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L'adieu au levant
Yégavian Tigrane
L'HARMATTAN
13,00 €
Épuisé
EAN :9782343254050
Comment dire la perte quand le monde dont vous êtes issu se défait ? Quand concilier un présent chaotique avec la tentative de l'absolu réveille l'urgence de la poésie ? Dans ses poèmes, Tigrane Yégavian donne vie à un réel de plus en plus fragmenté. Il se souvient de ce qui a été et de ce qui n'est plus. Chante l'Amour et ses saisons, la mémoire d'un Orient délesté de toute fioriture exotique où l'enfant, l'adolescent et le jeune adulte a reçu une part de son éducation ; Lisbonne et le Portugal, sa terre d'Enfance ; la représentation plurielle d'une Arménie de plus en plus insaisissable. Tous ces lieux sont autant de territoires poétiques inviolables qu'il se plaît à revisiter mêlant gravité et légèreté, en témoin amoureux. Lucides sur la tragédie, ses poèmes n'en demeurent pas moins porteurs d'une espérance.
Lorsqu'en 2013, la Centrafrique sombre dans la violence, le père Bernard Kinvi sauve de la mort des milliers de musulmans ayant trouvé refuge dans sa mission. C'est sa propre histoire que nous raconte ici ce jeune religieux togolais, membre de l'ordre des camiliens. Armé de sa seule foi, il témoigne des épreuves endurées au péril de sa vie et analyse avec une lucidité rare la nature des conflits qui ravagent la Centrafrique, oubliée de la communauté internationale. Le récit d'un homme humble au courage sans limite et au sourire irrésistible, qui poursuit d'arrache-pied sa mission auprès des plus faibles sans distinction d'ethnie ou de confession. Un témoignage indispensable sur l'espérance chrétienne. Le message d'un héros d'aujourd'hui. Lauréat du prix 2014 Alison Des Forges décerné par Human Rights Watch pour l'engagement exceptionnel en faveur des droits de l'homme, et nominé pour le Prix Aurora en 2016, le père Bernard Kinvi officie en Centrafrique, à la tête de l'hôpital Saint-Jean-Paul-II des camilliens à Bossemptélé dans le nord-ouest du pays. Son ami et journaliste Tigrane Yegavian l'a accompagné dans l'écriture de ce livre.
Biassin Adrien ; Servigne Pablo ; Yégavian Tigrane
Sous les cendres souffle le vivant. Le récit d'une aventure à vélo à travers l'Europe et le Caucase ! En 2022, alors que le monde vacille entre pandémie et menaces de guerre, Adrien Biassin, 31 ans, enfourche un vélo pour se jeter dans l'inconnu. Sans carte, sans technologie, sans promesse de retour, il quitte la civilisation du confort pour traverser l'envers du monde : 7 000 kilomètres parcourus à travers des zones en paix, en guerre et en deuil - des paysages magnifiques marqués par l'histoire, des territoires où la beauté et la violence cohabitent. Il rencontre des hommes et des femmes qui, malgré les souffrances et les tragédies, continuent d'espérer. Ce voyage imprévu, à la fois physique et intérieur, est un récit de dépouillement et de réconciliation - avec le vivant, avec les autres, avec la part brûlante de l'existence. Entre dialogues poignants, réflexions philosophiques et émerveillement poétique, ce récit embrasé nous invite à repenser notre rapport à l'humanité, loin des cartes déjà tracées - là où le réel reprend sa puissance.
En 2020, une guerre désastreuse a fait perdre aux Arméniens une partie de l'enclave du Haut-Karabagh, ainsi que le glacis qui l'entourait. Ces territoires, contrôlés depuis le début des années 1990, sont passés aux mains de l'Azerbaïdjan, appuyé sur une coalition hétéroclite menée par la Turquie. L'attitude des alliés de l'Arménie, en particulier la Russie, n'a pas été aussi franche qu'espérée. Ce qui a conduit au cessez-le-feu humiliant du 9 novembre 2020. De plus, les exactions de l'armée azerbaïdjanaise sont perçues comme une réplique du génocide de 1915, un crime toujours nié par les voisins immédiats de l'Arménie. Cette nation pluri-millénaire sans tradition étatique récente, doit aujourd'hui analyser les raisons d'un tel désastre, apprendre à survivre dans un environnement géopolitique hostile et réinventer sa relation à une diaspora importante et influente, pour un si petit Etat. C'est ce que se propose de faire cet ouvrage qui se veut avant tout pédagogique et prospectif.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.