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Expériences et mémoire. Partager en français la diversité du monde
Jewsiewicki Bogumil ; Nimis Erika
L'HARMATTAN
42,00 €
Épuisé
EAN :9782296053212
Expériences et mémoire : rencontre entre ce qui advient et dont nous sommes les acteurs ou les témoins plus ou moins directs, et ce qu'il subsistera en nous comme " souvenir " desdites expériences ou ce que la " postérité " en dira. Le " travail de mémoire " tend à rendre contemporain ce qui est passé, parfois depuis longtemps, d'où le doute sur son objectivité. La vague déferlante du " présentisme ", le trop-plein de mémoire, affectent souvent la réalité des faits, l'histoire factuelle des peuples. La France, sa Révolution et son aventure coloniale ; les séquelles des peuples qu'elle soumit au nord et au sud du Sahara, au Moyen-Orient, aux Amériques ; ses voisins des Pays de l'Est brusquement délivrés du parrain soviétique et qui ont pu rejoindre ou vont rejoindre la " Maison Europe " : autant d'événements mémorables illustrant la diversité du monde et son osmose, rapportés et commentés par la trentaine de communications enrichissant cet ouvrage. Le français a servi de langue commune pour le partage de toutes ces " expériences " lors du colloque réuni sous les auspices de l'Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), qui s'est tenu en septembre 2006 à Bucarest (Roumanie) à la veille du Xlème Sommet de la Francophonie.
Cet ouvrage traite du phénomène d'accusation de sorcellerie dont les enfants font l'objet dans l'ancienne province du Katanga, dans le sud- est de la République démocratique du Congo. Pourquoi des enfants sont-ils aujourd'hui accusés de sorcellerie ? A partir de cette question, le but plus large du livre est d'apporter une contribution originale à la compréhension du statut social et symbolique des enfants et des jeunes dans les familles urbaines du Katanga. A travers l'analyse des "médias symboliques" tels que la nourriture et l'investissement scolaire dans les familles urbaines à Lubumbashi, capitale du Katanga, la sorcellerie est appréhendée comme un système d'interprétation de l'incertitude et de l'imprévisibilité qui s'étendent sur la vie sociale et mettent en péril la reproduction des rôles et des normes sociales. Les études de cas invitent le lecteur à pénétrer dans la précarité des foyers lushois et observer de près les multiples facettes du phénomène des "enfants-sorciers" : de sheges/enfants de la rue aux enfants délivrés dans les églises de Réveil jusqu'aux "enfants-antennes".
Mami Wata, moter water : la mère des eaux, la sirène, la déesse hybride, femme-poisson apparue et vénérée en Afrique au moment de la rencontre entre Blancs colonisateurs et Noirs bientôt colonisés. Objet d'un culte qui se répand bientôt dans toute l'Afrique occidentale et centrale, elle devient la déesse préférée des "femmes libres" des villes africaines post-coloniales, fait l'objet de rites propitiatoires, de magie noire et de sorcellerie, mais est aussi source d'espérance en une vie meilleure. Symbole de ces femmes libres qui effraient et fascinent, elle devient au Congo-Zaïre, à l'époque Mobutu et avec la montée du sida, l'un des thèmes dominants de l'art populaire congolais.
Jewsiewicki Bogumil ; Rubango Nyunda ya ; Bal Will
En hommage à Victor Bol, qui introduisit il y a un demi-siècle au Congo-Zaïre la littérature africaine comme discipline universitaire, une vingtaine de contributeurs, presque tous congolais, analysent sur le mode mémoriel les heurs et malheurs de cette innovation. La recherche, la critique et l'enseignement littéraires, et spécialement dans le champ des lettres africaines et romanes, sont au centre de cette réflexion qui emprunte la route du souvenir. Les auteurs s'interrogent à plusieurs voix sur ce qui fait la réputation mondiale des travaux congolais en la matière, de même que la gloire des romanciers, poètes, dramaturges africains. Ils analysent aussi la crise socio-économique et politique qui a ruiné et déchiré leur pays, ses populations comme ses écoles et universités, et face à laquelle pèse une paralysie collective. Le Que faire ? pour s'en relever, est ici à l'ordre du jour. Certains des contributeurs sont devenus au fil des ans amis et collègues de Victor Bol, leur maître décédé en 2002 après avoir formé 3 générations d'élèves, d'autres sont leurs anciens étudiants ou étudiants de ces élèves... ce qui témoigne de l'historicité du monde universitaire congolais et de sa capacité à se reproduire.
A travers des récits de soldats, recueillis en 1997, cet ouvrage retrace en deux parties le périple des vainqueurs de l'AFDL (Alliance des Forces Démocratiques pour la Liberté du Congo) et celui des vaincus des FAR-Interahamwe (Forces Armées Rwandaises).
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.