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Chucho el Roto, dandy d'honneur
SAO MAI
10,00 €
Épuisé
EAN :9782953117660
Jesùs Arriaga, dit Chucho el Roto (1834-1885) demeure probablement aujourd'hui, aux yeux des Mexicains, le bandit le plus célèbre et le plus emblématique ayant jamais écumé leur pays. La série contant son incroyable épopée fut à partir de la fin des années e 1960 l'un des plus grands succès de la télévision nationale. Des pièces de théâtre, des films lui ont également été consacrés, certains peu après sa mort tragique dans l'une des plus ignobles prisons du monde, véritable Alcatraz mexicain : le bagne de San Juan de Ulua, où ce roi de l'évasion connut l'Enfer, et qui aura vu défiler tant d'autres réfractaires au régime de Porfirio Diaz. Mais qui était vraiment ce personnage de légende ? Peut on reconstituer, par bribes, l'histoire authentique de ce charpentier misérable devenu hors la loi, et dont les Mexicains se plaisent à douter, aujourd'hui encore comme pour Zapata qu'il soit bien mort et enterré ? Ses biographies écrites, quasiment inexistantes, laissent la part belle au cinéma et aux chansons populaires. Celle présentée ici, éditée anonymement en 1916 et republiée depuis à maintes reprises, a fait rêver des générations de lecteurs. Elle n'avait jamais été traduite en Français. Ecrit au coeur des tourmentes de la Révolution, l'ouvrage y jette un regard nostalgique sur rage d'or d'un banditisme presque un dandysme d'honneur, effondré depuis sous le poids sanglant de l'Histoire. De sorte que la comparaison avec un autre outlaw mythique : Francisco Pancho Villa s'impose nécessairement. Pancho choisit la Révolution. Chucho en reste à la révolte. Une révolte pure, et noble, comme l'indique le sous-titre original : braquages et vols, certes, mais sans excès de violence. Révolte contre le pouvoir des riches contre leur corruption, politique et morale. Révolte contre le monde de l'argent et toute cette litanie de bassesses qu'il représentera toujour, ici comme ailleurs.
Huit nouvelles, huit histoires sèches, troubles et glaçantes. Les dessous sordides, et la signification réelle d'un combat de boxe perdu d'avance, l'échec cruel d'un séducteur méthodique, les déconvenues d'un gendarme mobile, ou d'un couple de vigiles, brutalement confrontés à une violence inimaginable. Huit angoisses s'abattant, chacune à sa façon, sur des victimes que tout semblait éloigner.
Wagner Richard ; Zaïche Laurent ; Prod'homme Jacqu
Il aura fallu une petite semaine, à l'occasion de l'insurrection de Dresde en mai 1849, pour que Richard Wagner, dont la carrière de compositeur officiel commençait juste à décoller, envoie promener ses ambitions et se jette à corps perdu dans la bataille révolutionnaire. Les amis qu'il côtoie alors sur les barricades s'appellent Bakounine ou August Röckel. Mais contrairement à ces derniers, qui seront capturés et condamnés à mort, Wagner parvient à fuir après la défaite, traqué par toutes les polices d'Allemagne. Avant, pendant et après l'échec de la révolution saxonne, sa pensée politique, parfois radicale quoique souvent confuse et sinueuse, se sera exprimée dans un nombre considérable d'articles et de pamphlets aujourd'hui largement oubliés dont L'Art et la Révolution (1849) constitue certainement l'un des exemples les plus aboutis. Wagner y prononce - au nom d'un Art idéal, social et unificateur tout droit issu de la Grèce antique - une sentence de mort implacable contre la société bourgeoise, sa division du travail, son amour de l'Argent corrupteur et sa repoussante médiocrité. Etrange destinée que celle de cet homme, promu des décennies plus tard l'idole absolue d'une oligarchie tellement exécrée, sinon l'inspirateur direct de sa fraction la plus réactionnaire et obscurantiste. C'est cette contradiction vivante, exceptionnelle, au sein d'une même trajectoire artistique, qui se trouve aujourd'hui présentée au lecteur.
Que se cache-t-il vraiment derrière le Bourgeois, cette figure politique et psychologique à première vue transparente, inodore et sans saveur ? Quels mystères inavouables, et terrifiants, recèlent ces gras visages illuminés de bon sens et ces airs bonhommes, innocemment satisfaits ? Y aurait-il d'inquiétants secrets méritant de se voir divulgués, liés à la genèse de cette classe sociale étrange, finalement parvenue au pouvoir total, et à l'emprise complète sur l'ensemble du monde moderne ? Pour le savoir, quoi de mieux que d'écouter ce que disait - voilà plus d'un siècle - celui qui, au plan littéraire, fut certainement dudit Bourgeois l'un des ennemis les plus acharnés, et talentueux : l'immense poète Villiers de l'Isle-Adam (1838-1889) dont les contes ici rassemblés, légers, irrésistibles de drôlerie et de fiel, contribueront certainement à l'édification, sur cette douloureuse question scientifique, du plus large des publics.
Le désir ouvre en nous toujours les mêmes chemins de feu. Frottements, chaleur, pointes de flammes légères, combustion généralisée. L'incendie lèche les corps comme il lèche les forêts profondes. L'émeute embrase une foule comme deux amants s'allument, jetant en pleine lumière l'énergie qui les ronge. Mais que la luxure s'invite au coeur même de l'émeute, le feu, alors, échappe à tout contrôle. Lilith Jaywalker, enfant d'un Paris révolu, où la curiosité des petites filles éternelles trouvait encore à se satisfaire, a persisté, en grandissant, dans la paraphilie sociale et politique. Ses préférences pour l'étrange, la révolte, le dérèglement en général, n'ont cessé de lui offrir, au cours de sa vie, de singulières rencontres et expériences. Le recueil de nouvelles Emeutia Erotika est son premier livre. Du cul d'ultra gauche, en quelque sorte. Par une libertine très adroite.