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Penser la communication
Wolton Dominique
FLAMMARION
20,90 €
Épuisé
EAN :9782080673305
La communication est un des symboles les plus forts du XXe siècle. Son idéal, rapprocher les hommes, les valeurs et les cultures, est au c?ur du modèle démocratique et triomphe par l'intermédiaire de techniques de plus en plus performantes et séduisantes. Sa réussite est à ce point exemplaire que nombreux sont ceux qui voient dans le multimédia et les réseaux la réponse aux maux de nos sociétés et l'esquisse de nouvelles solidarités. Dominique Wolton remet les choses à leur place et explique avec vigueur qu'il ne faut pas confondre performance technique et nouvelle société. Au bout de toutes ces techniques les plus sophistiquées et les plus interactives, on retrouve toujours des inégalités. Surtout la même difficulté à se comprendre et parfois la même solitude. Plus la communication technique est performante, plus on découvre ce qui la sépare de la communication humaine. Ce livre enthousiaste sur la communication montre les dangers dont il faut la protéger. Pour mieux communiquer, il faut renforcer les identités, retrouver le temps et respecter ce qui nous sépare. Penser la communication, c'est d'abord rappeler qu'il n'y a pas de démocratie sans communication. C'est ensuite développer des connaissances pour garder ses distances à l'égard de tant de promesses. C'est enfin éviter que la communication ne s'abîme dans les intérêts et les idéologies au moment où triomphe sa dimension instrumentale ; bilan de vingt ans de recherches sur la télévision, la culture, la communication et la politique, le journalisme, les nouvelles techniques et l'Europe, cet ouvrage est aussi le regard lucide et courageux d'un chercheur sur sa discipline.
Résumé : Avec l'ouverture des frontières, la télévision, la démocratisation des voyages et plus récemment Internet, le monde se serait mué en un gigantesque "village". C'est, du moins, ce que veulent faire croire les puissantes industries de la communication : nous serions tous "citoyens du monde", multibranchés, capables d'assimiler les héritages les plus divers, bricolant dans la bonne humeur une sorte de culture mondialisée. Rien de plus vain que cette prétention cosmopolite. Pour affronter un monde toujours plus ouvert, et donc plus incertain, il faut au contraire être confiant dans son identité, prêt à se confronter à d'autres valeurs. Ce n'est pas parce que l'Autre est aujourd'hui plus accessible qu'il est plus compréhensible, c'est même précisément l'inverse. Plus nos différences sont visibles, plus elles créent des tensions. Curieusement, alors qu'on ausculte à la loupe la mondialisation économique, on oublie de penser cette "autre mondialisation" dont dépendent pourtant la paix et la guerre de demain. A quelles conditions, donc, organiser au niveau mondial une cohabitation des cultures ? C'est la question centrale de ce livre et, pour Dominique Wolton, l'un des principaux enjeux politiques d'aujourd'hui.
A quoi sert la télévision? A rapprocher des publics parailleurs séparés les uns des autres dans une société où chacunest enfermé chez soi. Là réside le génie de la télévision: faireparticiper chacun individuellement, librement, gratuitement àcette activité collective, partagée simultanément par le plusgrand nombre. Elle est le lien social par excellence de ladémocratie de masse. Car du haut en bas de l'échelle sociale,chez les riches comme chez les pauvres, les urbains et lesruraux, les jeunes et les vieux, tout le monde regarde latélévision. Et en parle. Telle est la thèse centrale du livre, quivise à montrer l'importance de la télévision du point de vuedémocratique. Pour cela, il faut critiquer les idéologies,techniques, politiques et économiques, qui l'enserrent etl'étouffent, privilégier la télévision généraliste qui s'adresse augrand public et se méfier des télévisions thématiques qui, souscouvert de satisfaire les publics, ne font que reproduire lesinégalités sociales et culturelles. La télévision est unformidable outil d'émancipation politique et culturelle, aussiimportant pour l'avenir de l'Europe que l'éducation, la cultureet la recherche. A condition de susciter des politiques plusambitieuses que les modes dont elle est l'objet.
Directeur du laboratoire Communication et politique du CNRS, l'auteur étudie la télévision et son influence sur l'espace public. Contrairement aux idées en vogue, il plaide pour une télévision généraliste contre une télévision thématique et fragmentée.
Internet, et après ? Internet est-il une révolution aussi importante que la radio dans les années 1920 et la télévision dans les années 1960 ? Pour penser les nouveaux médias, il faut les replacer dans une théorie générale de la communication et ne pas confondre progrès technique et communication humaine. Certes, les derniers perfectionnements techniques sont inouïs, mais ce n'est pas en transmettant toujours plus rapidement un nombre croissant d'informations que l'on communiquera mieux. Vient en effet toujours un moment où il faut éteindre les machines et commencer à se parler... C'est l'objet de ce livre : comparer les avantages et inconvénients respectifs des médias classiques et des nouveaux médias, relativiser le thème de la "révolution de la communication" et rassurer ceux qui se croient, à tort, dépassés. Internet ne créera pas magiquement une société où toute information circulerait librement et pacifiquement, où les rapports sociaux seraient miraculeusement modifiés. Le Web ne supplantera pas la radio et la télévision dans leur rôle essentiel de lien social. Si nos démocraties veulent rester fidèles à leur projet d'émancipation politique, elles doivent réglementer les nouveaux médias et éviter ainsi que la liberté de communication ne devienne synonyme de loi de la jungle.
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)