Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Géographie et Cultures N° 49, Printemps 2004 : Economie et culture : nouveaux enjeux géographiques ?
Dupont Louis ; Géneau de Lamarlière Isabelle ; Thr
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782747567213
Un renouveau de la géographie économique s'opère depuis la première moitié des années 1990, en grande partie sous l'influence du courant culturel. Sur le plan conceptuel, la réflexion s'est beaucoup attachée à la redéfinition de l'économique qu'impliquait ce renouveau et à l'articulation de l'économique au culturel - deux questions également très présentes dans d'autres branches des sciences sociales, telles la nouvelle sociologie économique, et dans divers courants hétérodoxes de la science économique. En revanche, assez peu de travaux ont été consacrés spécifiquement au traitement de l'espace et du lieu dans cette nouvelle géographie économique, ou à ce que l'introduction de la dimension culturelle en géographie économique entraînait en matière de relation à l'espace et au lieu. Ce numéro de la revue Géographie et Cultures tente d'explorer quelles réponses originales la prise en compte de la dimension géographique apporte aux questions que se posent aujourd'hui ceux qui réfléchissent aux relations de l'économique et du culturel.
Longtemps négligées, voire méprisées, les cultures populaires font l'objet d'un intérêt croissant en géographie. Films à grand spectacle, séries télévisées, musique et chants, jeux vidéo, comics, sports, festival, fandom : autant de pratiques culturelles qui aujourd'hui occupent une place incontournable dans les modes de vie et structurent les pratiques spatiales. L'appel à textes lancé par Géographie et cultures autour des cultures populaires le confirme avec la publication de ce second numéro qui rassemble des contributions sur des objets d'étude variés ; ici encore, comme c'est le cas dans le numéro précédent (n° III), les articles qui le composent ont pour trait commun de prendre au sérieux les pratiques culturelles issues ou influencées par les cultures populaires. Comment structurent-elles les représentations ? Comment contribuent-elles à la création d'identités spatiales, culturelles et sociales ? Ils montrent, si besoin était, qu'en ces questions le culturel et le social (et parfois politique) sont inextricablement liés. Trois articles focalisent sur des espaces urbains, plus précisément sur des quartiers à Bruxelles, Liège et Palerme, y abordant des questions d'identité, de reconversion et du rapport au politique. Les liens entre cultures populaires et milieu ouvrier, autour d'une usine en Isère, sont de même analysés, alors que deux articles focalisent sur les représentations par l'intermédiaire de la musique folk rock (Etats-Unis) et d'un festival, Gorée Diaspora, au Sénégal. Et pourquoi ne pas clore avec un historique des promenades dans les stations balnéaires des côtes anglaises. Liste des auteurs : Katerina Seraidari, Karolina Svobodova, Aliou Gaye, Raphaël Mollet, Fabrizio Maccaglia, François Duchêne, Damien Bruneau.
Géographicité " et " médiance " parlent d'une même chose : le rapport de l'homme à la Terre. La géographicité renvoie à une manière de vivre l'espace ; la médiance, à une manière d'habiter l'espace. La géographicité met l'accent sur les pratiques et les valeurs, là où la médiance insiste sur le corps et les milieux de vie. Avec ces deux concepts, l'homme et l'espace cessent d'être deux entités séparées où l'un utilise et façonne l'autre à sa guise. On considère plutôt que les sociétés aménagent leur espace en fonction de l'interprétation que les hommes qui l'habitent s'en font, et réciproquement que ces derniers interprètent l'espace en fonction de la manière dont les sociétés aménagent les milieux de vie. Les textes de ce numéro explorent à leur façon étendue de ces deux concepts géographiques, les réflexions ou les applications des auteurs nous amènent en Espagne, en Allemagne, en Italie, au Japon et au Chili.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.