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Etudes théâtrales N° 44-45/2009 : Mémoires de l'oubli. Aux marges du répertoire de l'Antiquité à nos
Karsenti Tiphaine ; Poirson Martial
ET THEATRALES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782930416298
Le présent volume s'interroge sur une notion clef des pratiques de mise en scène historiques et contemporaines, celle de répertoire, en la prenant à revers, à partir de ses silences et de ses marges. Aux confluents de la politique culturelle, de la sociologie des pratiques théâtrales, de l'histoire littéraire, de l'histoire de l'édition et de l'analyse des spectacles, ce recueil d'articles et d'entretiens articule paroles de chercheurs en arts du spectacle et de praticiens du plateau : il ouvre la voie à une réflexion nouvelle sur les processus de légitimation, parfois implicites, qui orientent aussi bien la forme de nos pratiques artistiques que la façon dont se constituent nos jugements esthétiques, nos catégories de pensée et de perception, nos systèmes de représentation. Il s'agit, à partir de cas symptomatiques puisés dans les oubliés du répertoire théâtral depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, de tenter de cerner les mécanismes d'accréditation et d'identifier les acteurs de processus de sélection et d'exclusion qui conduisent à reléguer certaines pièces, certains auteurs et certaines cultures dans les limbes de nos théâtres. Au fil de ces études se dessinent en outre les contours d'un autre répertoire possible à travers lequel se révèlent les traits d'une contre-histoire des pratiques scéniques, réelle et continue, à défaut d'être officielle et reconnue, qui témoigne de tensions toujours à l'oeuvre au sein d'un champ artistique, pris en étau entre besoin de reconnaissance symbolique et potentiel de mise en question du monde et des principes qui l'organisent.
Résumé : La Thébaïde (1664), coup d'essai passé inaperçu ; Britannicus (1669), violemment critiquée à sa création avant de devenir l'une des pièces essentielles du répertoire racinien ; Mithridate (1672), véritable triomphe en son temps sans que son succès soit aussi éclatant de nos jours : ces tragédies sont emblématiques de la dramaturgie foncièrement complexe de Racine. Dans ce théâtre hanté par la rivalité fraternelle, le déchaînement des passions et la déroute de l'amour galant, le tragique, fondé sur les alliances brisées chères à Aristote, naît de l'alchimie des cadres poétiques, des exigences scéniques et d'un questionnement idéologique. Cet ouvrage se propose de montrer comment, chez Racine, la crise est toujours le produit d'un entrelacement du dramatique et de la rhétorique, du politique et du spectaculaire, du déploiement du verbe et du mouvement des corps.
Résumé : C'est d'une telle évidence que nous l'oublions souvent : chacun de nous est le fruit d'une unique cellule microscopique. Dès la fécondation, les divisions cellulaires s'enchaînent, des formes émergent et des membres surgissent. Bientôt, l'échographie révélera un petit coeur, qui se mettra soudain à battre pour quelques milliards de pulsations... Mais comment une seule cellule peut-elle engendrer cette merveille de complexité? Vertigineux, si l'on songe qu'à une autre échelle, cette cellule est le produit de milliards d'années d'évolution, inscrites dans son ADN. Par quel "miracle" la vie est-elle apparue ? Et pourquoi présente-t-elle une diversité aussi exubérante, des éléphants jusqu'aux insectes en passant par les bactéries et autres virus ?
Comment faire barrage au retour des nationalismes réactionnaires en Europe ? Inédite depuis la Seconde Guerre mondiale, leur poussée laisse les partis libéraux dans un état d'hébétude. Quant au socialisme, il connaît l'un des ébranlements les plus profonds de son histoire, lui qui, jusqu'à une date récente, fournissait son assise au camp des progressistes. Foyer de la critique, il est passé du côté de sa cible. Mais c'est alors la critique elle-même qui échoue à s'articuler. Les trois études réunies dans ce livre cherchent à reprendre à la racine le double problème de l'hégémonie nationaliste et de la crise du socialisme. Cette tâche impose d'abord de redéfinir le socialisme dans son irréductibilité aux autres doctrines politiques et courants idéologiques. Elle oblige ensuite à reprendre le dossier de la contribution des sciences sociales à la politique. Elle conduit enfin à envisager l'avenir de l'Europe à la lumière de deux questions majeures : l'éducation et l'écologie.
Le volume «Actualité du théâtre expressionniste» est le reflet de l'intérêt d'universitaires, de traducteurs, de metteurs mise en scène expressionniste à travers des réalisations récentes ; de résurgences de l'expressionnisme dans les écritures dramatiques d'aujourd'hui -la preuve de ce qu'avançait naguère Ernst Bloch à propos de l'expressionnisme, à savoir que «le rougeoiement de jadis soulève encore des passions». En scène pour le théâtre expressionniste. Il est question de traductions en français et de publications nouvelles ; d'actualité de la mise en scène expressionniste à travers des réalisations récentes ; de résurgences de l'expressionnisme dans les écritures dramatiques d'aujourd'hui -la preuve de ce qu'avançait naguère Ernst Bloch à propos de l'expressionnisme, à savoir que «le rougeoiement de jadis soulève encore des passions».
Le XXème siècle a connu une série de révolutions qui ont affecté la nature et la configuration de la scène et de la salle de théâtre, éloignant celles-ci du modèle dominant du théâtre à l'italienne. Du théâtre total à l'espace vide, du lieu récupéré au lieu consacré, de la scène architecturée à la scène spontanée, cette évolution a bénéficié de l'apport de personnalités aussi diverses qu'Appia, Craig, Piscator, Meyerhold, Artaud, Grotowski, Wilson, Mnouchkine, Brook, Kantor, Vitez et bien d'autres. Des colloques significatifs ont rythmé ce mouvement, tel celui de la Sorbonne en 1948 et celui de Royaumont en 1961, où il fut estimé que le théâtre à l'italienne est chose morte. Etudes théâtrales a voulu faire le point sur l'évolution de l'architecture théâtrale, en rapport avec la dramaturgie et la scénographie, durant le dernier quart de ce siècle. Le temps de l'architecture et le temps de la représentation n'apparaissent plus aujourd'hui en coïncidence. Il s'est sécrété un autre alliage entre le texte et la scène, entre le bâtiment et la ville : l'important est le lien qui se tisse, mais aussi l'écart qui s'instaure, la tension qui naît. Médiatrice, la scénographie s'impose comme une architecture de passage. Les diverses contributions de ce volume émanent de praticiens et d'universitaires, qui établissent un bilan de la situation historique et esthétique en Belgique et en France, en faisant l'inventaire des conceptions passées et présentes, en s'efforçant de préciser le questionnement et de le mettre en perspective. Pour mieux préparer l'avenir.
Les travaux publiés sont le résultat d'une recherche menée sur l'oeuvre d'Antoine Vitez à l'Institut d'études théâtrales de l'Université de Paris III-la Sorbonne Nouvelle et au Centre d'études théâtrales de l'Université catholique de Louvain. Ici, pour la première fois, des étudiants qui ne l'ont pas connu s'emploient à écrire sur lui et son théâtre. A partir de l'expérience de son spectacle testamentaire, LE SOULIER DE SATIN, de traductions, de documents, s'amorce le combat de la nouvelle génération avec l'oubli du théâtre et l'évanouissement progressif de ses artistes. A plusieurs titres, ce numéro trouve sa légitimité dans la démarche de Vitez lui-même, qui n'a jamais failli à la confiance faite aux jeunes. Ni aux vertus de l'école.
Le théâtre d'intervention témoigne d'une volonté de sortir du champ clos du théâtre : sortir des théâtres institués pour partir à la recherche de nouveaux espaces collectifs ; sortir du répertoire dramatique pour produire une autre culture ; sortir du clivage acteurs-spectateurs pour créer une parole collective. Il nous paraît opportun de faire le point sur les expériences et les projets qui se réfèrent aujourd'hui au théâtre d'intervention. Il s'agit d'interroger quelques-uns de ceux qui le pratiquent, en Belgique, en France, ailleurs en Europe, et sur d'autres continents. Leurs témoignages et réflexions se font écho de manière particulièrement stimulante, y compris à travers leurs contradictions, assumées de manière productive.