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La presqu'île du divin. Objectivité de la raison théologique chez Bernard Lonergan
Woimbée Grégory
CERF
42,90 €
Épuisé
EAN :9782204091466
Ce livre présente la pensée d'un philosophe et théologien canadien anglophone, Bernard Lonergan (1904-1984). jésuite. considéré outre-Atlantique comme un des grands penseurs contemporains. Bernard Lonergan est l'homme d'un projet : réconcilier la foi et la raison, et l'homme d'une découverte : le rôle essentiel de la conversion, qu'elle soit intellectuelle, morale et religieuse, dans le processus de la vérité. Sa théorie de l'objectivité, comme subjectivité authentique. tente de réconcilier la métaphysique classique avec la gnoséologie moderne issue de la philosophie du sujet. Elle cherche à unifier les champs de l'expérience. de la norme et de l'absolu. L'illimité de ce qui s'offre au regard de l'homme lui fait prendre conscience que son existence est fondée sur l'inconditionnel d'une nature primordiale à laquelle il donne le nom de Dieu. Et dans l'événement de sa foi, qui est la transfiguration de son désir d'être, il découvre que Dieu se nomme lui-même et le fait devenir " être en amour ". La Presqu'île du divin indique d'une façon imagée la profondeur de la découverte de Bernard Lonergan au coeur de l'intelligence humaine, de son processus, de son désir d'être et de connaître. Le Transcendant n'est pas enfermé dans sa propre immanence niais le mouvement de sa propre immanence lui fait reconnaître qu'il existe une signification de lui-même qu'il ne peut tirer de lui-même, qui n'est pas pure auto-transcendance mais qui se révèle dans son auto-transcendance, ce que Lonergan appelle aussi la subjectivité authentique. Ce livre voudrait faire connaître en France cette pensée qui cherche à la fois à abattre les bastions mais encore à franchir les limites habituelles que l'on met entre philosophie et théologie, entre raison et foi, entre culture et foi, à travers l'éros de l'esprit humain.
Malte formait au XVIIIe siècle un monde passionnant. L'Ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem y avait échoué en 1530, résisté à l'armada turque en 1565, avant d'y construire une principauté souveraine aux avant-postes du commerce méditerranéen. Emblème de la chrétienté médiévale, l'Ordre y apprenait à vivre dans l'Europe des Princes et des marchands, et sous le regard du Pape, son chef spirituel : les inquisiteurs en ambassade sur place étaient les gardiens des traditions et ne manquaient nulle occasion d'intervenir dans les affaires des Grands Maîtres de l'Ordre qui agissaient en véritables Princes de Malte. Les particularismes insulaires étaient de plus en plus perméables aux ingérences continentales. Cette histoire de Malte est une lucarne sur les grandes révolutions politiques, économiques et sociales qui annonçaient la naissance d'un nouveau monde là même où l'ancien demeurait encore vivant. Vice-Recteur de l'Institut Catholique de Toulouse, Grégory Woimbée enseigne l'histoire et la théologie.
Résumé : Classées par ordre alphabétique sur le modèle d'un petit lexique, ces réflexions très personnelles, écrites à l'origine pour des paroissiens au gré de circonstances diverses, proposent au lecteur un regard chrétien sur le sens de la vie ainsi qu'un itinéraire spirituel, l'invitant à stimuler sa propre méditation sur le sens de l'existence humaine et la contribution d'une vie chrétienne authentique à sa conversion, et donc, à la transformation du monde qui l'entoure. Elles lui proposent aussi de discerner les critères d'un style véritablement chrétien, à partir du centre qui est le Christ, selon une forme qui est l'Eglise, et enfin de lui donner l'envie d'annoncer "aux captifs la délivrance et aux affligés la joie" , pour parler comme le prophète Isaïe. Et elles pourront contribuer à le rendre plus serein et à faire grandir son amour de l'Eglise, c'est-à-dire une relation intérieure et vivante au corps dont il est membre par le baptême et à la Tête de ce corps, le Christ. L'abbé Grégory Woimbée est prêtre du diocèse de Perpignan-Elne. Recteur-archiprêtre émérite de la cathédrale de Perpignan et curé des églises du Centre historique de Perpignan (2009-2015), il est actuellement vice-recteur de l'Institut Catholique de Toulouse et professeur ordinaire de théologie.
Emblème de la violence infligée à la conscience individuelle, le terme d'inquisition scandalise à juste titre nos contemporains en raison de sa charge symbolique. Ainsi, l'histoire de l'Inquisition contribue à jeter l'opprobre sur l'Eglise et ses interventions dans les affaires des hommes. Pour réfuter toute récupération idéologique du phénomène, ce livre prend le parti de l'historien. Il revient aux évènements, les restitue dans la mentalité et les références sociales de l'époque non pas pour les justifier mais pour donner une connaissance précise de l'Inquisition. Le lecteur mesurera la portée exacte d'une accusation contre cette institution dont le spectre contribue toujours à discréditer l'Eglise catholique.
Guardini Romano ; Woimbée Grégory ; Ancelet-Hustac
Romano Guardini (1885-1968) est sans doutel'une des plus grandes figures de la penséecatholique en Allemagne. Prêtre, théologien, homme de culture, inspirateur du Mouvementliturgique, Romano Guardini a consacré sa vie àapprofondir le lien entre culture et foi à travers unesérie de lectures commentées des grands auteursde la culture européenne. La pensée de Dante, deDostoïevsky, de Pascal, la liturgie et ses symboles, lemonde moderne et son déclin : tels sont quelques-unsdes thèmes abordés par Guardini dans uneoeuvre aux facettes multiples. Son unité se trouvedans la conception que Guardini se fait du lienentre prière et culture. Pour lui, prière et culturesont inséparables, s'appellent l'une et l'autredans une réciprocité féconde, qui est au fond lafécondité attachée à une vision de la Création divine comme ordo amoris, ordrede l'amour, où l'homme se découvre créature appelée à accomplir sa nature enrépondant librement à l'amour de Dieu par la prière et par ses oeuvres. Tel estle parcours que proposent ces "prières théologiques" : "apprendre, écrit RomanoGuardini, que ce n'est pas seulement le coeur, mais l'esprit qui doit prier. La connaissance elle-mêmedoit se muer en prière tandis que la vérité devient amour". Le recueil est préfacé par Grégory Woimbée, auteur d'un livre important surRomano Guardini à paraître cet automne aux éditions Ad Solem sous le titreL'esprit du christianisme, introduction à la pensée de Romano Guardini.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin