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Dernières pièces
Yeats William Butler
L ARCHE
23,00 €
Épuisé
EAN :9782851815330
La vie de William Butler Yeats (né à Sandymount près de Dublin et mort à Roquebrune-Cap-Martin) s'étend de la fin du XIXe siècle jusqu'à l'aube de la Seconde Guerre mondiale. Bien qu'issu d'une famille protestante, élevé dans la tradition anglo-irlandaise - représentant une minorité influente parmi la majorité des catholiques - il se sent étranger aux deux communautés : il ne peut partager la foi de l'une ou de l'autre. Les protestants n'ont à ses yeux qu'une chose en tête : réussir dans la vie. Plein d'admiration pour des penseurs politiques du XVIIIe siècle descendant eux aussi de la tradition protestante comme Jonathan Swift ou Edmund Burke, Yeats sent que le renouveau nécessaire vient peut-être du côté du parlé et des mythes celtiques d'Irlande. Et les mythes sont pour lui des métaphores de la vie secrète intérieure. Il est significatif que Yeats s'intéresse plus à la magie qu'à la science. A l'âge de dix-huit ans déjà, il fait partie d'un groupe dévoué aux puissances occultes - la Dublin Hermetic Society. Et quelques années plus tard, de retour à Londres, il devient membre d'une société théosophique dans laquelle il cherche sagesse et fraternité par le moyen du mysticisme. Au vu de sa biographie, on comprend que l'?uvre de Yeats soit à des années-lumière de Brecht. Et en même temps, il est frappant de voir que les deux auteurs si opposés sont finalement à la recherche de la même chose : la compréhension et le changement du monde par la poésie dramatique. Mais le grand mérite de Yeats est d'avoir été à l'origine de l'épanouissement du théâtre irlandais et de l'Abbey Theatre de Dublin. Son approche artistique et dramaturgique rejoint d'abord celle des symbolistes français, comme Villiers de l'Isle-Adam. Plus tard, les influences du Nô japonais se font remarquer. Dans ses dernières pièces que ce volume réunit, le surnaturel continue de le hanter : celui des mythes grecs, de la mort mystérieuse d'Oedipe, du rite orgiastique de Dionysos qui côtoie le Miracle chrétien ou celui des rituels archaïques avec chants et masques.
Poésie" Nous serions vite loin de la rose et du lys et de laturbulence des flammes,Si nous n'étions que de blancs oiseaux, mon amour,portés sur l'écume de la mer ! "William Butler Yeats est considéré comme le plus grand poète irlandais du XXe siècle. Les poèmes qui constituent cette anthologie illustrent la prodigieuse capacité de renouvellement de son ?uvre : depuis les premiers vers de jeunesse, proches du romantisme et imprégnés du folklore irlandais, jusqu'à ceux de l'âge mûr résolument tournés vers la modernité.Né en 1865, William Butler Yeats publie son premier recueil de poèmes en 1889. Fondateur de l'lrish National Theatre Society en 1901, il participe à la création du célèbre Abbey Theatre de Dublin. Il est nommé sénateur de l'État libre d'Irlande en 1922 et reçoit le Prix Nobel de littérature en 1923. Il meurt en 1939. Il est l'auteur d'une ?uvre riche et variée, traduite dans de nombreux pays.Traduit de l'anglais (Irlande) et annoté par Jean BriatEdition bilinguePrix Nobel de Littérature
Résumé : Qu'on me permette seulement de dire aux lecteurs de ces poèmes que j'invite à pénétrer dans l'intimité de Yeats quelle est, de toutes les forces qui animent son ?uvre comme la vie anime un être, celle qui m'a paru de façon surprenante, insistante, violente, le mieux exprimer sa personnalité, celle qui, au fil des traductions, a presque guidé ma plume ; cette force c'est l'amour, un amour irrationnel, passionné, total, oui absolu pour la vie, évidemment - mais cela est banal de le dire d'un poète - mais bien plus précisément pour les femmes. Yeats est en effet un grand, un extraordinaire amoureux. JEAN BRIAT
Paru en février 1928, La Tour est probablement le plus célèbre des recueils de W.B. Yeats. Il doit son titre à Thoor Ballylee, le cottage acquis par Yeats en 1917, dont la tour devient ici le symbole d?un esprit qui monte la garde en temps de ténèbres, grâce à son pouvoir de s?élever vers le ciel des essences avant de redescendre dans le monde sensible. Tous les grands thèmes de l?oeuvre de Yeats trouvent ici leur expression la plus accomplie au service d?une conscience aiguë de la nécessité de redéfinir la mission de la poésie dans le monde moderne. Pour Yeats, il n?est pas d?autre fondement possible à la dignité humaine que la prise en compte du destin de l?âme ; le matérialisme, le rationalisme étroit en germe dans la pensée anglaise depuis le XVIIIème siècle, lui paraissent la source de tous les maux. La poésie et l?art sont seuls à pouvoir rappeler la primauté de la vocation spirituelle de l?homme, en dépit des rieurs. Alors que l?histoire se fait toujours plus sombre et que s?annonce la fin d?un monde, Yeats trouve dans le pouvoir des images une lueur qui le guide dans les ténèbres. Il s?invente une tradition secrète. Byzance lui apparaît à l?horizon de l?histoire comme un de ces moments où s?est réalisé l?équilibre refusé à l?homme moderne, tout comme l?Athènes du siècle de Périclès ou l?Italie de la Renaissance. Mais en même temps que se multiplient les appels à la fuite vers un passé meilleur, La Tour est traversé du rappel insistant que l?éphémère est la loi. La force de la poésie de Yeats est de convertir en vision l?amertume du poète vieillissant face aux tragédies qui accablent l?Irlande, et de faire de sa colère une source de grandeur.
La Renaissance irlandaise se proposait de redonner à l'Irlande son identité culturelle en inscrivant dans l'oeuvre littéraire mythes celtiques et folklore dont la tradition était demeurée vivante. C'est ce que W. B. Yeats entreprend conjointement dans sa poésie, ses pièces et son oeuvre en prose. Considérant que le théâtre est "l'origine et l'essence spirituelle de toute culture nationale, poétique et morale" , il crée l'Abbaye qui produit ses propres créations, celles de Lady Gregory, de J. M. Synge... Marquée par les techniques de G. Craig, par le rituel du drame grec et du Nô, son esthétique est un art de la suggestion, essentiellement symbolique nourri d'occultisme, de néo-platonisme, de cette vaste tradition qui passe par Blake et Shelley, du mouvement symboliste français... La Taille d'un agate et une réflexion sur sa théorie et sa pratique dramatiques, sa poétique visionnaire, l'esthétique de ses maîtres et celle qu'il élabore, originale et moderne, et qui permet d'appréhendre son oeuvre créatrice.
Olivier Aurélie ; Delaume Chloé ; Chiambretto Soni
21 grands noms de la scène poétique francophone se racontent. Ces lettres racontent leur parcours, leur intimité, leur place dans la société des lettres. Dans ces billets, mots d'humeur, mots d'ordre pour un nouvel ordre du monde, elles prennent le contre-pied d'un lyrisme classique. La femme n'est pas (seulement) Muse, mais Poète, Musicienne, Inspiratrice, Agente de son propre désir. Poésie verticale et adressée, ces lettres racontent les combats, les dialogues et les rencontres qui font de l'écriture une matière politique. Une chair à vif, une matière spirituelle inflammable, une sensualité sans contraintes. Dotées d'une virulence poétique radicale et troublante, ces lettres racontent une soif de partage, un désir de transmission, un rêve de l'autre, l'histoire d'une reconquête de soi. s.
Ce qu'il faut dire est une invitation à habiter ses spiritualités. Dans un monde où les nominations sont enjeux de domination, Léonora Miano invite à prendre ses responsabilités et ses distances quant aux assignations, véhiculées par la langue et les grands récits nationaux. Sa parole, d'une puissance poétique incisive, exhorte à la reconquête des mémoires pour Etre Tout simplement Soi. Requiem pour une vieille Europe des privilèges, ces trois chants sont à lire à voix haute, comme un hymne à la connaissance de soi.
Le métro, lui, il s'en fout. Il charrie. Des gens. Assis. Debout. Toujours les mêmes. Il charrie en bas, en creux, plus profond que la mer ; charrie le mensonge de destinations aux noms de châteaux et de plaines.
Brecht Bertolt ; Bortholary Bernard ; Duchet Claud
Né le 10 février 1898 à Augsbourg, Bertolt Brecht commence à écrire très tôt. Son premier texte est publié en 1914. Dans ses poèmes, il décrit l'horreur et la solitude engendrées par la guerre, et semble déjà habité de grandes idées et de grandes ambitions.