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Le bourgeois mis en pièces
Villiers de L'Isle-Adam Auguste de
SAO MAI
7,10 €
Épuisé
EAN :9782953117622
Que se cache-t-il vraiment derrière le Bourgeois, cette figure politique et psychologique à première vue transparente, inodore et sans saveur ? Quels mystères inavouables, et terrifiants, recèlent ces gras visages illuminés de bon sens et ces airs bonhommes, innocemment satisfaits ? Y aurait-il d'inquiétants secrets méritant de se voir divulgués, liés à la genèse de cette classe sociale étrange, finalement parvenue au pouvoir total, et à l'emprise complète sur l'ensemble du monde moderne ? Pour le savoir, quoi de mieux que d'écouter ce que disait - voilà plus d'un siècle - celui qui, au plan littéraire, fut certainement dudit Bourgeois l'un des ennemis les plus acharnés, et talentueux : l'immense poète Villiers de l'Isle-Adam (1838-1889) dont les contes ici rassemblés, légers, irrésistibles de drôlerie et de fiel, contribueront certainement à l'édification, sur cette douloureuse question scientifique, du plus large des publics.
Avec les Contes cruels (1883); Tribulat Bonhomet (1887), Le Secret de l'échafaud (1888); Histoires insolites (1888, in-16) et enfin Nouveaux Contes cruels donnent toute la mesure de son talent d'ironiste dans un style que saluèrent tous ses contemporains. José Corti fut le premier éditeur à s'obstiner à défendre les ?uvres de Villiers (les parutions s'échelonnèrent dès 1954).
L'époque était au progrès scientifique et aux machines, à l'extravagance et aux utopies. Les écrivains observaient, relataient, critiquaient et rêvaient. Certains rendaient compte du réel, d'autres s'adonnaient au culte de l'Art pour l'Art. Villiers de l'Isle-Adam s'ingénia à tourner le dos aux écoles et aux clans. De là, une oeuvre difficile à classer, originale et excentrique, à l'image de ce que fut sa vie. Un trait majeur: l'ironie. Un penchant: la méfiance envers les bons sentiments. Une constante: l'imagination. Laissez-vous tenter... L'accompagnement critique s'articule autour de plusieurs thèmes: l'ironie, le scientisme (et son versant philosophique, le positivisme) et l'amour. Plusieurs parcours de lecture sont proposés après les trois regroupements de contes, accompagnés de commentaires composés. L'oeuvre de Villiers de l'Isle-Adam donne l'opportunité d'une présentation des courants littéraires dans la seconde partie du XIXème siècle. Contes (XXème siècle) recommandés pour les classes de lycée. Texte intégral.
TOME II : L'Amour suprême - Tribulat Bonhomet - Histoires insolites - Nouveaux contes cruels - Chez les passants - Axël - L'Évasion. ?uvres non recueillies : Ébauches et fragments
Noir et cher scélérat, à toute heure, je lis les Contes, depuis bien des jours; j'ai bu le philtre goutte à goutte... Tu as mis en cette oeuvre une somme de Beauté extraordinaire. La langue vraiment d'un dieu partout! Plusieurs de tes nouvelles sont d'une poésie inouïe et que personne n'atteindra: toutes, étonnantes" (Mallarmé à Villiers de l'Isle-Adam). "J'ai connu un certain nombre d'hommes qui ne vivaient qu'aux cimes de la pensée, je n'en ai pas rencontré qui m'aient donné aussi nettement, aussi irrévocablement l'impression du génie" (Maurice Maeterlinck).
Louis Adamic, immigré yougoslave ayant pris part, au début du vingtième siècle, à tous les combats de classe du prolétariat nord-américain, raconte de l'intérieur les stratégies de violence du patronat, et de riposte des ouvriers, syndiqués ou non, qui lui firent face à différentes époques. Des Molly Maguires Irlandais à la fondation de l'IWW, du martyre des anarchistes de Chicago au règne des gangsters de l'AFL, Dynamite! raconte comment, à la répression capitaliste impitoyable de toutes les tentatives d'améliorer - un tant soit peu - une condition de misère, le prolétariat finit par opposer une brutalité conséquente, à la fois spontanée et consciente, cristallisant parfois en terrorisme, et aboutissant notamment à la naissance du crime organisé (le "syndicat du crime") aux Etats-Unis. Sorti aux USA pour la première fois en 1931, jamais publié intégralement en France, ce classique des classiques de l'Histoire sociale américaine, encensé en son temps par Manchette - après bien d'aubes - fait ici l'objet d'une traduction inédite. agrémentée d'un abondant corpus de notes, d'indications biographiques et chronologiques de première utilité.
Le désir ouvre en nous toujours les mêmes chemins de feu. Frottements, chaleur, pointes de flammes légères, combustion généralisée. L'incendie lèche les corps comme il lèche les forêts profondes. L'émeute embrase une foule comme deux amants s'allument, jetant en pleine lumière l'énergie qui les ronge. Mais que la luxure s'invite au coeur même de l'émeute, le feu, alors, échappe à tout contrôle. Lilith Jaywalker, enfant d'un Paris révolu, où la curiosité des petites filles éternelles trouvait encore à se satisfaire, a persisté, en grandissant, dans la paraphilie sociale et politique. Ses préférences pour l'étrange, la révolte, le dérèglement en général, n'ont cessé de lui offrir, au cours de sa vie, de singulières rencontres et expériences. Le recueil de nouvelles Emeutia Erotika est son premier livre. Du cul d'ultra gauche, en quelque sorte. Par une libertine très adroite.
Comment un aristocrate catholique bascule brusquement dans le camp de la Révolution et, promeneur émerveillé, décrit le Paris communard, devenu capitale de tous les possibles. Ce texte rare, dont la dernière édition remonte à plus de vingt ans, permet de visiter de belle manière la vie et l'imaginaire de Villiers de l'Isle-Adam, l'un des écrivains français les plus méconnus, et précieux.
Jesùs Arriaga, dit Chucho el Roto (1834-1885) demeure probablement aujourd'hui, aux yeux des Mexicains, le bandit le plus célèbre et le plus emblématique ayant jamais écumé leur pays. La série contant son incroyable épopée fut à partir de la fin des années e 1960 l'un des plus grands succès de la télévision nationale. Des pièces de théâtre, des films lui ont également été consacrés, certains peu après sa mort tragique dans l'une des plus ignobles prisons du monde, véritable Alcatraz mexicain : le bagne de San Juan de Ulua, où ce roi de l'évasion connut l'Enfer, et qui aura vu défiler tant d'autres réfractaires au régime de Porfirio Diaz. Mais qui était vraiment ce personnage de légende ? Peut on reconstituer, par bribes, l'histoire authentique de ce charpentier misérable devenu hors la loi, et dont les Mexicains se plaisent à douter, aujourd'hui encore comme pour Zapata qu'il soit bien mort et enterré ? Ses biographies écrites, quasiment inexistantes, laissent la part belle au cinéma et aux chansons populaires. Celle présentée ici, éditée anonymement en 1916 et republiée depuis à maintes reprises, a fait rêver des générations de lecteurs. Elle n'avait jamais été traduite en Français. Ecrit au coeur des tourmentes de la Révolution, l'ouvrage y jette un regard nostalgique sur rage d'or d'un banditisme presque un dandysme d'honneur, effondré depuis sous le poids sanglant de l'Histoire. De sorte que la comparaison avec un autre outlaw mythique : Francisco Pancho Villa s'impose nécessairement. Pancho choisit la Révolution. Chucho en reste à la révolte. Une révolte pure, et noble, comme l'indique le sous-titre original : braquages et vols, certes, mais sans excès de violence. Révolte contre le pouvoir des riches contre leur corruption, politique et morale. Révolte contre le monde de l'argent et toute cette litanie de bassesses qu'il représentera toujour, ici comme ailleurs.