Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Littérature francophone, Université et société au Congo-Zaïre. Hommage à Victor Bol
Jewsiewicki Bogumil ; Rubango Nyunda ya ; Bal Will
L'HARMATTAN
26,50 €
Épuisé
EAN :9782747593540
En hommage à Victor Bol, qui introduisit il y a un demi-siècle au Congo-Zaïre la littérature africaine comme discipline universitaire, une vingtaine de contributeurs, presque tous congolais, analysent sur le mode mémoriel les heurs et malheurs de cette innovation. La recherche, la critique et l'enseignement littéraires, et spécialement dans le champ des lettres africaines et romanes, sont au centre de cette réflexion qui emprunte la route du souvenir. Les auteurs s'interrogent à plusieurs voix sur ce qui fait la réputation mondiale des travaux congolais en la matière, de même que la gloire des romanciers, poètes, dramaturges africains. Ils analysent aussi la crise socio-économique et politique qui a ruiné et déchiré leur pays, ses populations comme ses écoles et universités, et face à laquelle pèse une paralysie collective. Le Que faire ? pour s'en relever, est ici à l'ordre du jour. Certains des contributeurs sont devenus au fil des ans amis et collègues de Victor Bol, leur maître décédé en 2002 après avoir formé 3 générations d'élèves, d'autres sont leurs anciens étudiants ou étudiants de ces élèves... ce qui témoigne de l'historicité du monde universitaire congolais et de sa capacité à se reproduire.
Expériences et mémoire : rencontre entre ce qui advient et dont nous sommes les acteurs ou les témoins plus ou moins directs, et ce qu'il subsistera en nous comme " souvenir " desdites expériences ou ce que la " postérité " en dira. Le " travail de mémoire " tend à rendre contemporain ce qui est passé, parfois depuis longtemps, d'où le doute sur son objectivité. La vague déferlante du " présentisme ", le trop-plein de mémoire, affectent souvent la réalité des faits, l'histoire factuelle des peuples. La France, sa Révolution et son aventure coloniale ; les séquelles des peuples qu'elle soumit au nord et au sud du Sahara, au Moyen-Orient, aux Amériques ; ses voisins des Pays de l'Est brusquement délivrés du parrain soviétique et qui ont pu rejoindre ou vont rejoindre la " Maison Europe " : autant d'événements mémorables illustrant la diversité du monde et son osmose, rapportés et commentés par la trentaine de communications enrichissant cet ouvrage. Le français a servi de langue commune pour le partage de toutes ces " expériences " lors du colloque réuni sous les auspices de l'Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), qui s'est tenu en septembre 2006 à Bucarest (Roumanie) à la veille du Xlème Sommet de la Francophonie.
Mami Wata, moter water : la mère des eaux, la sirène, la déesse hybride, femme-poisson apparue et vénérée en Afrique au moment de la rencontre entre Blancs colonisateurs et Noirs bientôt colonisés. Objet d'un culte qui se répand bientôt dans toute l'Afrique occidentale et centrale, elle devient la déesse préférée des "femmes libres" des villes africaines post-coloniales, fait l'objet de rites propitiatoires, de magie noire et de sorcellerie, mais est aussi source d'espérance en une vie meilleure. Symbole de ces femmes libres qui effraient et fascinent, elle devient au Congo-Zaïre, à l'époque Mobutu et avec la montée du sida, l'un des thèmes dominants de l'art populaire congolais.
De 1971 à 1981, l'Université congolaise a connu, sous le signe de l'Université Nationale du Zaïre, une expérience originale de regroupement en un seul ensemble des trois Universités existantes. Les facultés, après leur fusion, furent spécialisées géographiquement dans les campus de Kinshasa, de Kisangani et de Lubumbashi. A cette Université unifiée fut également insérée la trentaine des Instituts Supérieurs Pédagogiques, artistiques et techniques. L'objectif de cette réforme a été le contrôle de ces établissements par un pouvoir qui faisait ses premières armes dans la dictature. Mais cette réforme a permis aussi d'imposer une sourdine à la "guerre des diplômes", aux clivages idéologiques et à la filiation aux universités étrangères. Elle a hâté l'africanisation du Corps enseignant et introduit une tradition de formation des jeunes enseignants en pédagogie universitaire. Mais cette initiative a également ouvert largement les portes de l'Université congolaise à la politisation, en même temps qu'elle a provoqué la dégradation vertigineuse de ses infrastructures. Cet ouvrage en deux volumes est un recueil de témoignages de ceux-là mêmes qui ont vécu ce processus dans les campus des universités et instituts supérieurs, comme professeurs ou comme étudiants. Complétés par des documents originaux en annexe, ces récits restituent l'ensemble de l'histoire de l'Université au Congo, confirmant a posteriori, par le succès de ces trajectoires, le rôle que cette méga-université a joué au sein de la société congolaise, dans les domaines de formation, de recherche et de service à la société.
A travers des récits de soldats, recueillis en 1997, cet ouvrage retrace en deux parties le périple des vainqueurs de l'AFDL (Alliance des Forces Démocratiques pour la Liberté du Congo) et celui des vaincus des FAR-Interahamwe (Forces Armées Rwandaises).
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.