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Actualité du théâtre expressionniste
ET THEATRALES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782930416038
Le volume «Actualité du théâtre expressionniste» est le reflet de l'intérêt d'universitaires, de traducteurs, de metteurs mise en scène expressionniste à travers des réalisations récentes ; de résurgences de l'expressionnisme dans les écritures dramatiques d'aujourd'hui -la preuve de ce qu'avançait naguère Ernst Bloch à propos de l'expressionnisme, à savoir que «le rougeoiement de jadis soulève encore des passions». En scène pour le théâtre expressionniste. Il est question de traductions en français et de publications nouvelles ; d'actualité de la mise en scène expressionniste à travers des réalisations récentes ; de résurgences de l'expressionnisme dans les écritures dramatiques d'aujourd'hui -la preuve de ce qu'avançait naguère Ernst Bloch à propos de l'expressionnisme, à savoir que «le rougeoiement de jadis soulève encore des passions».
Il faut des formes nouvelles, s'écriait le Treplev de La mouette, fermant le siècle précédent. Qui dirait le contraire, mais lesquelles ? Suffit-il de prolonger les lignes de force que nous croyons distinguer dans les pièces de ces dernières années, pour nous faire une idée de l'écriture à venir ? Or, l'écriture théâtrale d'aujourd'hui impressionne d'abord par sa diversité. Se côtoient les textes les plus cohérents et les plus fragmentés, les plus accessibles et les plus obscurs, les plus univoques et les plus polysémiques, ou encore les plus poétiques et les plus improvisés. Chaque auteur parle à sa manière, de son point de vue, à partir de son propre lieu, de ce qui le touche en propre. Tout est dit, tout fait problème, cela va même jusqu'au rire sarcastique jeté à la face de la mort causée par le sida. Il n'y a pas de dogmatisme, ni de regroupement ou de mouvement qui réunisse les auteurs, leurs voix, leurs écritures. Les essais rassemblés ici, qui portent sur une quinzaine d'auteurs, permettent néanmoins de déceler dans ces voix singulières quelques notes communes. Nombre d'entre elles résonnent dans le théâtre de Koltès. Avec lui et autour de lui (sept contributions sont consacrées à des aspects particuliers de son oeuvre), l'écriture théâtrale française nous interpelle, sans illusion mais sans dérobade. Difficile de résister à la tentation d'un inventaire de fin de siècle.
Est-ce bien la peine de s'intéresser à la farce en cette fin de XXème siècle ? D'aucuns pourront juger que cet "affrontement comique de personnages populaires cherchant à duper ou à dominer autrui" n'engendra que gaudrioles bien trop vulgaires pour qu'on s'y attarde. C'est bien sûr faire peu de cas de l'énorme succès européen de la farce et de sa «cousine» la commedia dell'arte entre le XVème et le XVIIème siècle. Les désirs humains, dans ce qu'ils ont d'élémentaire et de primordial -le «bas matériel et corporel» selon la formule de Bakhtine -y sont crûment exprimés, théâtralité ignoble qui ne choquait pas au Moyen Age mais que les humanistes et les «doctes» combattirent avec rage -et avec succès. Chassée des théâtres, l'humeur farcesque se réfugia dans les parades de la foire, les entrées de clowns et les numéros de cabaret ou de caf'conc'. Mais il faut attendre le tournant du XXème siècle pour assister à une véritable résurrection du farceur : Ubu roi de Jarry, théâtre anarchiste de Mirbeau et Malato, Mystère Bouffe de Maïakovski... Plus tard viendront Brecht et Ghelderode, puis Dario Fo et Alain Badiou... Le cinéma et la télévision offriront quant à eux un tremplin à ces autres «farceurs» que sont Charlie Chaplin, Tex Avery ou les Guignols de l'info... Et l'on se remet à «traduire» et à jouer des farces du Moyen Age.
Grâce à son répertoire, le théâtre dispose d'une mémoire, mais elle n'est pas statique et, comme les vagues de l'océan, pour des motivations secrètes, certaines formes anciennes remontent tandis que d'autres déclinent. La tragédie, plus particulièrement dans les trente dernières années, concentre l'attention de la scène qui se confronte à ses récits fondateurs aussi bien qu'aux difficultés de traduction et de représentation qu'elle implique. Pourquoi ce retour à la tragédie ? Quelles attentes comble-t-elle ? Le questionnement ne peut que déboucher sur une exploration des motifs qui impliquent le théâtre tout en le débordant. Pour la mise en scène de la tragédie, il n'y a pas de questions plus urgentes que celles de la distance ou du rapprochement, du regard porté sur l'étrangeté fondatrice ou de l'effort qui vise à procurer un effet de proximité. La trame ancienne et la chaîne moderne ont souvent partie liée au point de fournir une somme temporelle où l'archaïque et l'actuel cohabitent dans un accouplement violent et délibéré des contraires. Le théâtre tout en le débordant. Pour la mise en scène de la tragédie, il n'y a pas de questions plus urgentes que celles de la distance ou du rapprochement, du regard porté sur l'étrangeté fondatrice ou de l'effort qui vise à procurer un effet de proximité. La trame ancienne et la chaîne moderne ont souvent partie liée au point de fournir une somme temporelle où l'archaïque et l'actuel cohabitent dans un accouplement violent et délibéré des contraires.
Plaisirs de théâtre, comme un kaléidoscope, nous propose les reflets changeants d'une réalité aux multiples couleurs. Seront saisis sur le vif la puissance évocatoire des mots et le souffle des histoires ; la magie de la métamorphose ; les mystères de la création ; le virus de la perfection ; l'alchimie des images scéniques ; les fêtes de la rencontre ; les atmosphères nées du lieu théâtral, surprenant, complice, habité ; les plaisirs solitaires ou partagés de l'attente du spectacle, ceux de l'approbation et ceux de la remémoration ; la soif d'élargir sa connaissance de la vie, de se sentir davantage acteur ou spectateur-citoyen d'un théâtre à l'écoute du monde...