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Champs visuels N° 10, juin 1998 : CE CORPS INCERTAIN DE L'IMAGE. Art/Technologies
Vilatte Jean-Christophe ; Sultan Josette
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782738468833
De corps en corps l'image - depuis la photographie - a partie liée avec une production machinique qui a fait d'elle, au fil de son évolution, un objet du visible de plus en plus incertain dans sa matérialité, sa localisation, ses modes de transmission. Nous consacrons ce numéro à un ensemble de questions suscitées par ce constat. Voici les principales: Qu'est-ce qu'un corps d'image voué à l'apparition/disparition de ses traces, à des changements d'état entre visible et non visible, analogique et numérique ? Faut-il être, avec certains discours technicistes, dans le désir d'un anonymat, d'une contagion des formes, de leur accessibilité sans limite jusqu'à leur absorption dans un grand corps idéal où se perdraient les identités ? De quel poids le corps pèse-t-il encore sur l'image ? Comment s'établit l'engagement du corps dans son rapport à la machine ? Ces questions déterminent les textes proposés ici.
Benn Gottfried ; Vialatte Alexandre ; Palmier Jean
Résumé : En 1933, Gottfried Benn se déclare en faveur du national-socialisme. Double vie, oeuvre protéiforme - à la croisée de l'autobiographie, de l'essai, de la poésie... - affronte cette prise de position. Ses recherches le mènent à se pencher sur les origines de la création, sur l'âme allemande et sur sa propre vie de poète et de médecin, le premier tirant son esthétique littéraire des séances de dissection du second. Intransigeant quant à l'échec de son prophétisme politique, il met à jour la dualité entre action et pensée, la scission entre vie et esprit, l'ambivalence du langage. Humaniste à la lucidité clinique, Benn met sa vie et son oeuvre sur une table d'autopsie. Dans cette tentative de se saisir sans fard, l'auteur comme le lecteur feront face à leur propre duplicité.
Kafka Franz ; Götting Jean-Claude ; Vialatte Alexa
Le jour de son arrestation, K. ouvre la porte de sa chambre pour s'informer de son petit-déjeuner et amorce ainsi une dynamique du questionnement qui s'appuie, tout au long du roman, sur cette métaphore de la porte. Accusé d'une faute qu'il ignore par des juges qu'il ne voit jamais et conformément à des lois que personne ne peut lui enseigner, il va pousser un nombre ahurissant de portes pour tenter de démêler la situation. À mesure que le procès prend de l'ampleur dans sa vie, chaque porte ouverte constitue une fermeture plus aliénante sur le monde de la procédure judiciaire, véritable source d'enfermement et de claustrophobie. L'instruction suit son cours sur environ un an durant lequel l'absence d'événements est vue uniquement à travers les yeux de K. Sa lucidité, dérisoire et inutile jusqu'à la fin, contrairement à celle du héros de La Métamorphose, n'apporte aucun soulagement. Le Procès, pièce charnière dans l'oeuvre de ce génie de l'absurde, renonce au ressort du surnaturel pour évoquer l'angoisse de l'obsession. --Sana Tang-Léopold Wauters
Rühle Otto ; Vialatte Alexandre ; Gava Jean-Franço
Dans son Karl Marx (1928), Rühle retrace l'épopée intellectuelle et militante de Marx. Cette biographie est la parfaite introduction à Marx. Son oeuvre philosophique, politique et économique y est largement citée, décortiquée et commentée. Rühle met en lumière les relations familiales et amicales parfois houleuses que Marx entretient avec les autres protagonistes du grand mouvement social du XIXe siècle.
Pour moi, Vialatte est le grand maître de l'incongruité. Rien n'est plus difficile en littérature. Rien n'est plus insupportable que l'incongruité simulée. La véritable incongruité doit être naturelle. Chez lui, elle coule de source. "Amélie NothombAnnée après année, le cercle des admirateurs d'Alexandre Vialatte, auteur " notoirement méconnu ' comme il se définissait lui-même, ne cesse de grandir ? et ce n'est que justice.À l'occasion du quarantième anniversaire de sa mort, le groupe La Montagne ? Centre-France et les éditions Julliard ont tenu à s'associer pour rendre hommage à cet écrivain exceptionnel qui, pendant plus de vingt ans, a donné au journal La Montagne plus de neuf cents chroniques, réunies en deux volumes dans la collection " Bouquins ", qui continuent à ravir les lecteurs.Outre la création d'un club des amis d'Alexandre Vialatte et d'un prix Alexandre-Vialatte, la rédaction de La Montagne a donc choisi treize chroniques, publiées durant toute l'année 2011 à raison d'une par mois dans son supplément dominical. Cet ouvrage reprend ces treize livraisons auxquelles s'ajoutent une dizaine de chroniques choisies par quelques-uns des plus fervents admirateurs de l'écrivain : Gavin's Clemente Ruiz, Laurence Cossé, Bernard Jannin, Pierre Jourde, Marie-Hélène Lafon, Baptiste Liger, Philippe Meyer, Amélie Nothomb, Pascal Ory, Antoine Perraud, François Tallandier, Denis Tillinac, Bertrand de Saint-Vincent et Philippe Vandel.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.