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Jeux, modes et masses. La société française et le moderne 1945-1985
Yonnet Paul
GALLIMARD
27,90 €
Épuisé
EAN :9782070705542
Dans le moderne, faire voir le plus moderne; à l'intérieur du contemporain, donner à concevoir le plus proprement contemporain: telle est l'ambition de ce livre. Le tiercé, ou les voies imprévues de l'adhésion aux rituels de la démocratie; le jogging, ou la réponse par le corps à la crise; la vague rock, ou l'invention de l'internationale adolescente; le compagnonnage animal, ou l'épreuve des limites de l'humain; la société automobile, ou le basculement dans l'univers de la mobilité; la généralisation de la mode, ou l'entrée dans une nouvelle logique du paraître: autant d'échantillons du grand changement qui, depuis 1945, n'a pas seulement révolutionné niveaux et modes de vie, mais créé littéralement une autre société. Ils sont analysés ici sous un double éclairage: dans leur signification universelle, en tant qu'expressions de la société démocratique de masse, et du point de vue des résistances spécifiques de la société française à la modernité. Contre les préjugés « critiques » inspirés par un élitisme archaïsant, en rupture avec une sociologie académique engoncée dans des catégories d'un autre âge, un effort pour regarder et pour penser sa société dans son mouvement même.
Comment devient-on Mitterrand, le phénix, celui qui, déclaré "mort", "abattu", à plusieurs reprises, renaît de ses cendres, Mitterrand, le prince de la réversibilité? D'où vient qu'il ne sombre jamais, et que, sur la fin, il capitalise popularité et affection alors que grandit l'impopularité des socialistes? À scruter l'ensemble de sa vie, émergent et s'entremêlent deux "personnalités de base". Une personnalité politique et idéologique, inscrite dans les évolutions collectives, en émanant et les réfléchissant; de ce point de vue, Mitterrand est un reflet de l'histoire politique et sociale, ou de l'histoire des moeurs (et sa biographie nous renseigne sur les ambivalences durant l'Occupation tout autant que sur le déclin de la foi ou les nouvelles légitimités conjugales à la fin du vingtième siècle). Et une personnalité psychologique, armant peu à peu la première pour lui donner les moyens de transformer du donné historique en terrain d'action. D'où un portrait à deux dimensions, psycho-politique, qui fait céder la mythologie énigmatique qui entoure le personnage. Biographie de l'auteur Sociologue et psychologue, Paul Yonnet analyse les loisirs, les pratiques sociales à caractère de masse et la médiatisation. Observateur des évolutions politiques et idéologiques de nos sociétés, il a écrit de nombreux articles dans la revue Le Débat. Les deux derniers livres qu'il a publiés sont Système des sports, et Travail, loisir - Temps libre et lien social.
Résumé : Onze ans après la mort de Yonnet, voici la nouvelle édition préfacée et postfacée, de ce livre visionnaire sur les maux de la société française, accueilli en 1993 par des insultes et le mépris de la quasi-totalité des médias. Ce Voyage dérangeant se déroule en trois étapes. Il commence par l'exploration scrupuleuse de ce que l'auteur appelle un "antiracisme de nouvelle génération" apparu au cours des années quatre-vingt, parallèlement à la montée de l'extrême droite xénophobe. Sa nouveauté redoutable, est-il montré, est précisément d'installer la notion de "race" qu'il prétend au départ combattre. N'est pas "antiraciste" qui veut ; encore faut-il apprendre à déjouer les pièges d'un problème qui détourne et retourne les meilleures intentions. L'utopie de substitution que développe SOS - Racisme est ensuite envisagée comme un révélateur de la conjoncture idéologique française au cours d'une décennie marquée par le double effondrement de l'espérance prolétarienne et de l'encadrement catholique. Ce sont enfin quarante-cinq ans d'histoire qui sont remis en perspective à la lumière de l'effondrement du roman national que Paul Yonnet diagnostique au coeur des fantasmes et des angoisses dont la cohésion collective fait aujourd'hui l'objet. Sociologue, Paul Yonnet a étudié les loisirs, les pratiques sociales à caractère de masse et la médiatisation. Il est mort en 2011. Marcel Gauchet est philosophe, ancien rédacteur en chef de la revue Le débat et éditeur. Eric Conan a été, entre autres, directeur de la rédaction du journal Marianne.
Yonnet Paul ; Pichery Benjamin ; L'Yvonnet Françoi
C'est dans le travail que se reconstitue notre capacité à avoir une force de loisir, de même que c'est dans le loisir que se reconstitue notre force de travail. ; en imitation raisonnée du concept de "force de travail" , j'ai forgé le concept de "force de loisir" . Notre aptitude à avoir des loisirs n'est pas inépuisable. Le loisir, c'est du boulot ! C'est épuisant. Ce n'est pas le plaisir d'une activité qui définit le loisir, c'est son caractère libératoire. Un loisir peut procurer de l'insatisfaction, de la colère, de la révolte, de la déception, il peut être totalement raté, il n'en reste pas moins un loisir, même si vous en sortez mécontent". Paul Yonnet était un sociologue hors du commun. Visionnaire, franc-tireur et inclassable, ces objets d'études n'entrent pas dans la conformité du "prêt à penser" de la pratique sociologique attendue. Le tiercé, le jogging, le rock & roll et le sport plus généralement, des thématiques apparemment triviales, qui se révèlent être sous sa plume aiguisée, des territoires particulièrementféconds pour la compréhension nos sociétés.
Résumé : Y a-t-il contradiction entre le sport-spectacle et le sport-loisir ? Quel est le secret du développement du sport à l'échelle mondiale ? Quels ressorts met-il en jeu ? Pourquoi le sport n'est-il pas un art, pas plus un art que ne le sont le roman ou le film policier ? Pourquoi les compétitions de Formule 1 automobile ne sont-elles qu'un sport imparfait ? En quoi les sports américains sont-ils si différents des sports européens, et que nous enseigne cette différence ? Pourquoi le championnat de France de football est-il trop passionnant ? Comment expliquer le déclin du cyclisme dans la hiérarchie des sports ? Pourquoi les erreurs d'arbitrage demeurent-elles sans doute indispensables au football? Comment, avant le dopage, est-ce d'abord le sport de haut niveau qui est un danger pour la santé des athlètes ? Pourquoi le sport a-t-il jusqu'à présent si facilement digéré le dopage? Et encore: que signifie, dans le sport, s'identifier? Pourquoi le sport joue-t-il un rôle phare dans la constitution du lien social ? L'avenir du sacré se joue-t-il dans les manifestations sportives ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles ce livre répond.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.