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Martial ou l'apogée de l'épigramme
Wolff Etienne
PU RENNES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782753505711
Martial est un auteur mal connu en France. La chape morale du XIXe siècle pèse encore sur lui. Il reste condamné pour son obscénité (réelle, mais qui ne devrait pas effaroucher nos contemporains, habitués à pire) et sa servilité (supposée, car c'est l'étiquette qui imposait de s'adresser à l'empereur sur le ton du panégyrique). Malgré ce jugement moderne, il a été un des auteurs latins les plus lus entre le XVe et le XVIIe siècle. Martial est en effet le maître de l'épigramme latine. Il a porté ce genre à son apogée à Rome, en même temps qu'il l'a théorisé dans un certain nombre d'épigrammes qui sont un discours sur le genre lui-même. Ce petit livre cherche à mieux comprendre Martial, en faisant, notamment, la distinction entre l'homme et l'?uvre à laquelle il invitait lui-même. Il s'attache parallèlement à montrer les caractéristiques de l'épigramme telle qu'il l'a pratiquée. On s'aperçoit finalement que Martial est un auteur complexe, qu'on ne saurait réduire au statut de source intéressante pour la vie quotidienne comme on le fait encore souvent.
Ce volume Les jeux sur les mots, les lettres et les sons dans les textes latins contient les communications prononcées au colloque international qui s'est tenu, sous le même intitulé, à l'Université de Paris Nanterre les 14-15 octobre 2021. Elles émanent toutes de spécialistes reconnus et sont présentées ici selon un ordre chronologico-thématique. Il s'agissait de s'intéresser aux jeux sur les mots, les lettres et les sons en latin, depuis les débuts de la littérature latine jusqu aux textes néo-latins de la Renaissance, en étudiant à la fois la théorie, la nature, la pratique et la fonction de ces différents jeux sur les mots. En revanche, sauf cas particulier, le comique, l'humour, la parodie en général étaient exclus du champ du colloque. Bien sûr on ne prétendait pas aborder de manière exhaustive tous les aspects d'un sujet si vaste, surtout dans une définition chronologique très large. Mais on pouvait espérer donner un panorama significatif, et ce but nous semble avoir été atteint. Le livre, par ses approches plurielles et complémentaires, offre ainsi surie jeu de mots en latin une synthèse qui n'existait pas jusqu'ici.
Il est de bon ton de parler de Pline le Jeune avec condescendance, et de ne voir en lui que le pâle contemporain de l'historien Tacite. Au mieux, c'est un styliste, au pire, un bourgeois satisfait. Mais de toute façon, il ne ferait que traduire par sa fadeur le vide d'une époque victime à la fois d'une engourdissante prospérité et de l'absence de vie politique. Or ces préjugés ne résistent pas à un examen équitable, auquel on a tenté de se livrer ici. Ce petit essai. centré sur la correspondance de Pline, s'attache donc au contraire à en montrer la richesse, qui se révèle dès lors qu'on accepte de la lire sans prévention, et de ne pas y chercher ce que son auteur a délibérément refusé d'y mettre. On verra, surtout, que Pline pratique un optimisme résolu et réfléchi, non par naïveté béate mais par refus d'une morosité négative qui ne lui semble plus de mise sous la nouvelle dynastie. D'autre part. ses lettres lui servent à façonner de lui-même un portrait qui se construit par facettes. La structure en micro-chapitres de ce livre répond à cette discontinuité, caractéristique aussi du genre épistolaire. Au bout du compte, Pline apparaît fort différent de sa caricature traditionnelle.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.