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François Mitterrand le Phénix
Yonnet Paul
B.DE FALLOIS
17,95 €
Épuisé
EAN :9782877064576
Comment devient-on Mitterrand, le phénix, celui qui, déclaré "mort", "abattu", à plusieurs reprises, renaît de ses cendres, Mitterrand, le prince de la réversibilité? D'où vient qu'il ne sombre jamais, et que, sur la fin, il capitalise popularité et affection alors que grandit l'impopularité des socialistes? À scruter l'ensemble de sa vie, émergent et s'entremêlent deux "personnalités de base". Une personnalité politique et idéologique, inscrite dans les évolutions collectives, en émanant et les réfléchissant; de ce point de vue, Mitterrand est un reflet de l'histoire politique et sociale, ou de l'histoire des moeurs (et sa biographie nous renseigne sur les ambivalences durant l'Occupation tout autant que sur le déclin de la foi ou les nouvelles légitimités conjugales à la fin du vingtième siècle). Et une personnalité psychologique, armant peu à peu la première pour lui donner les moyens de transformer du donné historique en terrain d'action. D'où un portrait à deux dimensions, psycho-politique, qui fait céder la mythologie énigmatique qui entoure le personnage. Biographie de l'auteur Sociologue et psychologue, Paul Yonnet analyse les loisirs, les pratiques sociales à caractère de masse et la médiatisation. Observateur des évolutions politiques et idéologiques de nos sociétés, il a écrit de nombreux articles dans la revue Le Débat. Les deux derniers livres qu'il a publiés sont Système des sports, et Travail, loisir - Temps libre et lien social.
Ce Voyage dérangeant se déroule en trois étapes. Il commence par l'exploration scrupuleuse de ce que l'auteur appelle un "antiracisme de nouvelle génération" apparu au cours des années quatre-vingt, parallèlement à la montée de l'extrême droite xénophobe. Sa nouveauté redoutable, est-il montré, est précisément d'installer la notion de "race" qu'il prétend au départ combattre. N'est pas "antiraciste" qui veut ; encore faut-il apprendre à déjouer les pièges d'un problème qui détourne et retourne les meilleures intentions. L'utopie de substitution que développe S. O. S. -Racisme est ensuite envisagée comme un révélateur de la conjoncture idéologique française au cours d'une décennie marquée par le double effondrement de l'espérance prolétarienne et de l'encadrement catholique. Ce sont enfin quarante-cinq ans d'histoire qui sont remis en perspective à la lumière de l'effondrement du roman national que Paul Yonnet diagnostique au coeur des fantasmes et des angoisses dont la cohésion collective fait aujourd'hui l'objet. La France parviendra-t-elle à faire le deuil de son roman national ?
Résumé : Chronique poétique des bas fonds du vieux Paris tenue au jour le jour par un homme qui se voulait l'ami de toutes les âmes perdues, assassins en rupture de bagne, clochards, chiffonniers, gitans, traînards de bistrot, artisans de l'ombre pratiquant des métiers étranges, ce livre est une manière d'enquête ethnographique. Chacun y va de son histoire, ou de telle aventure colportée par ouï-dire mais dont les témoins sont connus. Autant de récits époustouflants dont l'écheveau recoupe inévitablement les chemins de la légende. Mais l'auteur prend soin de nous prévenir : tout ce qui est rapporté ici se donne pour vrai même et surtout l'incroyable, voire l'impossible.
Le 18 novembre 2009 marque un tournant dans l'histoire des relations que les sociétés entretiennent avec le premier des sports-spectacles. La main volontaire de Thierry Henry, qualifiant la France pour la prochaine Coupe du monde au détriment de l'Eire, a provoqué une onde de choc planétaire. Le plus symptomatique a été la révolte soulevée, spontanément, chez les neuf dixièmes des Français. C'est que le football, à l'instar des grands événements sportifs, est un drame et une cérémonie rituelle de l'identité collective, où il entre du sacré; il appartient à tout le monde, puisque ses acteurs sont les représentants d'une société qui se rend tout à coup visible, et non plus une élite représentant le seul football; à ce titre, les faits et gestes des joueurs et des responsables institutionnels engagent non seulement l'image du pays aux yeux des autres nations, mais l'estime que la communauté se porte à elle-même. Jurant avec ces enjeux, "la fabrique du score" transforme insidieusement le football en spectacle de l'injustice. Les spectateurs ont cessé d'être un magma soumis à l'obligation de voler au secours de la victoire. Un certain âge d'or du foot est fini. Le 18 novembre 2009 ont pris fin les temps naïfs.
Le 15 août 1945, les Japonais entendent à la radio et pour la première fois leur Empereur, le Fils du Ciel, annoncer que la guerre n'a pas "tourné à l'avantage" du Grand Japon. En clair, c'est la fin des illusions d'un Grand Japon, la fin d'un conflit qui, depuis le 7 juillet 1937, et le début de la guerre en Chine, a embrasé l'Asie, des Indes néerlandaises aux Philippines, fait des millions de victimes, et laissé libre cours aux pires atrocités. Le mot "capitulation" ne sera jamais prononcé. Soixante-dix ans après, que savons-nous en Europe de cette guerre ? Sinon ses grandes dates : Pearl Harbor, le 7 décembre 1941, où le Japon, avec l'anéantissement de la flotte américaine, déclare la guerre aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne. Hiroshima, le 6 août 1945, Nagasaki, le 9 août 1945, les deux bombes atomiques qui, en semant l'horreur au coeur du Japon, mettent un point final au conflit. Persuadés qu'un pays ne peut pas faire l'économie de son passé, Haruko Taya Cook et Theodore F Cook ont retrouvé des Japonais acteurs ou témoins de ce conflit. Paysans, ouvriers, pilotes, couturières, dessinateurs de bandes dessinées. Gens plus ou moins ordinaires, tous "enfants de l'Empereur" jetés dans un conflit extraordinaire sans autre choix que d'obéir à leur devoir, et soucieux, au lendemain de la guerre, de tourner la page, comme tout le pays. La plupart n'avaient jamais parlé. Les soixante-neuf témoignages inédits réunis ici, dont certains donnent le frisson, composent un des plus extraordinaires documents qu'on puisse lire sur ce conflit, et sur le Japon de l'époque. Un pays où l'on pouvait lire dans le manuel d'instruction militaire : "Le devoir pèse plus lourd qu'une montagne, la mort est plus légère qu'une plume".
Le Bureau des Risques et Périls est une mystérieuse cellule au sein du ministère de l'Intérieur. Il est composé de trois personnes qui ont pour mission de lire tous les romans policiers qui paraissent afin de relever tous les cas possibles et imaginables de crimes pouvant être commis et de les signaler en "haut lieu". Or voilà que ces trois personnes, une femme et deux hommes, décident de commettre un crime parfait. Lequel suppose non seulement des meurtriers parfaits et des circonstances parfaites, mais également un coupable parfait. Encore faut-il bien le choisir. Et veiller à ce que rien ne vienne mettre en cause sa culpabilité...
Un étrange imbroglio - la situation la plus confuse, l'intrigue la plus complexe de la Deuxième guerre mondiale. En 1940, Franklin Roosevelt maintient les relations diplomatiques des Etats-Unis avec Vichy ?; il adresse conseils et mises en garde à Philippe Pétain, nomme comme ambassadeur auprès de lui l'un de ses proches, l'amiral Leahy, et se refuse à tout contact avec de Gaulle. En 1942, les généraux américains, au lendemain de leur débarquement en Afrique du Nord, établissent à Alger un régime vichyste sous protectorat des Etats-Unis, tandis que les résistants qui ont aidé les Alliés sont internés dans les confins sahariens. Sur cet épisode surprenant de l'histoire contemporaine, L'Imbroglio propose une enquête, une reconstitution des événements, de Washington à Vichy et à Alger. Le récit marie les dialogues (authentiques) au ton vif des principaux acteurs à la précision des analyses géopolitiques. Il montre comment la presse anglo-américaine, alertée par ses correspondants à Alger, va susciter un retournement de l'opinion publique aux Etats-Unis et mettre en difficulté Roosevelt.