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La mort dans les littératures africaines contemporaines
Amougou Louis Bertin
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782296106536
Nombreuses sont les études anthropologiques, ethnologiques et/ou sociologiques qui s'accordent pour reconnaître que le Négro-africain (mais il n'est pas question que de lui ici) minimise la portée de la mort. Ce qui lui permet non seulement de l'accepter et de l'assumer, mieux, de l'ordonner en l'intégrant dans son système culturel, de la singer rituellement dans l'initiation, de la transcender dans un jeu pertinent et complexe de symboles. Soit! Mais de quel Africain parle-t-on? Celui de l'Afrique précoloniale ou de l'Afrique esclavagisée, colonisée et postcolonisée? De 1'"innocent" qui vivrait dans un hypothétique village hors du temps ou des hommes, des femmes et des enfants qui tentent désespérément, en ville, de s'accrocher à toutes les épaves de la modernité qui leur échappent aussitôt qu'ils croient les avoir saisies? Pourrait-il s'agir des millions de victimes de l'esclavage, de la colonisation, des guerres d'indépendance et de sécession, de l'Apartheid, des dictatures ignobles, des guerres civiles, des génocides ou de l'immigration clandestine pour ne citer que quelques exemples qui alimentent abondamment l'imaginaire des écrivains africains?...
Amougou Emmanuel ; Maurice Yvon ; Bocage François-
Le champ de production architecturale qui s'est formé au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle en France et au-delà a été caractérisé, entre autres choses, aussi bien par des luttes de reconnaissance du métier que par le contrôle des effets que devaient produire les interdépendances avec d'autres champs sociaux: le champ politique, le champ scientifique ou universitaire, le champ technique, le champ esthétique, etc. La création de La Société Centrale des Architectes Français en 1940 constitue, sans aucun doute, un des actes décisifs de ses fondateurs en vue non seulement de promouvoir l'architecture française d'alors, mais également de le doter d'une véritable dimension à la fois sociale, culturelle et humaine pourrait-on dire. Un acte qui devait s'objectiver au travers des expositions, des conférences, des colloques, etc., avec pour support, - entre autres -: leur "Journal". C'est dans ce contexte qu'il est souhaitable de re-situer les Conférences que contient ce petit ouvrage qui entend, modestement en tout cas, contribuer à la compréhension des logiques qui sont au principe des relations que l'architecture, en tant que pratique fondamentalement sociale, entretient avec d'autres pratiques. Pour les auteurs de ces Conférences dont nous restituons les contenus ici, nul doute que la conception qu'ils se faisaient de l'architecture reposait sur un aveu implicite: elle est déterminée autant qu'elle est déterminante dans une formation sociale spécifique. La dimension ethnographique voire anthropologique permet d'explorer cet implicite. Biographie: Emmanuel Amougou est sociologue et enseignant-chercheur à l'École Nationale Supérieure d'Architecture et de Paysage de Bordeaux. Membre de l'Équipe de Recherche "Production de la Ville et Patrimoine" - UMR n° 5185 CNRS - ADES, il entreprend ses recherches sur les questions relatives au patrimoine architectural. Vient de paraître, Les Grands Ensembles. Un patrimoine paradoxal Préface de Francis Cuillier, Grand Prix de l'Urbanisme 2006, Éditions L'Harmattan, Collection "Logiques Sociales", Paris 2007.
Sous la houlette du Renouveau National depuis plus d'un quart de siècle, le Cameroun connaît deux crises majeures : une crise sociale sous les traits d'une profonde fracture sociale matérialisée par des inégalités criantes au sein de la société, et une crise civique ayant transformé l'Etat en une véritable truanderie subsaharienne. Ainsi, en plus des carences quotidiennes sur le plan national, de nombreux Camerounais subissent une discrimination statistique traduisant le fait qu'ils sont tous assimilés à des truands à cause de l'esprit peu vertueux d'un groupe au pouvoir. D'où le constat d'un profond divorce entre les élites et les populations dans un écosystème sociopolitique où la libido accumulative et la satisfaction des plaisirs des orifices deviennent les buts ultimes. La République ne cherche plus les objectifs de progrès, de justice et d'égalité, mais la construction de droits aménagés qui supplantent les droits prévus par la citoyenneté camerounaise. Celle-ci est confinée à la politique du perroquet qui consiste à répéter ce que pensent et disent les possédants. En conséquence, le j'ai donc je suis est ce qui fait la tendance lourde du " Biyaïsme " en ce sens qu'il prend la place du je pense donc je suis incompatible avec le pulsionnel, l'archaïque et le vertige narcissique qui caractérisent le Renouveau National. Le Cameroun est ainsi inscrit dans un processus de (dé) civilisation des moeurs dont le point culminant est l'opération Epervier. D'où une justice pénale érigée en assureur en dernier ressort des carences du champ politique alors que l'Etat de droit recule. La suite logique est un décalage abyssal entre le lexique politique du Renouveau National et ses résultats réels. Comment un régime qui suscita moult espoirs aux Camerounais s'est transformé en une masturbation politique au service du plaisir solitaire de garder le pouvoir coûte que coûte au point de se considérer comme fin de l'histoire ? Le pays peut-il en sortir et comment ? Le " Biyaïsme ", symboliques, idéologies et pratiques politiques du Président Biya au pouvoir au Cameroun depuis 1982 sert ici de modèle empirique. Ce livre en fait une analyse sociopolitique et propose trente mesures pour sortir le Cameroun, tant de la crise sociale que de la crise civique.
Le titre de ce livre témoigne d'emblée d'une volonté de clarification et d'explication de la politique de Paul Biya, avec une structure simple et une démarche exégétique. L'auteur cible bon nombre d'idées structurantes du "Renouveau", dont l'appréhension erronée est susceptible d'engendrer la confusion dans les esprits, la cacophonie dans la communication et des dérapages dans l'action. Dans ce paradigme, prennent place les idées forces cardinales que sont : le libéralisme communautaire, la moralisation, la liberté d'entreprendre, le devoir de solidarité, la démocratie, les droits de l'homme, les devoirs du citoyen, l'intégration nationale, l'Etat fort, la justice sociale, la nation, le spiritualisme culturel, la diplomatie et la croissance.
Depuis la naissance de la philosophie moderne, la rationalité est le thème central dans l'élaboration et le déploiement de la connaissance. Mais cela induit une liquidation des autres modes de représentation, extra-scientifiques et extra-techniques, pour se fondre dans les modèles standardisés et définis de la culture contemporaine. L'émergence des Lumières est l'un des symboles forts de cette uniformisation du savoir, comme tend à le démontrer ce premier tome en s'appuyant sur la pensée hebgaenne.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !