-elles le sens de nos pratiques ? Quels sont ces événements qui ont orienté, ré-orienté, parfois dés-orienté nos discours ? Comment ces récits traversés en déclinaisons de suffixes interrogent les fondements de nos disciplines ; qu'est-ce qui encore et toujours résiste ? Initiative du laboratoire GERPHAU, en partenariat avec la Cité de l'Architecture et du Patrimoine et avec le soutien du Lavue et du réseau philAU, cet événement international fut le premier colloque ARENA, réseau européen pour la promotion et le développement de la recherche en architecture.
Dans Art et existence, Maldiney déclare : "Pour nous, habiter, c'est exister". Le présent ouvrage tend à déplier, prolonger, articuler et épaissir ce postulat en entrelaçant architecture, ville, paysage, littérature et philosophie. Il reprend les lignes synergiques d'un travail de recherche de longue haleine mené dans une perspective écosophique. Une telle attitude explore un art d'exister dans la multiplicité, la singularité et l'ouverture, en manifestant le caractère critique par une réinterprétation des nouages des trajectoires du temps, de l'humanité et de son devenir. Insister sur ce qui est entre les choses et les êtres comme sur ce qui advient, régénérer, recycler, revivifier, économiser, diversifier, ménager, recréer, méditer..., autant d'écorythmes d'un autre type entre humain et non-humain, pour s'envisager au monde.
Résumé : La modernité occidentale oppose la nature à la ville, cet univers artificiel, dans lequel ne subsistent que quelques éléments " naturels ", cultivés et entièrement maîtrisés par l'homme. Ce divorce entre l'humain et le vivant résulte de la montée en puissance des techniques déployées par l'homme, parfois contre lui et toujours contre la nature. Les auteurs de ce livre - philosophes, historiens, géographes, artistes, architectes, paysagistes, etc. - rejettent, vis-à-vis de la " nature ", l'approche dominatrice, et optent pour de nouvelles relations responsables et complices. Une telle attitude les oblige à repenser les rapports complexes entre nature et culture, technique et société, urbanisme et environnement et, par conséquent, à appréhender les dimensions éthiques et esthétiques de l'" art de bâtir ". Les " espaces verts ", les jardins privés, les " coulées vertes ", les cités-jardins, les tracés " paysagés " des autoroutes ou des voies ferrées, les diverses réglementations écologiques, etc., sont-ils le signe d'une heureuse prise de conscience ou les cache-misère d'un hyper-libéralisme méprisant les équilibres fragiles de l'écosystème et le désir des citadins d'une " nature urbaine " ? La nature n'est pas extérieure à l'homme, tout comme celui-ci n'est pas en dehors d'elle. Ce sont les conditions de cette nécessaire cohabitation que les auteurs étudient et discutent. Au-delà d'un discutable " contrat naturel ", il convient de prendre soin de " notre " monde, un monde résolument urbanisé.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
Narcisses pathologiques mégalomanes, prêts à tout pour réussir, Narcisses vulnérables, hypersensibles à la critique, dissimulant leur désir de toute-puissance derrière une façade d'humilité, les Narcisses sont de tous les fronts et font recette. Pour s'en prémunir, il faut pouvoir les reconnaître : Marie-France Hirigoyen propose ici une grille de lecture explicite et salutaire. Dans un monde toujours plus compétitif, les Narcisse occupent des positions de pouvoir au sein des affaires ou des médias, voire à la tête des Etats. Certains observateurs, confondant narcissisme et confiance en soi, considèrent que le renforcer permettrait d'affronter les maux de l'époque. Pourtant, les " psys " dénoncent régulièrement le rôle désastreux du narcissisme ambiant sur leurs patients : solitude, souffrance au travail, désordres amoureux... Pour comprendre cette réalité paradoxale, Marie-France Hirigoyen propose une enquête détonante nourrie de sa clinique. Elle pointe la confusion entre le narcissisme sain, qui permet d'avoir suffisamment confiance en soi pour s'affirmer, et le narcissisme pathologique consistant à se mettre en avant aux dépens des autres. Elle reprend la genèse de ce concept dans la psychanalyse freudienne, puis dans la psychanalyse américaine, qui l'a transformé en mettant l'accent sur l'" estime de soi " - participant ainsi d'un glissement de sens emblématique. Emaillé de nombreuses études de cas, histoires et récits de vie, ce livre explique ainsi de manière vivante et originale les dérives du monde moderne, où de plus en plus d'individus sont centrés sur eux-mêmes, " scotchés " à leurs écrans, " accros " aux réseaux sociaux pour se valoriser et exister uniquement dans le regard de l'autre. Mais il invite aussi, grâce à un dialogue renouvelé entre psychanalyse et sociologie, à mieux comprendre les traits narcissiques pour contrer l'ascension des Narcisse tout-puissants. Un projet indispensable pour notre avenir commun.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !