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War Game. L'information et la guerre
Wolton Dominique
FLAMMARION
17,10 €
Épuisé
EAN :9782080666376
Jamais, dans une guerre, il n'y aura eu autant de médias impliqués et jamais l'opinion publique n'aura eu à ce point l'impression de ne rien savoir. Jamais autant de journalistes sur le terrain et jamais autant de rumeurs et de désinformation. Jamais autant de direct, mais également jamais autant d'"images en boucle", cent fois revues, et de remplissage. Jamais autant d'informations donc, et jamais un tel sentiment mêlé de frustration et de saturation. Tels sont les faits qui apparurent dès le début de la guerre : l'apparent triomphe de l'information aboutissait au résultat inverse, une défiance radicale à son égard. C'est face au désarroi créé par une telle situation que j'ai voulu comprendre comment les médias traitaient la guerre. C'est pourquoi dès le 24 janvier, en plein conflit, à un moment où personne ne savait qu'il serait si bref. J'ai décidé de faire cette recherche, essayé de comprendre comment l'Histoire pouvait se dire et s'écrire quand on y était immergé avant que la mémoire immédiate des événements ne disparaisse. Telles sont les raisons de ce travail. Il ne s'agit pas d'un pamphlet. Même si le ton en est parfois vif, mais d'une recherche pour tenter de comprendre, en situation de crise, le fonctionnement de l'information dans les médias, pièces maîtresses du fonctionnement des démocraties pluralistes.
Maastricht clôt quarante années de construction technocratique de l'Europe et ouvre une autre histoire : celle de l'Europe démocratique. Réussir cette Europe nouvelle, la dernière utopie, c'est d'abord accepter de raisonner autrement.
Résumé : La communication est un des symboles les plus forts du XXe siècle. Son idéal, rapprocher les hommes, les valeurs et les cultures, est au c?ur du modèle démocratique et triomphe par l'intermédiaire de techniques de plus en plus performantes et séduisantes. Sa réussite est à ce point exemplaire que nombreux sont ceux qui voient dans le multimédia et les réseaux la réponse aux maux de nos sociétés et l'esquisse de nouvelles solidarités. Dominique Wolton remet les choses à leur place et explique avec vigueur qu'il ne faut pas confondre performance technique et nouvelle société. Au bout de toutes ces techniques les plus sophistiquées et les plus interactives, on retrouve toujours des inégalités. Surtout la même difficulté à se comprendre et parfois la même solitude. Plus la communication technique est performante, plus on découvre ce qui la sépare de la communication humaine. Ce livre enthousiaste sur la communication montre les dangers dont il faut la protéger. Pour mieux communiquer, il faut renforcer les identités, retrouver le temps et respecter ce qui nous sépare. Penser la communication, c'est d'abord rappeler qu'il n'y a pas de démocratie sans communication. C'est ensuite développer des connaissances pour garder ses distances à l'égard de tant de promesses. C'est enfin éviter que la communication ne s'abîme dans les intérêts et les idéologies au moment où triomphe sa dimension instrumentale ; bilan de vingt ans de recherches sur la télévision, la culture, la communication et la politique, le journalisme, les nouvelles techniques et l'Europe, cet ouvrage est aussi le regard lucide et courageux d'un chercheur sur sa discipline.
Internet, et après ? Internet est-il une révolution aussi importante que la radio dans les années 1920 et la télévision dans les années 1960 ? Pour penser les nouveaux médias, il faut les replacer dans une théorie générale de la communication et ne pas confondre progrès technique et communication humaine. Certes, les derniers perfectionnements techniques sont inouïs, mais ce n'est pas en transmettant toujours plus rapidement un nombre croissant d'informations que l'on communiquera mieux. Vient en effet toujours un moment où il faut éteindre les machines et commencer à se parler... C'est l'objet de ce livre : comparer les avantages et inconvénients respectifs des médias classiques et des nouveaux médias, relativiser le thème de la "révolution de la communication" et rassurer ceux qui se croient, à tort, dépassés. Internet ne créera pas magiquement une société où toute information circulerait librement et pacifiquement, où les rapports sociaux seraient miraculeusement modifiés. Le Web ne supplantera pas la radio et la télévision dans leur rôle essentiel de lien social. Si nos démocraties veulent rester fidèles à leur projet d'émancipation politique, elles doivent réglementer les nouveaux médias et éviter ainsi que la liberté de communication ne devienne synonyme de loi de la jungle.
La seule vraie révolution de ces 50 dernières années est celle de la communication. Plus de messages, plus de diffuseurs, plus de récepteurs. Plus vite, plus loin... Nous sommes les acteurs de ce bouleversement. La communication est omniprésente et de plus en plus inséparable des techniques.Surpuissante communication? Pas si sûr... Hier, alors que les techniques étaient encore balbutiantes, la communication brillait du même éclat que la liberté, l'égalité ou la fraternitéau fronton des valeurs démocratiques. Aujourd'hui triomphante, elle s'est banalisée, et hésite entre une idéologie faussement consensuelle et une caricature féroce de la modernité. Pourtant, personne ne peut s'en passer. Il faut sortir la communication du leurre de la surpuissance. Rappeler, modestement et obstinément, sa dimension humaniste. L'avenir de la communication n'est pas dans le triomphe des techniques et des marchés, mais dans le risque de la rencontre et de l'incompréhension. Communiquer, c'est accepter la cohabitation avec l'autre, le pari de l'échange, l'épreuve de l'incommunication. Pour éviter que le village global devienne une immense tour de Babel, il faut apprendre à cohabiter. Et sauver la communication, cet idéal humaniste qui est aussi l'un des grands enjeux de la paix ou de la guerre au XXIe siècle.
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.